Union européenne

Ll’Organisation mondiale du commerce et son articulation avec la politique commerciale européenne

Rapport d’information n°757 déposé par la commission des affaires européennes de l’Assemblée nationale

« Le 13 décembre dernier, la 11ème conférence ministérielle de l’OMC s’est achevée sur un constat d’échec. Certes, personne parmi les 164 membres de l’organisation n’espérait qu’il serait mis un terme, seize ans après son lancement, au cycle de Doha. Pourtant, le fait qu’ils aient collectivement échoué à s’entendre sur l’interdiction des subventions à la pêche illégale – l’objectif somme toute très modeste de la conférence – a montré si besoin en était que les négociations commerciales multilatérales sont totalement bloquées.

Le commerce international représente aujourd’hui des montants considérables. Selon les derniers chiffres disponibles de l’OMC pour l’année 2016, les seules exportations de marchandises se sont élevées à 15 460 milliards de dollars. Les exportations de services, quant à elles, sont plus difficiles à mesurer – car ne faisant pas l’objet d’un passage en douane – mais sont estimées à 4 800 milliards de dollars. Ce commerce est très concentré puisque cinq pays (Chine, États-Unis, Allemagne, Japon et France) représentent à eux seuls 38 % des exportations mondiales de marchandises, la Chine étant quant à elle le premier exportateur mondial (11,8 %).

C’est dire que le commerce international est essentiel à ces pays comme, d’ailleurs, aux autres et en particulier aux pays en voie de développement. C’est en effet de l’ouverture des économies et de leur insertion réussie dans les échanges mondiaux que découlent, pour une large part, la croissance, l’emploi et, in fine, le développement économique.

Toutefois, comme toute activité économique, le commerce international doit être régulé, sauf à voir les États les plus puissants écraser les plus faibles et les conflits commerciaux dégénérer en guerre ouverte, comme ce fut malheureusement souvent le cas au cours des siècles passés. S’agissant d’une activité internationale par nature, la régulation ne peut, très logiquement, être que multilatérale et c’est justement à cette fin que l’OMC, prenant la suite du GATT, a été créée en 1995.

Or, depuis maintenant plus de vingt ans, l’OMC s’est avérée incapable d’achever le cycle de Doha et, sauf rares exceptions, de moderniser les règles commerciales issues des Accords de Marrakech (1995). Cette incapacité se révèle d’autant plus dommageable que le commerce international a profondément évolué dans sa forme, avec notamment le développement d’Internet et du commerce des services, mais également dans ses enjeux – avec la prise en compte du développement durable – et ses acteurs, les pays développés devant désormais composer avec les exigences des pays en voie de développement et des ONG.

Expliquant largement l’incapacité de l’OMC à conclure le cycle de Doha, ces évolutions ont également motivé les principales puissances commerciales à réorienter leur politique commerciale vers la signature d’accords de libre-échange bilatéraux. Outre qu’il est évidemment bien plus facile de négocier à deux qu’à 164, ces derniers permettent également à l’Union européenne, notamment, de faire avancer au niveau international des sujets, à commencer par le développement durable, que l’OMC ne pourrait jamais traiter compte tenu des oppositions idéologiques et des divergences d’intérêts entre ses membres.

Faut-il en déduire que l’avenir est au bilatéralisme (et, le cas échéant, au plurilatéralisme) et que le multilatéralisme commercial est mort et, par voie de conséquence, son principal instrument – l’OMC – inutile ?

Vos rapporteurs ne le pensent pas. L’ensemble des auditions qu’ils ont menées les ont au contraire confortés dans leur conviction que l’OMC reste indispensable au commerce international et qu’elle ne vit pas tant une crise terminale qu’une transition douloureuse vers une nouvelle forme de régulation. En effet, le commerce international a plus que jamais besoin de règles communes légitimes qui ne peuvent être établies qu’au niveau multilatéral, de même que d’un système de règlement des différends efficace. La crise ouverte par le président américain Donald Trump le 1er mars dernier, lorsqu’il a annoncé vouloir imposer unilatéralement des droits de douane aux importations d’acier et d’aluminium, montre que le risque de guerre commerciale est toujours présent et la régulation multilatérale plus que jamais nécessaire.

