Toulon

Escale à Toulon de la 5e Session nationale « Enjeux et stratégies maritimes »

Pour leur deuxième escale dans un port, les auditeurs de la 5e Session nationale “Enjeux et stratégies maritimes” se sont rendus à Toulon les 15 et 16 novembre. Plongés dans l’univers interministériel de l’action de l’État en mer, ils ont ainsi pu rencontrer tous les grands acteurs qui y assurent quotidiennement la défense des intérêts de la France et la sécurité des Français, au premier rang desquels la Marine nationale, les Affaires maritimes, les Douanes et la Gendarmerie maritime. Les auditeurs ont été particulièrement impressionnés par la richesse et la franchise de leurs débats avec les plus hautes autorités de la Marine nationale et de ces administrations. Ils ont aussi beaucoup apprécié qu’elles leur consacrent autant de temps précieux pour réfléchir avec eux sur les grands défis auxquels elles sont confrontées et la façon dont elles les relèvent.

Le séminaire a été ouvert le vendredi matin par le vice-amiral d’escadre Laurent Isnard, commandant de la zone maritime Méditerranée et préfet maritime de la Méditerranée. Il a présenté aux auditeurs les grands enjeux stratégiques de la France en Méditerranée, espace maritime particulièrement sensible impacté par des crises et des menaces majeures : révolutions arabes, Syrie, Ukraine, Turquie/Malte, terrorisme, trafics d’armes, de stupéfiants et d’êtres humains…

Présentation des enjeux maritimes en Méditerranée par le vice-amiral d’escadre Laurent Isnard

Ils ont ensuite rencontré les grands acteurs des opérations aéronavales : le vice-amiral Olivier Lebas, adjoint “opérations” du commandant en chef et les contre-amiraux Bernard Velly, chef d’état-major de la force d’action navale, et Guillaume Goutay, commandant la force maritime de l’aéronautique navale. Ils ont ainsi pu découvrir le très haut niveau technologique des moyens de la marine – navires de surface, sous-marins et aéronefs – ainsi que l’expertise et la forte motivation des marins qui les mettent en œuvre. Mais ils ont également touché du doigt les difficultés rencontrées pour maintenir les équipements en condition opérationnelle ainsi que pour recruter et fidéliser des marins de qualité dans un contexte de pression opérationnelle croissante et de forte sollicitation des équipages.

Table ronde sur les opérations aéronavales

L’après-midi, dédiée à l’action de l’État en mer, débuta par une visite du CROSS[1] Méditerranée (CROSSMED) où les auditeurs furent accueillis par son directeur, l’administrateur en chef des affaires maritimes Philippe Michaud. Au cœur de ce bras armé du préfet maritime, qui lui permet de mobiliser l’ensemble des moyens de l’État intervenant en mer, les auditeurs ont pu constater concrètement l’exceptionnelle efficacité de cette organisation interministérielle.

Au CROSSMED avec l’administrateur en chef des affaires maritimes Philippe Michaud

Cette synergie et la satisfaction unanime vis-à-vis de la coordination exercée par le préfet maritime se sont à nouveau manifestées lors de la table ronde qui les a réunis après la visite du CROSSMED. Le commissaire général de la Marine Thierry Duchesne, adjoint du préfet maritime, l’administrateur en chef des affaires maritimes Jean-Luc Hall, directeur interrégional adjoint de la mer, Max Ballarin, directeur régional des garde-côtes de Méditerranée, le colonel Jean-Guillaume Remy, commandant du groupement de Gendarmerie maritime de la Méditerranée et le capitaine de vaisseau Georges-Antoine Florentin, chef du centre des opérations maritimes de Toulon ont en effet affiché une complicité et un esprit de coopération interministériel exemplaires qui ont impressionné les auditeurs.

Table ronde sur l’action de l’État en mer

Cette journée s’acheva par une plongée dans les abysses grâce à une conférence de Michel l’Hour, éminent spécialiste de l’archéologie sous-marine et directeur du Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (DRASSM). Il a su leur communiquer sa passion pour les richesses que recèlent les épaves du « plus grand musée du monde » qui, outre leur exceptionnel intérêt culturel et historique, peuvent représenter de véritables enjeux stratégiques et géopolitiques.

