France-Maroc : nouvelle crise diplomatique pour Rabat en Europe

Pierre Razoux, directeur académique de la Fondation méditerranéenne pour les enjeux stratégiques, est interviewé par Les Échos pour décrypter les sursauts récents de la relation bilatérale franco-marocaine suite à l’affaire Pegasus.

Après l’Allemagne et l’Espagne, c’est maintenant la France qui traverse une crise avec le Maroc à la suite des révélations de la presse sur la surveillance de dirigeants politiques français.

L’embarras est palpable. Surtout ne pas envenimer le scandale suscité par les révélations Pegasus et le possible espionnage par le Maroc des plus hauts personnages de l’Etat français. L’indignation de certains élus a conduit Jean-Yves Le Drian, le ministre des Affaires étrangères à déclarer mercredi devant le Sénat que « les faits qui sont rapportés, s’ils sont avérés, sont d’une extrême gravité. La France a ordonné des investigations sur leur matérialité. » Le
Maroc, lui, a décidé d’attaquer en diffamation Amnesty et Forbidden Stories devant le tribunal correctionnel de Paris, a annoncé jeudi son avocat Olivier Baratelli. La première audience a été fixée au 8 octobre, mais le procès ne devrait
pas avoir lieu avant deux ans.


Des liens personnels

Ce nouvel épisode risque de miner les relations entre les deux capitales qui, si elles sont solides à bien des égards, sont un peu plus méfiantes. « Il y a une inquiétude des Marocains envers une partie de l’élite française suspectée de bienveillance vis à vis des frères musulmans et de l’Islam politique et de ceux jugés trop proches des milieux algériens », observe Pierre Razoux, de la Fondation méditerranéenne d’études stratégiques. […]


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