Pérou: une démocratie asymptomatique

Entre dérive institutionnelle et soif d’autorité, le Pérou traverse la crise la plus profonde de son histoire républicaine. En février 2026, la destitution éclair de José Jeri par un Congrès fragmenté a acté la vacance du pouvoir pour la troisième fois en un seul mandat. Ce « naufrage total », loin d’être un incident isolé, révèle l’épuisement d’un modèle politique hérité de l’ère Fujimori et miné par le traumatisme de l’affaire Odebrecht.

Les enjeux de ce basculement sont vitaux pour la stabilité andine :

– Effondrement institutionnel : une succession de présidents par intérim sans légitimité, illustrant l’incapacité de la Constitution à stabiliser l’exécutif face à un Congrès omnipotent.

– Métastases de la corruption : le spectre du réseau Odebrecht, véritable système de corruption systémique, continue de hanter la justice et de décrédibiliser chaque nouveau dirigeant.

– Virage autoritaire : une opinion publique épuisée par l’insécurité et l’instabilité, qui se tourne désormais vers des figures prônant la « main de fer ».

Face à l’imminence du scrutin du 12 avril 2026, cette analyse décrypte les mécanismes de l’ingouvernabilité péruvienne et examine si les urnes peuvent encore offrir une sortie de crise à une nation qui semble avoir fait du chaos sa seule constante.

 

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