Toutefois, pour irremplaçable qu’elle soit, l’OMC doit s’adapter aux nouvelles réalités du commerce international et retrouver un rôle central dans la régulation de celui-ci. Le présent rapport définit donc une urgence – sauver le mécanisme de règlement des différends menacé par les États-Unis – et cinq priorités d’action qui, si elles sont mises en œuvre, notamment par le leadership de l’Union européenne, sont de nature à relancer le multilatéralisme commercial sans lequel le bilatéralisme (et le plurilatéralisme) sont largement privés de portée. »

Le site de l’Assemblée nationale ⇒

Commission des Affaires européennes – l’Europe de la Défense et son articulation avec l’OTAN

eRapport d’information n°719 Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 22 février 2018.

En 2003, la première stratégie européenne de sécurité commençait par ces mots : « l’Europe n’a jamais été aussi prospère, aussi sûre ni aussi libre ». Quinze ans plus tard, ils résonnent étrangement à nos oreilles tant le contraste avec la réalité d’aujourd’hui est frappant. Sans même parler de la crise financière dont l’Union européenne se remet à peine, la multiplication des crises extérieures auxquelles celle-ci est actuellement confrontée suffit à mesurer combien son environnement s’est dégradé. Loin du « cercle d’amis » qu’à l’époque, le président de la Commission européenne voulait voir se constituer dans son voisinage, force est de constater que celui-ci est désormais un arc de feu.

À l’Est, la Russie est plus menaçante que jamais. Après l’agression de la Géorgie en 2008, c’est vers l’Ukraine qu’elle a tourné son agressivité, annexant la Crimée et déstabilisant le Donbass, tout en multipliant les manœuvres militaires aux frontières orientales de l’Union et autres attaques hybrides dans les pays d’Europe de l’Est. La Russie soutient également le dictateur syrien Bachar El-Assad dans la guerre qu’il mène contre son propre peuple, jetant celui-ci sur les routes de l’exil ou, pour ceux qui restent, sous le joug de Daesh. Depuis son sanctuaire constitué à cheval sur l’Irak et la Syrie, ce groupe terroriste n’a cessé d’organiser des attentats sur le sol européen, à commencer par la France. Notre pays est également en première ligne au Sahel. Cette région, l’une des plus pauvres du monde, où des États défaillants et corrompus sont incapables de subvenir aux besoins de leur population, est aujourd’hui une poudrière ; les groupes terroristes et criminels, armés par le pillage des stocks du régime déchu de Mouammar Kadhafi, sont chez eux dans ce désert où l’insécurité, l’explosion démographique et la misère minent les efforts de développement et alimentent les filières d’immigration vers l’Europe et les drames qui en découlent.

Car ces crises, pour lointaines qu’elles soient, ont des effets à l’intérieur de l’Union européenne et concernent tous les citoyens européens. Attentats, bien sûr, mais aussi migrations, et leur cortège de fermeture des frontières. Plus insidieuse cependant est la remise en cause des valeurs européennes qu’elles entraînent, sans parler des conséquences plus politiques que sont la montée du populisme et de l’euroscepticisme. En effet, ces crises extérieures et la manière dont l’Union les a gérées ont mis à mal la légitimité de celle-ci et contribué, dans une certaine mesure, à une autre crise qu’est le Brexit.

Par conséquent, les deux sont liés : face à ces multiples crises et aux inquiétudes qu’elles suscitent, les citoyens européens attendent de l’Union qu’elle les protège. C’est à cette condition seulement qu’elle retrouvera à leurs yeux toute sa légitimité.

Face à des menaces globales, qui affectent l’ensemble des États membres, la réponse doit en effet être européenne. Il faut donc se réjouir que l’Europe, sous l’impulsion de la France et de l’Allemagne, ait fait de la sécurité une priorité. Depuis 2016, de nombreuses initiatives ont ainsi été lancées afin de donner toute sa portée à une politique de sécurité et de Défense commune (PSDC) largement en retrait des autres politiques européennes, et permettre à l’Union européenne d’assurer elle-même sa sécurité et celles de ses citoyens.

