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Institut FMES : Séminaire de la 30ème Session méditerranéenne des hautes études stratégiques (SMHES) – Au rendez-vous de la sécurité intérieure et d’acteurs économiques du territoire

Ce devait être le clap de fin de la 30ème session méditerranéenne des hautes études stratégiques ! Le contexte très particulier d’aujourd’hui en a voulu autrement et les auditeurs, pour leur plus grande satisfaction, pourront se retrouver au mois de septembre prochain pour leur mission d’études à Genève. Il est souvent dit que ses sessions rassemblant des auditeurs d’horizon très différent sont sans doute l’ultime endroit où l’on peut encore se faire des amis. Oui, assurément des liens se tissent et le réseau au sens humain se consolide au fil des séminaires. Le sentiment d’appartenir à une communauté singulière appelée à échanger au-delà même des périodes réalisées au cours du cycle académique est évidemment un très bel objectif. Il me parait être atteint. Il est peut-être même l’un des principaux objectifs car il permettra à des cadres responsables de partager des réflexions couvrant d’autres domaines que celui de l’incidence des nouvelles routes de la soie en Méditerranée, thème retenu pour le cycle 2019 – 2020. C’est ce partage qui permettra de relever les défis de demain. C’est ce partage qui permettra de ne pas être approximatif dans l’analyse d’un contexte, d’une situation et qui permettra d’en dessiner les perspectives. Si le contexte sanitaire pèse lourdement aujourd’hui sur nos vies professionnelles et privées et qu’il a résolument pris une dimension mondiale, certains événements eux-aussi se répandent comme une traînée de poudre avec de potentiels troubles à la sécurité publique. Cet homicide commis aux Etats-Unis, au-delà de son caractère inadmissible, a placé sur le devant de la scène les violences policières pouvant conduire à de telles issues. Assurément condamnable, il ne faut pour autant pas caricaturer les actions de nos forces de sécurité intérieure.

Ce n’était pas le thème de ce séminaire mais la rencontre programmée avec la gendarmerie nationale a évidemment abordé ce sujet. Cette force armée est un acteur clé de la sécurité intérieure et se distingue des forces de police par son attachement historique au ministère des armées même si elle aujourd’hui placée sous la tutelle du ministère de l’intérieur. C’est d’ailleurs l’une des plus ancienne institution française, héritière de la Maréchaussée, et dont certains pays se sont inspirés. Si dans les institutions de défense et de sécurité, l’homme reste, quelle que soit sa spécialité, l’acteur central, il est incontestable que cette dimension humaine revêt un caractère encore plus déterminant au sein des forces de la gendarmerie. Le général de corps d’armée Marc Lévêque a tenu lui-même à venir à la rencontre des auditeurs de la 30ème SMHES le jeudi 11 juin en y consacrant une matinée entière. Il a particulièrement souligné ce caractère dans les actions menées par ses unités sur le territoire dont il a la responsabilité.  Il faut d’ailleurs ici préciser l’importance du périmètre géographique car il ne se limite à la seule Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur en s’étendant à l’Occitanie et la Corse au titre des responsabilités exercées pour la Zone de Défense et de sécurité Sud. C’est donc 6 groupements de gendarmerie départementale, 3 groupements de gendarmerie mobile stationnés à Hyères, Nîmes et Toulouse ainsi que des détachements aériens qui lui sont rattachés pour emploi pour ne citer que quelques éléments ; des composantes essentielles utilisées au quotidien pour assurer notre sécurité. Le spectre des missions est très large allant des missions de police administrative, judiciaire et des celles de sécurité publique et d’assistance portée aux populations. C’est aussi de nouveaux enjeux face à la multiplication des nouvelles menaces. La lutte contre le terrorisme a marqué les esprits et continue d’être une priorité.  La lutte aujourd’hui pour contrer les menaces de la cybercriminalité constitue un enjeu de poids pour sécuriser l’utilisation des outils connectés qui irriguent désormais les particuliers et les professionnels dans une transition numérique en plein essor.

Cette rencontre avec la gendarmerie nationale a donc complété la formation dispensée au cours de ce cycle académique. Il a permis d’être au contact de tous les acteurs institutionnels de la défense et de la sécurité. Les auditeurs, dans l’exercice de leurs responsabilités actuelles et futures, sauront faire la part des choses et pourront faire valoir leur appréciation le cas échéant. C’est l’esprit de défense en somme qu’ils ont acquis ou consolidé au cours de leur session.

