IHEDN

Cap au Nord pour la 4e Session nationale « Enjeux et stratégies maritimes » de l’IHEDN

Dans le magnifique slipway en bois de Boulogne sur Mer datant des années 1960 mais toujours opérationnel.

Sous un vent soufflant en rafales, ce 7ème et dernier séminaire en métropole a fait naviguer les auditeurs de la 4e Session nationale « Enjeux et stratégies maritimes » dans les Hauts de France les 15 et 16 mars 2019. Ils ont successivement fait escale à Dunkerque, Calais et Boulogne-sur-Mer pour concentrer leurs travaux sur les ports et la pêche. Le très grand nombre d’acteurs qui se côtoient, voire se confrontent, dans les espaces maritimes particulièrement exigus de la Manche et de la mer du Nord engendrent des difficultés de sécurité et de planification spatiotemporelle de leurs activités d’autant plus cruciales que les enjeux liés à l’immigration illégale et au Brexit accroissent les inquiétudes et les tensions.

Stéphane Raison, président du directoire du Grand Port Maritime de Dunkerque (GPMD) et auditeur de l’IHEDN, a lancé la journée en présentant aux auditeurs sa vision et sa stratégie pour faire face aux grands enjeux que rencontre Dunkerque – comme les autres ports français – pour répondre à la concurrence internationale et dynamiser sur le sol français l’activité et les emplois associés. C’est ainsi que Norlink Ports, association des ports de la région, met en œuvre une stratégie commune de développement de cette façade maritime majeure. La visite des impressionnantes installations du GPMD – capables d’accueillir les plus gros navires du monde – a parfaitement illustré cette stratégie de long terme où le développement d’une économie circulaire et la préservation de la biodiversité sont les deux principaux piliers d’une politique déterminée de développement durable.

L’administrateur général Dusart, adjoint pour l’action de l’État en mer du préfet maritime Manche et mer du Nord, a complété cette matinée en présentant aux auditeurs les grandes problématiques de défense et de sécurité rencontrées par le préfet maritime, en particulier face à l’immigration illégale et à la perspective du Brexit.

Les audi teurs ont ensuite mis le cap sur Calais où le sous-préfet, Michel Tournaire, accompagné de Jean-Michel Roussel, directeur de la sûreté du port de Calais, de Philippe Mignonet, adjoint au maire et d’un représentant de la PAF[1] a évoqué les grands enjeux de la ville, notamment liés à la proximité avec le Royaume-Uni et les problématiques induites de l’immigration illégale, du Brexit et de la densité du trafic dans le détroit du Pas-de-Calais, le plus fréquenté au monde après celui de Malacca. La visite du port par Jean-Michel Roussel – en particulier celle des impressionnantes installations pour dissuader et détecter toute tentative d’intrusion illégale – a parfaitement illustré la volonté de coopération des gouvernements français et britanniques pour endiguer ce flux de migrants, mais aussi la détermination de ces derniers, prêt à risquer leur propre vie pour traverser la Manche.

Un branle-bas à 4 heures du matin le samedi suivi d’un rapide petit déjeuner ont permis aux auditeurs de visiter la criée de Boulogne, plus grand port de France en volume, sous la conduite d’Alain Cailler, directeur du port. Après une première halte au milieu de poissons fraichement pêchés et débarqués dans la nuit malgré une mer agitée, les auditeurs ont pu assister à une criée totalement informatisée où les technologies les plus modernes ont succédé aux hurlements pittoresques qui régissent encore de nombreuses criées. A l’issue, ragaillardis par le traditionnel petit-déjeuner boulonnais et sa dégustation des produits de la pêche du matin, les auditeurs ont été guidés par Alain Cailler à travers la Capécure. Cette visite du premier centre européen de transformation des produits de la mer riche de 140 entreprises a définitivement convaincu les auditeurs de l’importance stratégique du secteur de la pêche pour la France.

La deuxième partie de la matinée s’est déroulée dans les magnifiques locaux de la communauté d’agglomération du Boulonnais (CAB) où les auditeurs ont été accueilli par Jean-Philippe Vennin, sous-préfet de Boulogne. Après avoir pu participer à deux tables-rondes portant sur les grands enjeux du Boulonnais, notamment le Brexit et la planification spatiale des espaces maritimes, les auditeurs ont terminé leur matinée avec une admiration non contenue pour tous ces marins qui opèrent en mer avec passion dans des conditions difficiles, que ce soit pour y extraire des granulats, pêcher, en préserver la diversité ou y maintenir la sécurité.