Pourtant, une organisation existe qui, depuis 1949, assure la sécurité de ses membres en obligeant ceux-ci à répondre collectivement à toute « attaque armée » frappant le territoire de l’un d’entre eux. Cette organisation, c’est bien sûr l’OTAN. Symbole de l’alliance entre les États-Unis et l’Europe de l’Ouest, elle a protégé celle-ci de l’Union soviétique jusqu’en 1989 avant, une fois cette dernière dissoute, d’élargir son champ d’action au monde entier. Pour de nombreux États membres de l’Union européenne également membres de l’OTAN, en particulier ceux de l’Est mais pas seulement, c’est toujours l’Alliance atlantique et, au-delà, les États-Unis, qui doivent assurer la défense de l’Europe, notamment contre la menace grandissante de la Russie.

Toutefois, la défense de l’Europe n’est pas l’Europe de la Défense, pas plus qu’elle ne se confond avec la PSDC. S’il appartient à l’OTAN, conformément au traité de l’Atlantique Nord comme aux traités européens, d’assurer la défense collective de l’Union européenne, le présent rapport considère qu’en complément de l’OTAN et en coopération avec celle-ci, c’est à l’Europe d’assurer sa sécurité et de protéger ses citoyens en faisant face, avec ses moyens et ses objectifs, aux menaces et, en particulier à la menace terroriste pour laquelle elle est mieux armée que l’OTAN. Comme l’a souligné le président de la République dans ses récents vœux aux Armées, il ne s’agit pas, par l’Europe de la Défense, « de dupliquer ou de concurrencer l’OTAN, mais de réunir les conditions de l’autonomie stratégique de l’Europe ». Telle doit être en effet l’ambition de l’Europe de la Défense, celle du présent rapport étant de présenter, dans cette même perspective de l’autonomie stratégique de l’Europe, les relations UE-OTAN et leurs enjeux actuels compte tenu des initiatives précitées.

Le site de l’Assemblée nationale ⇒

28° SMHES – A la découverte de l’Union européenne et de l’OTAN

Le séminaire bruxellois de la session 2017-2018 méditerranéenne des hautes études stratégiques, organisé sur le thème « l’Union européenne et l’OTAN », s’est déroulé les 14 et 15 février 2018.

Monté de main de maitre par le Centre des visiteurs, le programme du 14 février 2018 a donné en premier lieu la parole à monsieur Jo Vandercappellen, qui a présenté le rôle et le fonctionnement de la Commission européenne, dans un style vivant et donnant une grande place aux échanges (« que connaissez-vous de la Commission européenne ? »).

Exécutif politique fonctionnant de manière collégiale, la Commission européenne dirigée par Jean-Claude Juncker a la responsabilité de « promouvoir l’intérêt général de l’Union européenne ». L’exposé a permis à une grande majorité des auditeurs de s’initier aux règles issues des divers traités dont le dernier dit « de Lisbonne ». Tous savent désormais identifier les compétences de la Commission, exclusives, partagées ou d’appui, ou se retrouver dans le parcours d’élaboration du droit européen, réellement démocratique et écoutant la voix des citoyens (le Parlement européen), celle des Etats (le Conseil de l’Union européenne) comme celle de l’Union européenne (la Commission européenne).

A la demande de l’Institut FMES, monsieur Jo Vandercappellen a plus particulièrement développé la 6ème priorité de la Commission « Juncker », « le commerce pour tous ». Plus de 30 millions d’emploi, soit un emploi sur sept dans l’Union européenne, dépendent de l’Union européenne, et chaque milliard d’euros réalisé à l’exportation soutient 14 000 emplois dans l’Union européenne. L’accord de partenariat économique entre l’Union européenne et le Japon, dont les dernières discussions ont abouties favorablement le 8 décembre 2017, est un des multiples exemples de l’action de la Commission permettant l’ouverture des marchés publics étrangers aux entreprises de l’Union et la promotion d’une politique durable de l’environnement et du travail.