En début d’après-midi, ils avaient un autre rendez-vous régional. Monsieur Philippe Vitel, vice-président du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur, ancien auditeur des sessions méditerranéennes des hautes études stratégiques, a tenu à échanger avec la 30ème SMHES après une intervention présentant les formidables atouts régionaux et les grands enjeux de demain. Cette personnalité, particulièrement bien placée pour aborder les questions de défense et de sécurité compte tenu des son engagement politique qui l’avait conduit à être vice-président de la commission de la défense nationale et des forces armées, a permis aux auditeurs de mieux appréhender le rôle régional au profit d’un écosystème industriel de défense et de technologie duale qui place la région au deuxième rang national. Ce rôle devrait s’accroître dans le temps et la volonté de décentraliser les actions de l’Etat y concourra significativement.  Ce temps d’échange fut précieux et particulièrement apprécié des auditeurs.

Le vendredi 12 juin, nous avions programmé une rencontre avec un acteur économique régional et institutionnel pour le ministère des armées. Il s’agit de l’atelier industriel de l’aéronautique (AIA) de Cuers-Pierrefeu. Cette visite, nous la devons au directeur de l’établissement, l’ingénieur général Nicolas Frager, qui nous a ouvert ses portes tout en adoptant les mesures s’imposant compte tenu du contexte sanitaire. Les auditeurs ont été sensibles à cette démarche et n’ont pas regretter le déplacement. Cet AIA relève du service industriel de l’aéronautique, service de soutien de l’armée de l’air à vocation interarmées, dont les actions sont centrées sur le maintien en condition opérationnelle des moyens aéronautiques du ministère des armées. Il intervient plus particulièrement pour la maintenance des aéronefs de la marine nationale, des équipements missiles et assure également la fabrication et la réparation des radômes et structures en composite. S’agissant des radômes, c’est véritablement un domaine d’excellence, qui équipent des aéronefs de combat et des aéronefs de la gamme commerciale. Enfin, au regard de son statut, l’AIA de Cuers-Pierrefeu est une véritable entreprise qui compte plus de mille personnes sur le site. Son caractère exceptionnel mérite le détour pour y découvrir les indispensables savoir-faire garantissant la disponibilité opérationnelle des équipements militaires durement éprouvés dans les opérations actuelles.

Pour clore ce séminaire de « territoire », il nous était impossible de ne pas s’attarder un instant sur une pépite industrielle plus que centenaire. Il s’agit de la CNIM, ou entreprises de constructions navales et industrielles de la Méditerranée dit aujourd’hui de constructions industrielles de la Méditerranée. Les auditeurs n’ont pas eu l’opportunité de se rendre sur le site car les conditions d’accueil n’auraient permis de respecter les mesures barrières prescrites. Alors l’un des leurs, Pierre Jérôme Acquaviva, lui-même ingénieur et chef de projet au sein du groupe, a réalisé une présentation complète soulignant les implications industrielles dans de multiples domaines tels que ceux de l’environnement, l’énergie mais aussi bien sûr ceux de la défense et des hautes technologies. La CNIM, c’est aussi l’histoire d’une famille tournée vers l’innovation. C’est l’histoire d’une équipe qui traverse le temps avec parfois quelques obstacles dressés sur le chemin. Mais, c’est l’innovation qui fait la différence et qui assoie cette crédibilité inaltérable dans le temps. Les technologies développées apparaissent précieuses pour ne pas dire stratégique, notamment dans le domaine du nucléaire. La diversité des actions menées ouvre aussi de nouvelles perspectives. La CNIM est, pour faire court, une fierté du territoire ancrée à la ville de la Seyne sur mer qui en fut le berceau. Ce groupe est en quelque sorte le fruit d’hommes qui ont su rêver à des choses inédites[1]. C’est ce rêve qu’il faut porter pour relever les défis à venir. C’est donc un exemple à suivre.

Nous avons donc terminé notre cycle de séminaires ici à Toulon là où nous avions commencé en octobre dernier l’étude du thème relatif aux risques et opportunités des nouvelles routes de la soie en Méditerranée. C’est passé le temps d’un éclair avec, il est vrai, quelques obstacles dans la réalisation de la 30ème SMHES qui a tenu bon. Je remercie les auditeurs de la confiance qu’ils ont accordé à leur équipe pédagogique et leur donne rendez-vous pour livrer les conclusions de leur étude le 5 septembre prochain après leur mission d’étude à Genève.