Enfin, les auditeurs ont profité de l’après-midi pour poursuivre leurs travaux de comité dans les superbes locaux mis à leur disposition par la Communauté d’agglomération du Boulonnais qui, une fois de plus, les aura superbement reçus.

[1] Police de l’air et des frontières.

Stéphane Raison, président du directoire du GPMD, débattant avec les auditeurs.

L’administrateur général Thierry Dusart répondant aux questions des auditeurs

A la sous-préfecture de Calais avec Monsieur le Sous-préfet Michel Tournaire

Les auditeurs dans l’un des hangars de contrôle des camions à destination du Royaume-Uni

Sur le port de Boulogne dès potron minet autour de son directeur Alain Caillet

Les auditeurs appréciant la qualité des encornets fraîchement pêchés

Sous le vent et les embruns au pied des éoliennes de la jetée du port de Boulogne-sur-Mer

Table ronde avec Jean-Philippe Vennin, sous-préfet de Boulogne, dans les superbes locaux de la Communauté d’agglomération du Boulonnais.

Escales en région Sud pour les auditeurs de la 4e session nationale « Enjeux et stratégies maritimes » de l’IHEDN

 

 

Autour de Julien Talagrand sur le nouveau site de Monaco Marine à la Seyne-sur-Mer

Transports et routes maritimes, marine marchande, technologies et industries navales, câbles sous-marins, grande plaisance, tels sont les grands thèmes de l’économie bleue qui ont conduit les auditeurs de la 4e session nationale « Enjeux et stratégies maritimes » (ESM) de l’IHEDN à se rendre à Marseille et à Toulon pour un séminaire de deux jours.

Accueillis, dès potron minet, le vendredi 1er février matin chez Naval Group à Ollioules par Didier Gilavert, directeur du site, accompagné de Pierrick Etiemble, directeur « Systèmes » du groupe, les auditeurs furent immédiatement plongés dans la haute technologie et les enjeux stratégiques auxquels fait face ce leader mondial du naval de défense dans un contexte international de plus en plus concurrentiel.

Au cours d’une passionnante table ronde sur l’innovation dans l’industrie navale, Jean Gauthier, directeur de la R&D[1] Innovation de Naval Group et Jean-Charles Nahon, président du comité technique du GICAN[2], ont présenté les grandes ruptures technologiques du secteur : navires propres et intelligents, cybersécurité, drones… Les démonstrations et visites d’ateliers qui suivirent en furent une parfaite illustration.

Un court transit vers la prestigieuse tour CMA-CGM, qui surplombe Marseille, puis ce fut une après-midi en immersion dans le monde du transport maritime. Damien Denizot, responsable des grands projets de Marseille, Guillaume Lathelize, vice-président des lignes est-ouest et intra-européennes du groupe, puis Simon Delfau, responsable de la sûreté, ont présenté aux auditeurs les clés de l’extraordinaire épopée du groupe familial fondé par Jacques Saadé, ainsi que les grands enjeux stratégiques de ce secteur essentiel de l’économie bleue. Philippe Garo, directeur de McLeans les a ensuite initiés aux spécificités et aux complexités de l’assurance maritime, qui trouvent leurs origines dans les tavernes londoniennes du XVIIe siècle. Enfin, la visite du Fleet Center et sa capacité de contrôle en temps réel de centaines de navires ont été l’illustration de l’expertise et de la capacité d’innovation de notre fleuron français, qui lui permettent de figurer dans le peloton de tête des armateurs mondiaux.

À l’invitation de Renaud Muselier, président de la région Sud, Provence Alpes Côte-d’Azur, cette première journée particulièrement dense s’est conclue par une soirée conviviale d’échanges à l’Hôtel de Région de Marseille, où Philippe Vitel, vice-président, accompagné de Jean-Claude Richard, directeur de l’institut FMES, centre de ressources de la région et partenaire de l’IHEDN, a présenté les atouts majeurs qui feront que le « XXIe siècle sera maritime dans le Sud ».

 

Pour commencer la seconde journée, les auditeurs ont d’abord été accueillis à la mairie de Toulon par Yannick Chenevard, maire adjoint et vice-président de la Métropole Toulon-Provence-Méditerranée. Ils y ont découvert les potentialités offertes par l’une des plus belles rades d’Europe en matière de développement économique dans des domaines parfois insoupçonnés, la croisière et la grande plaisance, pourtant sources importantes d’emplois pour le territoire.

