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Intervention des forces françaises au Tchad : les explications de la ministre des Armées

 

Florence Parly.
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Le 20 février 2019, la ministre française des Armées, Florence Parly, s’est exprimée devant la Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat à propos de l’intervention de la France au Tchad.

En effet, au début du mois de février 2019, les autorités tchadiennes ont demandé à Paris d’intervenir afin de lutter contre des groupes armés venus de Libye. Du 3 au 6 février dernier, les forces armées françaises sont intervenues dans le nord-est du pays, à l’aide d’avions déployés dans le cadre de l’opération Barkhane. Le Parlement a été officiellement informé conformément à l’article 35 de la Constitution de 1958. En sus des liens historiques entre Paris et N’djaména, la stabilité dans cette région fragile est un enjeu majeur pour la France. A ce titre, Idriss Déby, Président tchadien au pouvoir depuis 28 ans est un allié stratégique et un gage de stabilité.

A l’issue de l’opération, le ministère des Armées a fait savoir que ses forces sont parvenues à empêcher l’incursion d’une cinquantaine de pickups, rappelant que « les forces armées tchadiennes sont un partenaire essentiel de la France dans la lutte contre le terrorisme, tant au Mali, au sein de la Minusma, qu’au sein de la force conjointe du G5 Sahel qu’au travers de son engagement contre Boko Haram ». N’djaména accueille en effet la flotte française d’avions de chasse ainsi que le poste de commandement de l’opération Barkhane.

Face aux interrogations suscitées par cette action « conforme au droit international », Florence Parly a précisé devant le Sénat : « notre aide a d’abord pris la forme de renseignements, puis de démonstrations de forces (…) destinés à impressionner l’adversaire. Dans un troisième temps, nous avons procédé à des frappes aériennes pour arrêter la progression de cette colonne, qui s’était enfoncée ». S’agissant de l’opération Barkhane, elle poursuit : « Cette intervention est sans rapport avec l’opération Barkhane, dont le mandat consiste à lutter contre le terrorisme au Sahel ». Alors que l’intervention au Tchad est pour le moment « interrompue », la ministre des Armées estime qu’elle est « juste ».

L’action française s’inscrit dans une logique de lutte contre les foyers terroristes dans la région. La déstabilisation d’un pays impliqué dans ce combat aurait des conséquences inquiétantes pour toute la région, la France tient donc à éviter un tel scénario.

Si l’action militaire a permis d’éviter une incursion ennemie, Florence Parly se dit toutefois « convaincue que la solution au Sahel n’est pas militaire, mais politique ». L’aide au développement, l’organisation d’élection libres et la prise de conscience des dirigeants locaux sont des objectifs à atteindre pour parvenir à sécuriser la région.