 

[1]John Fitzgerald Kennedy

Escale en Pays de Loire pour la 5e session nationale « Enjeux et stratégies maritimes » de l’IHEDN

Le vendredi 18 octobre, riches de l’intervention matinale du Premier Ministre, Edouard Philippe, qui leur a permis de mieux comprendre les grands enjeux de sécurité et de défense qui nourrirons leur réflexion tout au long de leur formation à l’IHEDN, les auditeurs de la 5e session nationale “Enjeux et stratégies maritimes” ont mis le cap vers les Pays-de-la-Loire. Cette région est en effet particulièrement adaptée aux thèmes de ce séminaire axé sur la construction navale civile, les énergies marines renouvelables et les technologies marines innovantes.

Une première escale aux Chantiers de l’Atlantique à Saint-Nazaire, actuel leader mondial sur le marché de la construction navale de croisière, a permis aux auditeurs de découvrir le site emblématique de cette pépite de l’industrie navale française. Mais au-delà de ses infrastructures impressionnantes, comme la gigantesque forme de montage de 900 mètres de long, c’est bien l’excellence de l’ingénierie et des processus de construction qui, par la maîtrise de la complexité et de la technologie, confère au groupe cette productivité exceptionnelle. Les plus grands paquebots du monde sont ainsi construits en moins de trois ans. Après des débats passionnants avec Stéphane Bourhis, directeur financier du groupe, sur tous les grands enjeux de cette construction, les auditeurs ont pu en voir la concrétisation avec la visite d’un navire en cours de construction, puis du MSC Grandiosa prêt à prendre la mer pour sa croisière inaugurale.

Dès potron minet le samedi, les auditeurs se sont rendus au Technocampus Océan de Nantes où les attendaient Hubert Lécuyer, co-directeur du site, et Didier Besnard, directeur adjoint du CEA Tech. Cette matinée était en effet consacrée aux grands enjeux de la recherche technologique et de l’innovation dans le domaine naval. Philippe Baclet, directeur de WeAMEC et Pierre Serre Combe, directeur du Laboratoire d’Innovation pour les Technologies des Energies Nouvelles et les nanomatériaux au CEA se sont joins à Hubert Lécuyer et Didier Besnard pour animer une matinée de débats particulièrement riches sous le feu nourri des questions des auditeurs. Ces derniers ont ainsi pu découvrir   l’extraordinaire dynamisme de la recherche dans le domaine maritime mais également l’écosystème particulièrement vertueux mis en place par la région des pays de Loire. Le CEA Tech y joue un rôle moteur peu connu de soutien aux entreprises au cœur d’une organisation décloisonnée permettant une synergie exceptionnelle entre l’État, le monde universitaire et les entreprises. Les travaux de recherche conduits sur l’évolution du mix énergétique, le climat et la protection de l’environnement ont particulièrement passionné les auditeurs car ces trois domaines se situent au cœur des travaux de réflexion qui leur ont été confiés par le Premier ministre.

L’après-midi du samedi a débuté par une intervention du général de corps d’armée Patrick Destremau, directeur de l’IHEDN, qui avait fait spécialement le déplacement pour s’adresser aux auditeurs afin de leur faire part de sa vision      sur le rôle de l’IHEDN et les grands enjeux auxquels est confronté l’Institut. Il leur a également demandé un haut niveau d’implication et de qualité de réflexion afin que leurs travaux, attendus par les autorités de l’Etat, puissent les éclairer au mieux en amont de leurs prises de décision.

Forts des orientations et des directives, à la fois du Premier ministre et de leur directeur, les auditeurs ont consacré toute l’après-midi à leurs travaux de comité dont les premiers axes de réflexion devront être présentés à la direction de l’IHEDN le 16 novembre à Toulon lors de leur prochain séminaire.