 

La théorie s’est rapidement concrétisée par une navigation sur la rade – sous un soleil voilé mais par mer calme – marquée d’une escale chez Monaco Marine. Julien Talagrand, directeur du tout nouveau site de l’entreprise à la Seyne-sur-Mer, a ainsi pu exposer les importants investissements qui y ont été portés en partenariat avec la Métropole, ainsi que les premiers yachts accueillis en carénage. Cette traversée de la rade a également permis aux auditeurs   d’admirer la flotte française, notamment le porte-avions Charles de Gaulle, paré à appareiller avec, fait rare au port, de nombreux Rafale en pontée.

 

La dernière escale de cette navigation les a finalement conduits chez Orange Marine à la Seyne. Ils y furent accueillis par Jean-Luc Vuillemin, vice-président sénior d’Orange International networks, infrastructures et services, et auditeur de la 2e session nationale « Enjeux et stratégies maritimes », accompagné de Fréderic Exertier, VP exécutif d’Orange Marine et d’Emmanuel Decugis, directeur du site. Grâce à la visite du navire-câblier Raymond Croze et à l’exposé de Jean-Luc Vuillemin, les auditeurs n’ignorent plus rien des enjeux stratégiques, ni du haut niveau d’expertise et de technicité de l’industrie des câbles sous-marins, autoroutes méconnues mais essentielles concentrant plus de 99 % des communications Internet mondiales. Le samedi après-midi a été consacré aux travaux en comités des auditeurs, dans les salles de travail mises à disposition par Orange Marine.

[1] Recherche & Développement

[2] Groupement des Industries de Constructions et Activités Navales

Intervention de Didier Gilavert chez Naval Group à Ollioules  

Découverte du Fleet Center à la tour CMA-CGM

A l’hôtel de Région Sud Provence Alpes Côte-d’Azur avec le vice-président Philippe Vitel

Avec Yannick Chenevard, adjoint au maire et vice-président de la Métropole Toulon-Provence-Méditerranée


A la coupée du Raymond Croze, navire-câblier d’Orange Marine

En présence d’Emmanuel Decugis, retrouvailles avec Jean-Luc Vuillemin, sénior vice-président d’Orange  et auditeur de la deuxième session nationale « Enjeux et stratégies maritimes »

Escale parisienne pour la 4e session nationale « Enjeux et stratégies maritimes »

La 4e Session nationale « Enjeux et stratégies maritimes » de l’IHEDN rassemblée autour de son directeur, le général de corps d’armée Patrick Destremau.

Après un premier semestre riche en déplacements, les ayant conduits en Bretagne, en Provence et dans les Pays-de-Loire, les 36 auditeurs de la 4e session nationale « Enjeux et stratégies maritimes » se sont retrouvés à Paris les 18 et 19 janvier derniers pour réfléchir avec les grands acteurs de la gouvernance de la politique et des stratégies maritimes françaises.

 

Le contre-amiral Patrick Augier, secrétaire général de la Mer (SGMer) adjoint et acteur majeur de la gouvernance maritime de la France, a exposé aux auditeurs sa vision des enjeux de l’Action de l’État en mer (AEM). Il a rappelé les principes de l’action interministérielle du SGMer, directement subordonné au Premier ministre et a expliqué comment il parvenait à apporter des réponses aux grands défis maritimes que doivent relever la France et ses acteurs économiques.

 

Les enjeux de l’apport des énergies offshores à la grande équation du mix énergétique ont été également largement débattus lors d’une table ronde animée et réunissant Olivier Appert, ancien président de l’IFPEN, Jérôme Ferrier, ancien directeur de la sureté chez Total et président d’honneur des associations française et internationale du gaz, Jean-Georges Malcor, ancien président de CGG et Jean-Luc Longeroche, PDG de Geps Techno.

 

Ensuite, les auditeurs ont été amenés à réfléchir aux grands enjeux des territoires ultramarins de la France, qui lui apportent la majeure partie de sa dimension maritime et constituent un apport considérable à son influence dans le monde, en la positionnant comme nation riveraine de tous les océans.  Grâce à Ericka Bareigts, députée de la Réunion et ancienne ministre des outre-mer, du vice-amiral d’escadre Hervé de Bonnaventure, directeur adjoint de la DGRIS (Direction générale des relations internationales et de la stratégie du ministère des Armées), et d’Alexis Bévillard, directeur de cabinet du directeur des Outre-mer, la table ronde qu’ils ont animée fut particulièrement riche d’enseignements sur « l’Archipel France ».

