Pétrole

OPEP : Le retrait du Qatar

Lundi 3 décembre 2018, le nouveau ministre de l’Energie et de l’Industrie du Qatar, Saad AL-KAABI a annoncé lors d’une conférence de presse le retrait de Doha de l’OPEP.

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP, en anglais Organization of the Petroleum Exporting Countries (OPEC)) a été créée en septembre 1960 lors de la Conférence de Bagdad par l’Arabie saoudite, l’Iran, l’Iran, le Koweït et le Venezuela. L’OPEP est une organisation intergouvernementale permanente dont le siège est à Vienne. Elle a pour mission de coordonner et d’unifier les politiques pétrolières de ses pays membres et d’assurer la stabilisation des marchés du pétrole. L’objectif officiel poursuivi est « de garantir aux producteurs de pétrole des prix justes et stables, aux pays consommateurs un approvisionnement efficace et régulier et aux investisseurs un juste retour sur capital ». Le Qatar a été le premier pays à rejoindre ces cinq membres fondateurs en 1961 et a été rejoint par 9 autres Etats. Actuellement, l’OPEP concentre plus de 40% de la production de pétrole mondiale. Parmi les Etats-membres figurent deux Etats d’Amérique latine, la plupart sont issus du Moyen-Orient et d’Afrique. Deux acteurs de la rive sud de la Méditerranée, l’Algérie et la Libye en sont membres.

Lors de la conférence de presse, Saad AL-KAABI, également PDG de Qatar Petroleum, société d’Etat appartenant au Qatar exploitant les activités pétrolières et gazières, a déclaré : « Le Qatar a décidé de se retirer comme membre de l’OPEP avec effet en janvier 2019 ». Cette décision, annoncée comme« difficile » par le ministre,  est officiellement liée à la faible quantité de pétrole produite par l’émirat qui est l’un des plus petits producteurs de l’OPEP au sein de laquelle il bénéficie d’une influence limitée. Le pays continuera de produire du pétrole mais « notre potentiel, c’est le gaz » a affirmé le ministre, l’industrie gazière étant affichée comme la priorité à moyen et long terme dans ce petit Etat de 2,6 millions d’habitants et de 12 000 kilomètres carrés. En effet, Doha est le premier exportateur mondial de gaz naturel liquéfié (GNL) avec une production de 77 millions de tonnes par an qui sera de l’ordre de 110 millions en 2024. Le secteur gazier a permis de transformer et d’enrichir l’économie qatarie.

Cette décision est à rapprocher des tensions avec l’Arabie saoudite. La monarchie apparait isolée sur la scène régionale depuis juin 2017, subissant un embargo économique et diplomatique de la part de Riyad, qui a fermé ses liaisons terrestres, maritimes et aériennes. Le régime wahhabite, qui domine actuellement le cartel, est suivi par ses alliés dont font partie les Emirats arabes unis, Bahreïn et l’Egypte. Tous soupçonnent le Qatar de soutenir des mouvements terroristes, de favoriser les Frères musulmans et de se rapprocher de l’Iran. Sans surprise Saad AL-KAABI a assuré qu’il ne s’agissait pas d’une décision politique mais d’une réflexion sur les moyens de renforcer le profil international du pays par son industrie gazière.

L’annonce du ministre intervient alors qu’une réunion cruciale doit se tenir les 6 et 7 décembre à Vienne entre les pays membres de l’OPEP et leurs partenaires.  Les discussions porteront notamment sur une baisse de la production de pétrole pour enrayer la baisse du prix des barils. Le Qatar y participera, probablement pour la dernière fois. Cet épisode illustre le clivage croissant au sein du Moyen-Orient.

 

L’électricité dans l’Union de l’énergie : éclairer l’avenir

Rapport d’information de MM. Claude KERN et Michel RAISON, fait au nom de la commission des affaires européennes

n° 147 (2017-2018) – 7 décembre 2017

« Combattre les émissions de gaz à effet de serre liées à la sphère énergétique est un objectif dont l’importance justifie amplement qu’il soit traité de façon complète. Il convient d’identifier clairement les trois fractions du mix énergétique par nature à même d’y contribuer : les énergies renouvelables – intermittentes ou non – et la filière électronucléaire.

