Intelligence économique

Le développement de l’économie de défense et de l’économie liée à l’innovation n’est pas seulement assujetti aux investissements qui y sont consacrés.  Il est aussi dépendant de l’amélioration de la performance des PME/TPE qui est fortement liée à leur bonne gestion des données.

A cette fin, l’Institut se propose de soutenir les entreprises de défense et liées à l’innovation de la Région selon trois axes :

Premier axe : le label d’intelligence économique

Ces actions sont dans le prolongement du programme 2019. Les formations qui sont associées au label ont été définies et formalisées en 2019 selon trois niveaux distincts. Ces niveaux sont relatifs à la technicité et au niveau du personnel cible concerné (de l’agent au cadre dirigeant).

Fin 2019, la définition précise du label d’intelligence économique, le format du secrétariat général chargé de l’évaluer, de l’animer et de le faire évoluer seront arrêtés.

L’objectif est d’élargir ce label à la sécurité économique en approfondissant notamment le volet cyber, de débuter l’identification des entreprises, les formations et les labellisations associées au cours du premier semestre 2020.

Deuxième axe : Intelligence économique et le centre de ressources régional cyber

L’institut FMES va mettre en œuvre dès la rentrée prochaine en septembre 2020 un centre de ressources régional cyber. Ce centre sera l’interface entre les entreprises et l’ANSSI.

Son rôle sera d’assurer :

  • La veille en établissant le niveau de risque régional ;
  • L’alerte, en apportant aux entreprises les mesures de vigilance en cohérence avec le niveau de risque ;
  • Une réponse permettant aux entreprises victimes d’attaques informatiques de prendre les premières mesures en liaison avec leurs opérateurs SIC (Système d’information et de communication).

Ce centre de ressource permettra d’y adosser un centre de formation régional de cyber sécurité (CFRC). Ce centre sera mis en œuvre en partenariat avec l’école d’ingénieurs ISEN-Yncréa. Ces formations cyber, de différents niveaux, s’intègre parfaitement dans les autres activités de l’Institut concernant le soutien aux entreprises : la cartographie et la labellisation en intelligence économique sont en effet des précurseurs indispensables à sa mise en place. Elles peuvent se décliner sous deux formes au moins, une formation de sensibilisation pour l’ensemble du personnel d’une part et une formation plus spécialisée pour les référents des entreprises d’autre part. Si elles concernent l’ensemble des acteurs économiques régionaux, elles sont tout d’abord prioritaires pour les acteurs de la BITD.

L’Institut réalisera, avec le soutien notamment de l’agence nationale de sécurité des systèmes d’information (ANSSI), les modules de formation de sensibilisation et de perfectionnement qui pourraient être dispensés à la rentrée académique 2020 selon des modalités qui seront précisées ultérieurement.

Le CFRC a par ailleurs été proposé dans le cadre du programme d’investissement d’avenir n° 3 (PIA 3) du campus des métiers et des qualifications (CMQ) de la mer. Une première capacité de veille sera mise en œuvre en septembre 2020.

L’objectif du C2RC et du centre de formation qui y sera associé concourt directement à l’accès pour les entreprises au meilleur niveau de l’intelligence économique. La sécurité économique de l’écosystème industriel régional en dépend.

Troisième axe : la data intelligence

Le traitement des données massives (big data) est un enjeu majeur pour la compétitivité du tissu industriel. Il participe directement à l’élaboration d’une stratégie efficiente des entreprises. Le volume considérable des données doit donc être appréhendé par des spécialistes qui doivent être formés dans les domaines de l’analyse des données (data analyst) et de son exploitation dans un objectif donné (data scientist). Dans ces deux domaines, l’utilisation de l’intelligence artificielle devrait s’accroître très rapidement. Dans cette perspective, l’institut FMES propose son appui pour créer une formation dans ce domaine, par la mise en place d’un laboratoire répondant à ce nouveau besoin, en liaison avec l’école d’ingénieur SEATECH et des partenaires industriels. S’agissant des partenaires industriels, leur rôle se concentrera sur l’élaboration de plateaux techniques pour le laboratoire. Ce parcours qualifiant, dans le domaine des données, constituera une véritable avancée au profit de la transition numérique et sera directement lié au mécanisme de la cyber sécurité.

Cet objectif a été également proposé dans le cadre du programme d’investissement d’avenir n° 3 (PIA 3) du campus des métiers et des qualifications (CMQ) de la mer.