 

Après la traditionnelle photo de session autour de la direction de l’IHEDN, la première journée de ce séminaire s’est terminée par une intervention du général d’armée François Lecointre, chef d’état-major des Armées. Il s’est adressé à l’ensemble des auditeurs des sessions nationales de l’IHEDN avec une hauteur de vue, une profondeur d’analyse de l’action militaire et surtout avec une liberté de ton qui les a enchantés.

La seconde journée du séminaire a permis d’aborder deux défis majeurs que doivent relever notre pays, l’Europe et l’ensemble des pays du monde de façon plus générale : l’immigration et le développement durable au cœur desquels, une fois de plus, les enjeux maritimes sont premiers.

 

Une table ronde sur l’immigration illégale par voie de mer a réuni le préfet Hugues Besancenot, directeur de l’immigration, le contrôleur général Bernard Siffert, sous-directeur de la Direction centrale de la police aux frontières, Christophe Goussot, du Service européen d’action extérieure et Francis Vallat, président de SOS Méditerranée. Loin du prisme déformant des médias, la richesse et la sérénité des débats a permis aux auditeurs d’appréhender dans leur dimension stratégique tous les aspects de cette problématique majeure où, bien au-delà des seuls aspects sécuritaires, les enjeux de développement et de solidarité entre les peuples sont au cœur de la solution.

 

Enfin, le cycle de conférences du séminaire s’est conclu par une dernière table ronde sur les enjeux de développement durable en mer. Serge Ségura, ambassadeur de France chargé des océans et Patricia Ricard, présidente de l’Institut océanographique Paul Ricard, ont apporté aux auditeurs leur vision sur la façon de conduire différemment le développement des populations de la terre et la nécessité de faire évoluer le corpus juridique pour protéger la biodiversité des mers et des océans qui la recouvrent à 70%.  En effet, ces espaces maritimes, qui constituent à la fois le poumon et le premier réservoir de richesse et de nourriture de l’humanité, doivent absolument être protégés et s’inscrire dans une approche de développement durable.

Le samedi après-midi, traditionnellement consacré aux travaux en comités, a permis aux auditeurs de présenter l’état de leurs réflexions à l’encadrement pédagogique de l’IHEDN sous la direction de son doyen, le professeur des universités Jean-Jacques Roche.

Intervention du secrétaire général de la Mer adjoint, le contre-amiral Patrick Augier.

Serge Ségura et Patrica Ricard évoquent les enjeux de développement durable en mer.

Table ronde sur les grands enjeux de l’outre-mer.

Escale en Pays de Loire pour la 4e session nationale ESM

Les auditeurs autour d’Hervé GASTINEL devant l’usine Bénéteau de Poiré-sur-Vie.

La session nationale « Enjeux et stratégies maritimes » (ESM) de l’IHEDN a mis le cap vers les Pays-de-la-Loire pour son deuxième séminaire en région. Le séminaire est axé sur la construction navale civile, les énergies marines renouvelables et les technologies marines innovantes.

Les auditeurs ont d’abord été reçus chez Bénéteau par Hervé GASTINEL, président du directoire de ce groupe leader mondial sur le marché du nautisme. Ils y ont découvert l’impressionnant site du Poiré-sur-Vie, l’un des vaisseaux amiraux du groupe vendéen, qui lui permet d’honorer un carnet de commandes en forte croissance. Sa chaîne de production délivre en effet, à partir de matériaux bruts et de la confection des coques, ces magnifiques navires de plaisance qui naviguent sur toutes les mers du monde. Cette visite a été complétée par une très riche table ronde sur les « Grands enjeux de la construction navale civile« , au cours de laquelle Hervé GASTINEL, Véronique COUZINOU, journaliste chez Le Marin et Fabrice WEINBACH, directeur sécurité et sûreté maritimes d’OCEA ont présenté aux auditeurs les atouts et les défis des entreprises françaises sur un marché qui rassemble de nombreux acteurs en Pays-de-la-Loire.

