Les bouleversements de l’architecture sécuritaire dans le bassin Euro-Méditerranéen depuis l’invasion russe de l’Ukraine.

12 mai 2022

Conférence

Le programme régional de dialogue politique en Méditerranée du Sud de la Konrad Adenauer Stiftung (KAS PolDiMed) et l’institut FMES ont co-organisé une conférence régionale intitulée « L’architecture sécuritaire repensée en Euro-Méditerranée depuis l’invassion russe de l’Ukraine » qui a eu lieu le 12 mai 2022 à Tunis.

Comme beaucoup d’autres régions qui souffrent des conséquences de l’invasion russe de l’Ukraine, la région méditerranéenne semble subir en son propre sein des effets collatéraux d’importance en termes de sécurité. Cela peut être facilement constaté, tant au niveau des jeux d’alliances politique et militaire que des importations d’énergie, ou encore sur les questions de sécurité alimentaire, notamment sur la rive Sud de la Méditerranée où bon nombre de pays souffraient déjà de problématiques sociétales préexistantes. C’est pourquoi il est apparu nécessaire de prendre le temps de la réflexion stratégique sur les répercussions de cette invasion sur les deux rives de la Méditerranée. C’est dans cette optique que la conférence a choisi de réunir des spécialistes de différentes expertises sur l’Europe, l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient, dans le but d’analyse et de décrypter les défis sécuritaires immédiats et imminents en région Méditerranée.

La conférence s’est articulée autour de trois questions :

1) – Quel est l’impact de l’invasion de l’Ukraine sur l’architecture sécuritaire de la zone euro-méditerranéenne ?

2)- Comment identifier et protéger les intérêts sécuritaires les plus à risque dans la région du Nord de la Méditerranée

3) – Quelles sont les attentes et différentes visions des pays du Sud de la Méditerranée sur une architecture de sécurité euro-méditerranéenne ?

La conférence a souligné les conséquences majeures de l’invasion russe d’un point de vue académique, gouvernemental, historique et militaire ; elle a également permis de mettre en lumière les limites des approches sécuritaires actuellement choisies par les pays des deux rives ; elle a enfin permis d’explorer les pistes d’amélioration que pourrait apporter une plus grande coopération sur les enjeux sécuritaires entre les pays des deux rives de la Méditerranée. Les discussions et échanges durant ces trois tables rondes ont, de par leur vivacité, leur interactivité et leur pertinence, amené l’ensemble des intervenants et des convives à croiser les perceptions et perspectives des deux rives de la Méditerranée pour une meilleure compréhension réciproque des problématiques de chacun.

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