 

Le Premier ministre s’adressant aux auditeurs

Les auditeurs dans la forme de montage des Chantiers de l’Atlantique

Les auditeurs devant le hall d’accueil du MSC Grandiosa

Les auditeurs à la passerelle du MSC Grandiosa

Hubert Lécuyer, co-directeur du Technocampus Océans, présente son écosystème

Didier Besnard, directeur adjoint du CEA Tech, en débat avec les auditeurs

Pierre Serre-Combe, directeur du Laboratoire d’Innovation pour les Technologies des Energies Nouvelles et les nanomatériaux au CEA, en pleine démonstration sur l’hydrogène

Les auditeurs attentifs à l’écoute des directives de leur directeur, le général de corps d’armée Patrick Destremau 

Séminaire de rentrée pour la 30ème Session méditerranéenne des hautes études stratégiques (SMHES)

C’est parti ! La 30ème session méditerranéenne des hautes études stratégiques composée de 25 auditeurs s’est donnée rendez-vous le mercredi 16 octobre au Château de Cadarache pour lancer le cycle 2019-2020.

Une première approche du thème d’étude relatif aux enjeux des nouvelles routes de la soie en Méditerranée a été délivrée par le professeur Patrice Gourdin. C’est sous le prisme d’une province chinoise que ce docteur en histoire, professeur d’histoire contemporaine à l’école de l’air et chercheur associé de l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence, a choisi d’aborder la question de ce nouveau défi. En s’intéressant à la province du Xinjiang, il a décliné une forme de matrice géopolitique reposant sur quatre facteurs déterminants que sont la population, le territoire, les représentations géopolitiques et les acteurs extérieurs pour finalement dégager les risques et opportunités pouvant être rattachés aux nouvelles routes chinoises. Ce fut une belle entrée en matière avec une méthode dont les auditeurs pourront peut-être s’inspirer pour conduire leurs travaux.

La promotion de la 30ème SMHES à Cadarache.

Ensuite, la « pression » fut maintenue en présentant le programme de l’année. Un point d’attention a été portée sur les travaux de comité pour rappeler qu’il fallait toujours conserver en ligne de mire le rapport final des travaux de la session. Rendez-vous est donc pris au mois de juin prochain pour soutenir les conclusions d’une année de travail collaboratif. L’exercice est difficile mais les auditeurs seront au rendez-vous de l’université de Toulon dans le cadre de l’attribution d’un diplôme universitaire.

Dès le lendemain, la visite du centre de Cadarache a permis, s’il en était besoin, à la session de mesurer la performance du Commissariat à l’énergie atomique (CEA). Cela tombe à point nommé puisque la session compte deux auditeurs issus de ce pôle d’excellence qui poursuivront les explications données à l’occasion de ce rendez-vous. Les savoir-faire dans la conception des chaufferies nucléaires et le réacteur RES ont souligné une expertise hors du commun où la France occupe un niveau d’excellence.

Ces visites tiennent toute leur place dans le déroulement d’une session. La réflexion stratégique doit en effet être conjuguée à la prospective technologique car elle en est souvent interdépendante. Les auditeurs ont été servis ! Car la suite de la visite a été consacrée à celle du chantier ITER.  Ce projet de réacteur de recherche à fusion nucléaire est une exception mondiale. 35 pays participent à la mise en œuvre de ce laboratoire avec pour simplifier, parmi les principaux, les Etats-membres de l’Union européenne, la Chine, la Corée du Sud, les Etats-Unis, l’Inde, le Japon et la Russie. La fusion par compression magnétique… il faut interroger les auditeurs qui ont saisi tous les facteurs déterminants d’un réacteur prometteur pour la production d’énergie et le respect de l’environnement.

Sur le site d’ITER

Dans la soirée de ce jeudi 17 octobre, la session a rejoint la base aérienne d’Orange. Très belle présentation faite par le colonel Jordi Vergé. C’est une première approche des capacités de l’armée de l’air sur les scènes nationale et internationale. Cette base aérienne 115, née en 1939, au nom du « capitaine de Seynes » poursuit, nous dit-il, son envol et participe en permanence à la sûreté aérienne de notre territoire.

Ensuite, c’est un retour au thème de la session avec une intervention de monsieur Emmanuel Puig, sous-directeur de la stratégie au sein de la direction générale des relations internationales et de la stratégie. Docteur en sciences politiques, sinologue, monsieur Puig ne s’aventure pas. Il déroule. Son expertise impressionne et son exposé fait mouche. La Belt and Road Initiative devrait donc bien occuper les auditeurs de la 30ème session.