Puis ce fut un accueil tout aussi chaleureux à Montoir-de-Bretagne sur le site de General Electric (GE) par Erick PELERIN, son directeur commercial. Une nouvelle table ronde à laquelle se sont joints Paul de La GUERIVIERE, président d’Idéol et Vincent BALES, directeur général de WPD Offshores, auditeurs des précédentes sessions ESM. Les auditeurs ont ainsi plongé dans la filière des Énergies Marines Renouvelables (EMR). À travers des débats animés, ils ont pu approfondir les volets politique, économique, technique et administratif de ce secteur d’activité novateur. Ils ont découvert les principaux freins à leur développement en France et, qu’à l’encontre des idées reçues, les EMR étaient désormais capables de produire de l’électricité à un prix compétitif. Ce fut ensuite la visite de l’impressionnant site de montage de l’usine, où sont assemblés des rotors d’éoliennes offshores flottantes de plus de 400 tonnes.

Après cette première journée riche en visites et débats, les auditeurs ont été accueillis, le samedi, au sein du Technocampus Océan de Nantes par Hubert LECUYER, co-directeur du site et Didier BESNARD, directeur du CEA Tech en régions. En coopération avec l’École centrale de Nantes, acteur majeur de ce technocampus, la matinée a été axée sur la recherche et l’innovation dans le domaine naval.

Les interventions de Didier BESNARD, Philippe BACLET, directeur de WeAMEC et Erwan JACQUIN, responsable de département du bureau Veritas et PDG de Nextflow Software, ont montré l’extraordinaire dynamisme de la recherche dans le domaine maritime. Elles ont également mis en valeur la coopération insoupçonnée entre l’État, le monde universitaire et les entreprises avec un rôle peu connu du CEA, très impliqué dans le soutien aux entreprises, et aux PME notamment. Enfin, ils ont pu constater l’implication de la région des Pays-de-la-Loire et combien la mise en synergie des intelligences et cette fertilisation croisée sur un même site, entre des acteurs issus de la recherche, du secteur public, des industries et du monde universitaire, pouvait être créatrice de valeur et constituer un atout majeur pour les entreprises françaises face à la concurrence internationale.

Riches de ces enseignements, les auditeurs ont repris leurs travaux en comités, dont ils ont présenté les premières étapes au professeur Jean-Jacques ROCHE, doyen de l’IHEDN.

Hervé GASTINEL présente les enjeux de la construction navale civile

Explications d’Erick PELERIN aux auditeurs pendant la table ronde sur les EMR

 Dans l’usine de General Electric à Montoir

Appareillage pour la 4e Session nationale « Enjeux et stratégies maritimes » de l’IHEDN

Le séminaire d’ouverture de la 4ème Session nationale « Enjeux et stratégies maritimes » de l’IHEDN s’est déroulé les 28 et 29 septembre 2018 à l’École militaire à Paris. Ce fut un prélude dense pour les 36 auditeurs de cette année qui sera riche en formations et partage.
La première matinée a été consacrée aux conférences académiques introductives données par les professeurs Philippe VIAL sur les relations politico-militaires dans la France contemporaine et Martin MOTTE sur les grandes puissances maritimes dans l’histoire.
Puis le général de corps d’armée Patrick DESTREMAU, directeur de l’Institut des hautes études de défense nationale, a officiellement ouvert la session, en présence du vice-amiral Benoit le MASNE de CHERMONT, président de l’Institut FMES, avec lequel, depuis de longues années, l’IHEDN entretient un partenariat riche et fructueux qui a pris un nouvel essor dans le domaine maritime.

Ouverture de la session par le général de corps d’armée Patrick DESTREMAU, directeur de l’IHEDN, en présence du vice-amiral (2s) le MASNE de CHERMONT, président de l’institut FMES, partenaire de l’IHEDN

Plusieurs personnalités du monde maritime français se sont ensuite succédées : le préfet Vincent BOUVIER, secrétaire général de la Mer, l’amiral Christophe PRAZUCK, chef d’état-major de la Marine, et Frédéric MONCANY de SAINT-AIGNAN, président du Cluster maritime français. Elles ont naturellement abordé les grands enjeux de la politique maritime de la France, de la défense et de la sécurité en mer, et de « l’économie bleue ».

Monsieur le préfet Vincent BOUVIER, secrétaire général de la Mer répond aux questions des auditeurs

L’amiral Christophe PRAZUCK, chef d’état-major de la Marine, présente le rôle de la Marine nationale face aux grands enjeux de défense et de sécurité en mer

Les auditeurs n’ont pas ménagé les différentes autorités avec leurs nombreuses questions. Ils ont ainsi pu mieux cerner l’importance des enjeux maritimes, l’efficacité de l’organisation française en matière d’action de l’État en mer et les extraordinaires opportunités économiques offertes par les mers et les océans sous réserve d’en préserver la biodiversité.