Symétriquement, la substitution du gaz au charbon est à court-moyen terme l’évolution la plus prometteuse du mix énergétique. Le progrès de l’efficacité énergétique ne peut être négligé, ni pour contenir le réchauffement climatique, ni pour diminuer les émissions de substances toxiques dans l’air.

Les énergies obtenues à partir de sources renouvelables intermittentes sont vraisemblablement destinées à jouer un rôle très important à l’avenir, à condition que leur prix de revient soit raisonnable et que le stockage permette l’utilisation continue d’électricité obtenue à partir d’une ressource intermittente.

Ce rapport d’information examine les évolutions qui devront se faire à un rythme compatible avec la compétitivité industrielle du Vieux Continent et la défense du pouvoir d’achat des citoyens. Cette condition est loin d’être neutre pour les réseaux de transport et de distribution d’électricité, dont l’évolution doit systématiquement être guidée par la sécurité de l’approvisionnement et son coût.

Les pouvoirs publics nationaux – notamment les autorités de régulation – ne sauraient être écartées ni des grands choix stratégiques, ni de la gestion permanente du système énergétique, enjeux majeurs pour les citoyens. »

Vers le site du Sénat ⇒

MARITIME – PORTS – 2016 12 – Dynamique portuaire le Havre et Rouen – ISEMAR N°185

Les deux grands ports de la Seine constituent ensemble la principale façade portuaire française (91 Mt, 40 000 emplois). Leur rôle est fondamental pour les flux conteneurisés, le pétrole et les produits agricoles. Néanmoins, si l’emprise du Havre sur le Bassin parisien et le Centre Ouest de la France est forte, la concurrence est dure sur les régions plus éloignées des Hauts de France et du Grand Est. De même pour les grains, Rouen doit rester le port privilégié d’une grande partie des exportations françaises…

Offshore – 2016 02 – Espoir d’un indépendance énergétique retrouvée en Egypte – IFRI

Le destin pétrolier et gazier de l’Égypte semblait encore scellé en juillet 2015. Cet État, producteur de pétrole depuis près de cent ans1 et de gaz depuis 19752 devait composer avec une dépendance énergétique de plus en plus importante vis-à-vis des marchés extérieurs. En 2010, le pays a pour la première fois, et ce depuis fort longtemps, consommé davantage de produits pétroliers (765 000 barils par jour (b/j)3) qu’il n’a produit de brut (725 000 b/j) et cette tendance s’est ensuite poursuivie…

Arabie saoudite – 2017 02 07 – l’Arabie saoudite mène un projet planétaire d’expansion du totalitarisme religieux wahhabite par P. Conesa – L’Opinion

« Les Saoudiens ont exporté leurs problèmes en finançant les écoles, les madrasas, partout dans le monde islamique ». En reprenant les propos de Richard Holbrooke, ancien ambassadeur américain à l’ONU, Pierre Conesa donne d’emblée le ton de son dernier ouvrage, Dr Saoud et Mr Djihad. Brisant la loi du silence, il dénonce l’aveuglement des pouvoirs publics français qui n’ont jamais vraiment étudié le régime « théocratico-tribal » saoudien qui exporte dans le monde le wahhabisme (terme courant mais erroné puisque les Saoudiens eux-mêmes se qualifiaient dès l’origine de salafistes), une version très rigoriste et intolérante de l’islam sunnite…

Pétrole – 2017 01 27 – Le trop-plein d’or noir n’est pas près de se résorber – Le Monde

Il est bien révolu le temps, pas si lointain, où le monde s’inquiétait du peak oil, ce point culminant de la production pétrolière annonciateur d’un inexorable déclin de l’énergie reine du XXe siècle. C’était il y a seulement quelques années… Dans son dernier rapport prospectif « Energy Outlook 2017 », publié mercredi 25 janvier, BP constate que le trop-plein d’or noir n’est pas près de se résorber, ce qui exacerbera la guerre des parts de marché qui a fait rage pendant deux ans entre les pays producteurs. ….