La matinée s’est prolongée par un exposé complet et très didactique de madame Daria Catalui, responsable de l’information et de la communication au sein de la direction générale de l’informatique (DIGIT). Cette dernière s’est fixée comme objectif de « mener la transformation numérique de la Commission européenne pour qu’elle puisse exercer son rôle plus efficacement en s’appuyant sur les opportunités offertes par les nouvelles technologies ».

Après un déjeuner offert par la Commission au Kafenio, les auditeurs ont eu le plaisir de retrouver madame Isabelle Mignucci, chargé de communication au Centre de Coordination de la Réaction d’Urgence (ERCC), qui avait participé le 14 décembre 2017 au cycle des conférences organisées par l’Institut FMES. Accueillis au cœur de l’ERCC, ils ont eu l’occasion de mesurer concrètement l’action de ce centre et de la DG ECHO au profit de la protection civile et des opérations d’aide humanitaire européennes.

Les auditeurs au Centre de Coordination de la Réaction d’Urgence

Cette journée du 14 février 2018 s’est achevée place du Petit Sablon au siège du secrétariat général de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN. Madame Ruxandra Popa, secrétaire générale adjointe, et deux de ses collègues ont animé un débat passionnant portant sur le rôle de cette « organisation interparlementaire consultative » fondée en 1955. Composée de 266 délégués issus des 29 pays de l’Alliance (dont dix-huit parlementaires français), l’Assemblée associe également à ses travaux les parlementaires de pays d’Europe centrale et de l’Est et du pourtour méditerranéen et échange régulièrement avec les « observateurs parlementaires » du Japon, d’Australie, ou de Conseil national palestinien. Alors que des auditeurs s’inquiétaient de l’avenir de l’OTAN, une réponse a été opportunément apportée le même jour et à Bruxelles, où les ministres de la Défense de l’OTAN approuvaient la mise en place d’un commandement de forces interarmées pour l’Atlantique, qui aidera à protéger les voies de communication maritimes entre l’Amérique du Nord et l’Europe.

La journée du 15 février a débuté devant les portes du Parlement européen, malheureusement vide de ses députés en cette semaine de « carnaval ». En parfaite cohérence avec le discours tenu la veille, les auditeurs ont pu réviser leurs connaissances du fonctionnement législatif de l’Union européenne et visiter l’hémicycle que certains pensaient n’exister qu’au « Parlement de Strasbourg ». Constitué de 751 députés élus pour cinq ans et présidé depuis le 17 janvier 2017 par l’Italien Antonio Tajani, le Parlement européen, voix des citoyens de l’Union, dispose du même poids que le Conseil de l’Union et détient un pouvoir d’initiative politique réel.

Le séminaire s’est poursuivi place de Louvain, au siège de la Représentation permanente de la France auprès de l’Union européenne. Monsieur Gaël du Bouëtiez, réserviste citoyen, y a présenté les derniers développements de la Politique de Défense et de Sécurité Commune (PSDC) de l’Union européenne, évoqués dans deux articles publiés sur le site de l’Institut FMES les 14 novembre et 28 décembre 2017. Les objectifs de la PSDC, définis par l’article 42 du Traité sur l’Union européenne, visent, via des missions en dehors de l’Union, à « assurer le maintien de la paix, la prévention des conflits et le renforcement de la sécurité internationale conformément aux principes de la charte des Nations unies ». En complément, le colonel (air) Stéphane Heurteaux a rappelé la stratégie globale de l’Union européenne, présentée en 2016 et qualifié de « chainon manquant » des précédents documents. Un rappel des différentes missions civiles et militaires menées en appui de cette PDSC a permis d’illustrer concrètement la réalité du renouveau de la politique européenne en la matière.

Pour conclure et permettre aux auditeurs de la session 2018-2019 de réfléchir au séminaire des 21 et 22 février 2019 et à l’évolution de l’Union européenne, la mise en garde du Secretary of Defense américain, James N. Mattis, exprimée récemment à Florence Parly, ministre des armées, montre que les Etat-Unis prennent au sérieux cette évolution positive de la PSDC : « Secretary Mattis stressed that a strong Europe is a better security partner, but that the EU defense initiatives should complement, not compete with NATO ».

