Depuis la fin des années 2010, l’Afrique voit émerger une dynamique politique et sociale inédite portée par des mouvements patriotiques, nationalistes et souverainistes, tant au sein des États que dans la société civile. Ce courant, qualifié de néo-panafricanisme souverainiste, s’est imposé comme une force populaire de plus en plus structurée, exprimant une volonté d’émancipation, de reconquête de la souveraineté et de fierté identitaire.
Ce phénomène dépasse largement la simple critique du passé colonial : il s’enracine dans un rejet croissant de l’ordre international libéral et de ses institutions (Nations unies, Union européenne, partenaires transatlantiques), accusés d’avoir contribué à maintenir l’Afrique dans une dépendance politique, économique et normative. Les discours et pratiques des régimes militaires arrivés au pouvoir entre 2020 et 2023 (Mali, Burkina Faso, Niger, Guinée, Gabon) incarnent cette dynamique. En rupture avec les modèles imposés, ils revendiquent un recentrage sur les intérêts nationaux, la souveraineté politique et la refondation de l’État.
- Dirigeants et futurs dirigeants ;
- Parlementaires et élus ;
- Hauts fonctionnaires, officiers supérieurs et universitaires ;
- Responsables de haut niveau du secteur public ou privé ;
- Salarié du secteur associatif, journalistes et représentants des cultes, avocats, consultants et entrepreneurs.
L’admission à la formation est prononcée en septembre par le comité pédagogique de la Fondation Méditerranéenne d’Études Stratégiques sur examen du dossier. Plusieurs critères sont pris en compte pour la sélection des candidats :
- Le parcours professionnel et le niveau de responsabilité exercé ;
- La richesse de l’expérience personnelle ;
- L’intérêt motivé pour les enjeux géopolitiques et géostratégiques en France et dans le monde ;
- L’ouverture d’esprit et la capacité d’intégration ;
- L’appétence pour la pratique de la réflexion collective, le sens du dialogue et l’interaction ;
- Les perspectives de carrière.
Pour plus d’informations, contactez Nesrine Akharouid : n.akharouid@fmes-france.org
- Pédagogie de la formation
La session se divise en 6 séminaires thématiques mensuels. Chaque séminaire s’articulera autour de conférences prononcées par de hauts responsables et par des spécialistes de la thématique.
Le programme comprend également des visites et présentations d’institutions de l’Union africaine et d’organismes divers.
Des temps de travaux de comités sur un thème en relation avec les grandes questions géopolitiques, économiques ou sociales de la région sont également prévus: ils permettent de conduire une démarche collaborative par groupe, qui se concrétise par la rédaction d’un rapport commun pour l’ensemble de la session.
- Actualité de la formation
Session 2025

Retour sur le troisième séminaire de SHEGA : Militer pour l’Afrique
Les 20 et 21 mars derniers s’est tenu le troisième de la Session des Hautes Études Géopolitiques Africaines, qui a permis d’entamer le deuxième module : « Agir pour l’Afrique ». Ces deux journées portaient sur la séquence « Militer pour l’Afrique ». La première journée a commencé avec l’intervention

AES versus CEDEAO : Vers la fragmentation de l’Afrique de l’Ouest ?
Dr Niagalé Bagayoko, Responsable du programme Afrique de la FMES et en particulier de la formation « SHEGA ». Niagalé Bagayoko est également présidente du think-tank ASSN. Le Mali, le Niger et le Burkina Faso ont annoncé fin 2023 la création d’un nouveau cadre de coopération, l’Alliance des Etats du Sahel (AES)

La guerre de l’information menée par l’Azerbaïdjan contre la France en Afrique subsaharienne
Par Sossi Tatikyan Résumé: La guerre de l’information menée par l’Azerbaïdjan contre la France s’est transformée en une guerre de l’information explicite et systématique, qui s’est parfois transformée en guerre hybride depuis 2023. Elle comporte plusieurs aspects : le partenariat France-Arménie, la manipulation des récits anticoloniaux dans les territoires français