partenariat

Signature d’une convention de partenariat entre l’institut FMES et l’IEP d’Aix-en-Provence

Jeudi 11 avril, à l’issue du Conseil d’administration, l’institut FMES et l’Institut d’Etudes Politiques d’Aix-en-Provence ont signé une convention cadre de partenariat.
Think tank spécialisé sur le bassin méditerranéen et référence sur les questions géopolitiques, maritimes et en terme de relations internationales, l’institut FMES, qui fête ses 30 ans cette année, continue son développement. Centre de ressources de la région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur pour l’emploi, la formation professionnelle et le développement économique et acteur clé en matière de sécurité et défense, ce partenariat apparaît essentiel au développement des deux organismes et s’inscrit dans la poursuite du rapprochement de l’institut avec le monde de l’enseignement supérieur. En effet, en novembre dernier, l’institut FMES a signé un partenariat de convention avec l’université de Toulon.
L’Institut d’Etudes Politiques ou « Sciences Po Aix » fait partie de l’un des dix instituts d’études politiques de France. Comptant en son sein une vingtaine d’associations étudiantes, elle accueille chaque année 1 900 étudiants de différentes nationalités. Enseignant la multidisciplinarité et tournée vers le monde, cette école, qui a ouvert en 1956, permet la préparation aux concours réputés et sélectifs de la haute administration publique mais forme également aux emplois privés dans des domaines divers telles que la politique, la communication, l’économie ou la défense. Forts d’une année effectuée à l’international (en entreprise ou à l’université), les étudiants de l’IEP d’Aix-en-Provence sont éclairés aux enjeux de notre monde contemporain.
Sciences Po Aix se distingue par son ouverture au monde méditerranéen et plusieurs enseignements axés autour de cette thématique sont également dispensés. Cette caractéristique converge avec les domaines d’expertise et de réflexion de l’institut FMES.
Représenté par son président le vice-amiral (2s) Benoit le Masne de Chermont, l’institut FMES a reçu Monsieur Rostane Mehdi, directeur de l’Institut d’Etudes Politiques, en présence de Messieurs Yannick CHENEVARD et Philippe VITEL, Vice-présidents du conseil régional Sud, Provence-Alpes-Côte d’Azur respectivement délégués à l’emploi-formation et à la défense. L’alliance entre les deux parties a été scellée et promet d’être durable.
Pour le président de l’institut FMES, Benoit le Masne de Chermont, cette convention – signée dans les locaux de l’institut – représente « l’occasion d’effectuer des recoupements thématiques, de mutualiser dans la mesure du possible nos formations, nos études ».

Sommet tripartite Grèce-Egypte-Chypre

Poignée de mains entre Abdel Fattah AL-SISSI, Alexis TSIPRAS et Nikos ANASTASIADES durant le sommet tripartite Grèce-Chypre-Egypte, le 10 octobre
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Les présidents chypriote et égyptien, Nikos ANASTASIADES et Abdel Fattah AL-SISSI et le Premier ministre grec Alexis TSIPRAS se sont réunis à Elounda, en Crète, le 10 octobre 2018, à l’occasion du 6ème sommet Grèce-Chypre-Egypte.

Dans le cadre de ce partenariat trilatéral et sur la base de valeurs et d’intérêts communs, les Etats ont réaffirmé leur volonté d’élargir et d’approfondir leurs relations dans divers domaines. Dans la déclaration commune publiée par le gouvernement chypriote, les chefs d’Etats et gouvernement affirment reconnaitre que « les principes directeurs du partenariat tripartite sont le respect du droit international et les principes consacrés par la Charte des Nations Unies ».

Lors de ce sommet qui a aussi permis des réunions bilatérales, les chefs des trois délégations se sont félicités des avancées depuis le dernier sommet à Nicosie et ont discuté des nombreux enjeux de la région. Parmi les sujets discutés, les questions liées à l’immigration, à la Libye, à la Syrie, au conflit israélo-palestinien ou encore à la pollution et au tourisme ont fait l’objet de débats. Cette coopération trilatérale ayant pour but de lutter contre le terrorisme international et instaurer une sécurité à long terme, préfigure un partenariat renforcé entre l’Union européenne et l’Egypte et précède le sommet UE-Ligue arabe qui se tiendra au début de l’année 2019.

En termes énergétiques, les défis sont nombreux pour l’avenir. Les trois Etats entendent promouvoir une coopération énergétique dans les domaines des hydrocarbures, de l’électricité et des énergies renouvelables. Le débat des énergies a suscité d’importantes discussions, en rapport avec la découverte et l’exploitation prochaine de gisements d’hydrocarbures en Méditerranée orientale qui sont « d’une importance vitale pour la stabilité de la région », la sécurité énergétique s’érigeant en « pierre angulaire de la coopération énergétique trilatérale ».

Les chefs d’Etats et de gouvernement réunis ont exprimé le souhait de renforcer leur coopération par le biais d’une série d’accords concernant l’exploitation et le transfert de gaz naturel, conformément à la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer. Ils entendent du même fait « poursuivre rapidement les négociations sur la délimitation de leurs frontières maritimes communes », en appelant Ankara à cesser ses activités illégales dans la ZEE chypriote. Par ailleurs, les 3 Etats ont également affirmé leur soutien « indéfectible » aux efforts menés par la République de Chypre dans sa recherche d’une solution globale au regard du droit international, dans un contexte d’« occupation militaire illégale par la Turquie ».

En réponse, Ankara, le 12 octobre, par le biais du porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Hami AKSOY, se dit « consternée par les revendications injustifiées contre la Turquie ». En rappelant que les Chypriotes turcs sont copropriétaires de l’île, le pays accuse la partie grecque de l’île d’atrocités commises entre 1963 et 1974 et promet qu’il « continuera résolument de préserver ses droits et intérêts ». La Turquie fustige « ceux qui prennent des mesures au détriment des droits et intérêts légitimes de la République de Turquie et de la République turque de Chypre-Nord ».

La République turque de Chypre-Nord, indépendante depuis 1983 est un Etat non reconnu par la communauté internationale, à l’exception de la Turquie. La Conférence sur Chypre de juin 2017 n’ayant pas abouti « à un règlement durable, global et juste », le mandat des forces de l’ONU, présentes sur l’île depuis 1964, a été prolongé jusqu’au 31 janvier 2019.