VA(2S) Alain Christienne, directeur de la stratégie de l’Institut FMES

La France et la Turquie, des relations vieilles de cinq cents ans

A l’occasion de la visite officielle du président turc Recep Erdoğan, le Président français, tout en notant les « désaccords sur la vision […] des libertés individuelles », a mis en avant la bonne santé de la coopération bilatérale. Recep Erdoğan a quant à lui rappelé que cette coopération est vieille de 500 ans[1], que 700 000 Turcs vivent en France et que les échanges commerciaux pourraient atteindre vingt milliards d’euros.

Si Emmanuel Macron a souligné l’exemplarité de cette coopération dans le champ de la lutte contre le terrorisme, citant les actions que la France mène sur son sol contre le Parti des travailleurs du Kurdistan (Partiya Karkerên Kurdistan – PKK), le Président turc a insisté sur les liens existants entre le PKK et le Parti de l’Union Démocratique (Partiya Yekîtiya Demokrat – PYD) et sa branche armée des Unités de Protection du Peuple (Yekîneyên Parastina Gel – YPG), fer de lance des Forces démocratiques syriennes, bras armé de la Coalition dans sa lutte contre l’Etat islamique en Irak et au Levant en Syrie. En retour, Emmanuel Macron a dénoncé les processus d’Astana et de Sotchi, qui « ne construiront pas […] la paix parce qu’ils sont biaisés sur le plan politique ».

Sur le Proche-Orient, Emmanuel Macron a confirmé la convergence de vue entre la France et la Turquie, rappelant sa volonté « d’œuvrer pour une paix qui ne peut se construire qu’entre Israéliens et Palestiniens sur la base de la reconnaissance de deux États vivant en paix, ayant l’un et l’autre Jérusalem pour capitale ». Recep Erdoğan avait convoqué sur ce sujet le 13 décembre 2017 une session extraordinaire de l’’Organisation de la Conférence islamique, qui avait appelé « à l’internationalisation de la protection de la paix, à l’imposition de restrictions politiques et économiques en réponse à la décision américaine ».

A propos de la relation avec l’Union européenne, Emmanuel Macron a souhaité « sortir de l’hypocrisie »[2]. Recep Erdoğan a rappelé que la Turquie frappait à la porte de l’Union européenne depuis 54 ans et que cette attente vaine pourrait conduire la Turquie à « prendre des décisions ». La Turquie avait pourtant obtenu le statut de pays candidat à la suite de la réunion du Conseil européen tenue à Helsinki en décembre 1999, la réunion des 16 et 17 décembre 2004 du même Conseil décidant que « la Turquie remplissait suffisamment les critères pour que soient ouvertes des négociations d’adhésion ».

La visite de Recep Erdoğan a été l’occasion pour la Turquie de parapher l’accord portant sur un projet de défense antimissile porté par le consortium franco-italien Eurosam. Ce consortium développe entre autres la famille de missiles Aster 15 et 30 équipant les deux frégates de défense aérienne de la Marine nationale et les frégates européennes multi missions françaises et italiennes. Il équipe également les escadrons de défense sol-air de l’armée de l’air en systèmes sol-air moyenne portée terrestre (SAMP/T). Emmanuel Macron a également rappelé dans ce cadre des relations commerciales stratégiques « l’importance du projet de centrale nucléaire de Sinop, en partenariat avec le Japon ». Ce projet vient en « concurrence » de celui de la centrale d’Akkuyu, confié à la société russe ROSATOM.

Déclaration du Président de la république sur le site de l’Elysée =>

Compte-rendu de la conférence de presse sur le site de la Présidence turque (en anglais) =>

[1] Le traité d’alliance entre François Ier et Soliman le Magnifique a été conclu en février 1536.

[2] « il est clair que les évolutions récentes et les choix ne permettent aucune avancée du processus engagé »

L’Union européenne et la gestion des crises

Support de la conférence prononcée par Isabelle Mignucci le 14 décembre 2017.

Isabelle Mignucci est chargé de communication au Centre de coordination de la réaction d’urgence de la Direction Générale de la Commission européenne pour la protection civile et l’aide humanitaire (DG ECHO).