Le secrétaire général de l’OTAN veut renforcer la présence de l’organisation en Afghanistan.

Répondant à la demande exprimée par le sénateur John Mc Cain le 10 août 2017, le Président américain Donald Trump avait exposé le 21 août les grandes lignes de sa Stratégie pour l’Afghanistan et l’Asie du sud. Rappelant que les Etats-Unis étaient confrontés au conflit le plus long de leur histoire (17 ans), il avait demandé aux alliés de l’OTAN de déployer des troupes supplémentaires. Lors d’un déplacement commun avec le Secrétaire d’Etat à la Défense américain, le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a confirmé ce soutien, tout en insistant sur le nécessaire processus de paix et de réconciliation que doivent prendre en charge les Afghans. Le déplacement a été marqué par une attaque non revendiquée visant l’aéroport international de Kaboul.

Dans son rapport trimestriel sur la situation en Afghanistan, Tadamichi Yamamoto, chef de la Mission d’assistance des Nations Unies en Afghanistan, avait confirmé l’instabilité de la situation sécuritaire, marquée par la prise de contrôle provisoire de plusieurs centres de district par les Taliban et plusieurs attaques, notamment un attentat-suicide visant une mosquée chiite à Kaboul, le 25 août, revendiqué par la wilaya du Khorassan, composée d’Afghans ayant fait allégeance à l’Etat islamique en Irak et au Levant.

Alors que, comme l’avait affirmé la représentante française, « la stabilisation de l’Afghanistan passera par une solution politique négociée et par une réconciliation nationale », aucun progrès notable n’a été perçu en ce qui concerne un processus de paix associant le Gouvernement et les Taliban. Cette solution est pourtant possible, un accord de paix ayant déjà été conclu par le gouvernement afghan en septembre 2016 avec le Hezb -i Islami Gulbuddin, responsable de l’embuscade d’Uzbin d’août 2008.

Dans son discours du 21 août, Donald Trump avait accusé le Pakistan de soutenir les Taliban et de leur offrir un sanctuaire, rappelant que vingt organisations terroristes étaient identifiées par les Etats-Unis en Afghanistan et au Pakistan (Designated Foreign Terrorist Organizations). Le ministre des affaires étrangères afghan a mis à profit la tribune offerte le xx septembre pour accuser lui-aussi le Pakistan, qui, par la voix de sa représentante auprès des Nations-Unies, a réfuté toute responsabilité dans la situation en Afghanistan.

La conférence de presse du 27 septembre ⇒

L’OTAN et l’Afghanistan ⇒

Le rapport du secrétaire général des Nations-Unies ⇒

Le discours du 21 août 2017 ⇒