Retour sur le 1er séminaire de la Session 2026

MODULE I : Comprendre l’Afrique

Session 1: Sahel et Afrique de l’Ouest

Les 22 et 23 janvier 2026 se sont tenus les premiers séminaires, consacrés au Sahel et à l’Afrique de l’Ouest, de la Session des Hautes Études Géopolitiques Africaines pour cette édition 2026.

La première journée a débuté avec le Dr Dougoukolo Alpha Oumar Ba Konaré (Université Paris Descartes; LAAM), qui a présenté une lecture géopolitique du Sahel marquée par la continuité des crises, l’hybridité des acteurs et le caractère multidimensionnel des enjeux, tout en replaçant la situation dans une perspective historique. Les échanges ont notamment abordé le rôle des castes dans cette région et les différentes communautés maliennes.

Seidik Abba (Université du Québec à Montréal, président du Centre international de réflexions et d’études sur le Sahel) a examiné l’extension de la menace sécuritaire vers les pays du Golfe de Guinée. Il a présenté des situations contrastées, avec des résultats encourageants en Côte d’Ivoire et au Togo, une dégradation au Bénin, une stabilité au Ghana et un risque élevé en Guinée. Deux scénarios ont été envisagés, l’un optimiste avec une coopération régionale efficace et l’autre pessimiste en cas d’absence de coopération entraînant la progression de la menace.

Abdou Khadir Cissé (journaliste, APA) a ensuite présenté les groupes djihadistes en Afrique de l’Ouest, leurs évolutions depuis les années 2000, les principaux groupes affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique, ainsi que leurs stratégies de communication, leurs recrutements et leurs effectifs.

Le Dr Niagalé Bagayoko, directrice de la formation, a conclu la journée en proposant une analyse comparative des organigrammes et des objectifs stratégiques du JNIM et de l’EIS, ainsi que de leur maîtrise des outils de communication contemporains.

La deuxième journée a été consacrée aux mécanismes de gestion des conflits en Afrique de l’Ouest. Lors d’une première présentation, le Dr Bagayoko a exposé le rôle de l’Union africaine, de la CEDEAO et d’autres organisations régionales, telles que la CENSAD. Elle a notamment détaillé la création de l’Architecture africaine de paix et de sécurité (APSA) et les récentes réformes de l’Union africaine, avant de souligner les limites de ces dispositifs face à ce qu’elle a qualifié d’« embouteillage institutionnel multilatéral africain ». Une seconde présentation de sa part a ensuite porté sur le rôle des puissances internationales au Sahel.

Le Dr Vincent Foucher, chercheur au CNRS, a poursuivi avec une analyse sur la rationalisation du djihad et ses mécontents, en se concentrant sur le Nigeria et les groupes ISWAP et JASDJ. Ses analyses, basées sur ses expériences de terrain et des entretiens avec d’anciens membres, ont permis de suivre l’évolution de la situation dans le bassin du lac Tchad.

La journée s’est conclue par des travaux en comités consacrés aux souverainismes africains. Les participants ont échangé sur la charte de l’Alliance des États du Sahel ainsi que sur les notions de démocratie et de souverainisme. Le dossier collectif issu de ces travaux sera présenté lors de la session de clôture en juillet, à l’issue de laquelle les auditeurs recevront leur attestation de formation SHEGA.

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