Avec Michel l’Hour, directeur du DRASSM

Le lendemain matin, les visites du porte hélicoptère amphibie Mistral par son commandant, le capitaine de vaisseau Vincent Sébastien, et du sous-marin nucléaire d’attaque Perle par son commandant adjoint navire et l’officier de lutte anti-sous-marine ont permis d’aborder plus concrètement les concepts et théories abordées la veille. Mais ce fut surtout l’occasion pour les auditeurs de rencontrer des marins jeunes, enthousiastes et particulièrement compétents qui ont su leur faire partager leur passion pour un métier exigeant, exercé avec de fortes contraintes dans un environnement parfois difficile et confiné.

Après la visite du sous-marin nucléaire d’attaque « Perle »

Avant de rejoindre leurs pénates la tête remplie d’émotions fortes, les auditeurs ont conclu leur séminaire le samedi après-midi par un point d’avancement des études qui leur ont été confiées par la direction de l’IHEDN.

[1] Centre régional opérationnel de sécurité et de sauvetage.

Escale à Toulon de la 4ème session nationale « Enjeux et stratégies maritimes »

Les auditeurs de la 4ème session “Enjeux et stratégies maritimes” après la visite du sous-marin nucléaire d’attaque Perle

Pour leur première escale dans un port, les auditeurs de la 4ème Session nationale “Enjeux et stratégies maritimes” se sont rendus à Toulon les 12 et 13 octobre, en pleine opération de sauvetage et d’antipollution à la suite d’une collision en mer entre deux navires. Ils ont ainsi pu suivre en temps réel ce que représente la mise en œuvre en mer des moyens des différentes administrations de l’État coordonnées par le préfet maritime, le vice-amiral d’escadre Charles-Henri du CHE. Les auditeurs ont particulièrement apprécié avoir pu partager leurs réflexions avec des interlocuteurs au temps très compté par les circonstances.

La première matinée a été consacrée aux grands enjeux stratégiques de la France en Méditerranée, présentés par le contre-amiral Laurent HEMMER, adjoint territorial au préfet maritime. Après quoi les auditeurs se sont entretenus dans le cadre d’une table ronde avec les grands acteurs des opérations aéronavales en Méditerranée et de la mise en condition opérationnelle des forces aéromaritimes : les contre-amiraux Jean-Frédéric PLOEBNER, adjoint “opérations” du commandant en chef et Olivier LEBAS, commandant la force aéromaritime française de réaction rapide, le vice-amiral d’escadre Jean-Philippe Rolland, commandant la force d’action navale et le capitaine de vaisseau Laurent Machard de Gramont, adjoint “entraînement-opérations” de l’amiral commandant la force maritime de l’aéronautique navale. Pour la plus grande satisfaction des auditeurs, les débats sur les nouveaux équipements français et de la gestion des équipages ont été d’une grande franchise.

Pendant la table ronde « Action de l’État en mer : risques, menaces et enjeux »

L’après-midi, dédiée à l’action de l’État en mer, débuta par une visite du Cross MED. Les auditeurs y furent accueillis par son commandant, l’administrateur en chef des affaires maritimes Philippe Michaud, et l’administrateur général des affaires maritimes Éric Levert, directeur interrégional de la mer. Les grands acteurs méditerranéens de l’action de l’État en mer, le commissaire général de la Marine Thierry Duchesne, adjoint du préfet maritime, Éric Levert, administrateur supérieur des Douanes, Max Ballarin, directeur régional des garde-côtes de Méditerranée et le colonel Jean-Guillaume Remy, commandant du groupement de Gendarmerie maritime de la Méditerranée se sont ensuite réunis autour d’une nouvelle table ronde. Les auditeurs ont ainsi découvert la complicité et la coopération qui lient ces acteurs, très satisfaits de la coordination exercée par le préfet maritime, notamment à l’occasion des opérations en cours.

Cette journée s’acheva par une plongée dans les abysses à travers une conférence de Frédéric Leroy, directeur adjoint du Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (Drasm), consacrée à l’archéologie sous-marine. Les auditeurs mesurent mieux désormais, à quel point le « plus grand musée du monde » recèle des richesses à préserver, qui constituent parfois de véritables enjeux stratégiques et géopolitiques.

Sur la plate-forme hélicoptère de la frégate anti-aérienne Cassard

Le lendemain, les visites de la frégate antiaérienne Cassard et du sous-marin nucléaire d’attaque Perle ont permis d’aborder plus concrètement les concepts et théories abordés la veille. Les auditeurs ont été saisis à cette occasion, par l’enthousiasme, le professionnalisme et le niveau de responsabilité confiés à des marins dont la jeunesse les a surpris. Pour conclure ces journées, ils se sont finalement livrés aux études concoctées par la direction de l’IHEDN avant de rejoindre plein d’émotions fortes en tête leurs pénates.