A l’issue de ces séquences statiques, les auditeurs sont passés à une phase plus dynamique. Le mirage 2000 et son équipage observés de nuit dans sa hangarette alors que le décollage peut être réalisé en quelques minutes seulement ne les ont pas laissés indifférents. La posture permanente de sûreté prend ici toute sa dimension s’inscrivant dans la fonction protection de notre territoire. S’en est suivie la visite dynamique autour d’un hélicoptère Fennec en charge des mesures actives de sûreté aériennes pour l’interception de cibles lentes et d’un groupe de fusiliers commandos dont la mission est de garantir la protection des installations.

Il fallait poursuivre la présentation de l’armée de l’air sur un site d’importance car il constitue l’un des principaux tremplins pour la projection de nos forces en opérations. C’est donc à Istres, le vendredi 18 octobre au matin, que la 30ème Session a fait mouvement pour une présentation plus approfondie encore en l’élargissant aux fonctions stratégiques de projection et de dissuasion. Le colonel Pierre Gaudillière a livré aux auditeurs les clés de lecture indispensables pour comprendre le fait aérien dans sa dimension globale. Une opportunité rare en la circonstance pour compter parmi les premiers auditeurs à découvrir le nouvel avion ravitailleur stratégique Phénix considéré comme un véritable Game Changer pour les forces aériennes. Il faut comprendre ainsi le rôle polyvalent de ce nouveau vecteur qui élargit d’emblée le spectre d’actions dans la nature des opérations aériennes qu’il peut conduire. A l’évidence, au terme de ces deux journées, une très belle image de l’armée de l’air a été adressée à une session qui démarre très vite.

Sur la base aérienne d’Istres.

Pour compléter cette compréhension du monde aéronautique, Dassault Aviation avait mis les petits plats dans les grands. Ce fleuron de l’aéronautique a été présenté à la hauteur de l’image qu’il renvoie dans le monde entier. Monsieur Alexis Durand, ancien auditeur des SMHES, n’a pas boudé son plaisir. La présentation de l’entreprise Dassault et du site d’Istres par le directeur des essais en vol, monsieur Patrick Castagnos, a presque retracé toute l’épopée des essais en vol et de ses équipages, acteurs historiques de l’innovation aéronautique. Les auditeurs ont ensuite parcouru le site en approchant de très près les avions Rafale et Falcon de dernière génération.

Enfin, pour clore ce déplacement, une réception à la préfecture de Région à Marseille a confirmé l’attention qu’il fallait accorder à des auditeurs très impatients d’interroger les grands responsables de l’Etat en Région. Ils n’ont d’ailleurs pas hésité à partager leurs réflexions avec monsieur Pierre Dartout, préfet de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, préfet de la zone de défense et de sécurité Sud et préfet des Bouches-du-Rhône.  Cette rencontre a témoigné de l’attachement qu’il porte à une formation née avec l’institut il y a maintenant 30 ans mais aussi de toute l’importance qu’il accorde à la réflexion de niveau stratégique. Les échanges nourris de ce rendez-vous ont d’ailleurs démontré que des auditeurs d’origines professionnelles très variées veulent prendre part au débat portant sur les grands sujets d’actualité et qu’ils entendent y tenir toute leur place.

Le directeur du centre méditerranéen d’études stratégiques, Patrick Lefebvre et le préfet Pierre Dartout, à la préfecture de région de Marseille.

Ce premier séminaire très prometteur s’est conclu le samedi 19 octobre à Toulon avec la conférence du vice-amiral Olivier Lebas sur le thème « la Méditerranée : enjeux opérationnels pour les armées ». Sans surprise, l’adjoint opérationnel du commandant en chef pour la Méditerranée confirme que l’espace méditerranéen est un espace stratégique qui concentre les enjeux et les tensions. Une intervention complète, très riche avec une ouverture sur le thème de la présence chinoise qui confirme la pertinence de ce choix pour une session très engagée.

Sans surprise, l’adjoint opérationnel du commandant en chef pour la Méditerranée a dressé une présentation complète, très riche avec une ouverture sur le thème qui confirme la pertinence de ce choix pour une session très engagée.

Rendez-vous en novembre désormais à Paris avec de très nombreux rendez-vous. Un agenda tendu en perspective avec une ambiance plutôt détendue mais des acteurs très concentrés et déterminés…