Frédéric MONCANY de SAINT-AIGNAN, président du Cluster maritime français, explique les grands enjeux de « l’économie bleue ».

Ce séminaire fut aussi l’occasion pour les auditeurs de faire connaissance et mesurer la diversité de leurs origines géographiques et professionnelles, source de « fertilisation croisée » et facteur déterminant de leur recrutement. Ils ont également pu constater combien ils sont unis par leur attrait pour la mer. Une facette supplémentaire de cette fameuse solidarité des gens de mer que découvrent les auditeurs qui ne bénéficient pas d’une culture maritime particulière.

Une parfaite cohésion s’est donc sans surprise immédiatement installée, d’où des débats animés par comités, sur les trois thèmes qui leur avaient été proposés : « Quelle politique et quelles stratégies de la France en Indopacifique ? », « Quelle politique et quelles stratégies de la France vis-à-vis de ses Drom-COM ? », et « Quelle politique et quelles stratégies portuaires pour la France ? ».

Les amarres de la 4e session maritime sont donc larguées, pour une navigation aux escales qui promettent d’être passionnantes, dans de grands ports français (Boulogne-sur-Mer, Brest, Calais, Dunkerque, Lorient, Marseille, Nantes, Saint-Nazaire, Toulon) et des ports internationaux majeurs au cours des missions « Europe » et « Monde », sans compter le centre de l’Europe, Bruxelles.

 

Escales à Dunkerque, Calais et Boulogne pour la 3e session nationale « Enjeux et stratégies maritimes »

C’est dans les Hauts-de-France que les auditeurs de la 3e session nationale « Enjeux et stratégies maritimes » ont jeté l’ancre les 4 et 5 mai avec un séminaire consacré à la gestion des ports, à la sécurité et la planification des espaces maritimes et à la pêche.
Le vendredi 4 mai, l’accueil et les explications de Stéphane Raison, président du directoire du Grand Port Maritime de Dunkerque (GPMD), suivis de la visite concrète de ses installations, ont immédiatement plongé les auditeurs dans les défis industriels et de compétitivité auxquels sont confrontés les grands ports français face à la concurrence internationale. Il s’agit d’anticiper et d’innover avec une véritable préoccupation de développement durable.

Les auditeurs de la 3e SN ESM sur le chantier de construction du nouveau terminal conteneur du Grand Port Maritime de Dunkerque

Appareillage ensuite vers Calais où le sous-préfet, Michel Tournaire, a dressé un panorama des problématiques de sûreté auxquelles est confronté le 2e port de passagers d’Europe. Guidé par Jean-Michel Roussel, directeur de la sûreté du port, les auditeurs ont pu visiter les installations et mesurer concrètement l’importance des mesures prises et le haut niveau de coopération avec les autorités britanniques.

A la sous-préfecture de Calais avec monsieur le sous-préfet Michel Tournaire

 

 

Après cette vision de la sûreté à terre, la journée s’est terminée au CROSS Griz-Nez où l’administrateur en chef des affaires maritimes Philippe Bricquer a montré l’importance du dispositif mis en place pour assurer la sécurité dans le Pas-de-Calais, détroit le plus fréquenté au monde avec celui de Malacca.
Branle-bas aux aurores le samedi pour une visite de la criée de Boulogne en pleine activité où, à 5 heures du matin, les attendait Alain Caillier, directeur du port. Après avoir expliqué aux auditeurs les subtilité de la vente complètement informatisée, il les a accompagné au milieu des poissons et crustacés avant de leur faire visiter le port en soulignant les difficultés rencontrées par les pêcheurs français mais aussi leur passion pour la mer et leur métier.

Explications d’Alain Caillier, directeur du port de Boulogne, lors de la visite de la criée

Revigorés par le traditionnel petit-déjeuner boulonnais, les auditeurs avaient repris suffisamment de forces pour participer à deux tables-rondes portant sur les grands enjeux de la pêche face au Brexit et le ressenti des usagers face aux travaux en cours de planification des espaces maritimes, travaux auxquels a notamment participé Jean-Philippe Vennin, sous-préfet de Boulogne.
Enfin, les auditeurs ont profité de l’après-midi pour poursuivre leurs travaux de comité dans les superbes locaux mis à leur disposition par la Communauté d’agglomération du Boulonnais qui, une fois de plus, les aura superbement reçus.