IHEDN

Escale en Pays de Loire pour la 5e session nationale « Enjeux et stratégies maritimes » de l’IHEDN

Le vendredi 18 octobre, riches de l’intervention matinale du Premier Ministre, Edouard Philippe, qui leur a permis de mieux comprendre les grands enjeux de sécurité et de défense qui nourrirons leur réflexion tout au long de leur formation à l’IHEDN, les auditeurs de la 5e session nationale “Enjeux et stratégies maritimes” ont mis le cap vers les Pays-de-la-Loire. Cette région est en effet particulièrement adaptée aux thèmes de ce séminaire axé sur la construction navale civile, les énergies marines renouvelables et les technologies marines innovantes.

Une première escale aux Chantiers de l’Atlantique à Saint-Nazaire, actuel leader mondial sur le marché de la construction navale de croisière, a permis aux auditeurs de découvrir le site emblématique de cette pépite de l’industrie navale française. Mais au-delà de ses infrastructures impressionnantes, comme la gigantesque forme de montage de 900 mètres de long, c’est bien l’excellence de l’ingénierie et des processus de construction qui, par la maîtrise de la complexité et de la technologie, confère au groupe cette productivité exceptionnelle. Les plus grands paquebots du monde sont ainsi construits en moins de trois ans. Après des débats passionnants avec Stéphane Bourhis, directeur financier du groupe, sur tous les grands enjeux de cette construction, les auditeurs ont pu en voir la concrétisation avec la visite d’un navire en cours de construction, puis du MSC Grandiosa prêt à prendre la mer pour sa croisière inaugurale.

Dès potron minet le samedi, les auditeurs se sont rendus au Technocampus Océan de Nantes où les attendaient Hubert Lécuyer, co-directeur du site, et Didier Besnard, directeur adjoint du CEA Tech. Cette matinée était en effet consacrée aux grands enjeux de la recherche technologique et de l’innovation dans le domaine naval. Philippe Baclet, directeur de WeAMEC et Pierre Serre Combe, directeur du Laboratoire d’Innovation pour les Technologies des Energies Nouvelles et les nanomatériaux au CEA se sont joins à Hubert Lécuyer et Didier Besnard pour animer une matinée de débats particulièrement riches sous le feu nourri des questions des auditeurs. Ces derniers ont ainsi pu découvrir   l’extraordinaire dynamisme de la recherche dans le domaine maritime mais également l’écosystème particulièrement vertueux mis en place par la région des pays de Loire. Le CEA Tech y joue un rôle moteur peu connu de soutien aux entreprises au cœur d’une organisation décloisonnée permettant une synergie exceptionnelle entre l’État, le monde universitaire et les entreprises. Les travaux de recherche conduits sur l’évolution du mix énergétique, le climat et la protection de l’environnement ont particulièrement passionné les auditeurs car ces trois domaines se situent au cœur des travaux de réflexion qui leur ont été confiés par le Premier ministre.

L’après-midi du samedi a débuté par une intervention du général de corps d’armée Patrick Destremau, directeur de l’IHEDN, qui avait fait spécialement le déplacement pour s’adresser aux auditeurs afin de leur faire part de sa vision      sur le rôle de l’IHEDN et les grands enjeux auxquels est confronté l’Institut. Il leur a également demandé un haut niveau d’implication et de qualité de réflexion afin que leurs travaux, attendus par les autorités de l’Etat, puissent les éclairer au mieux en amont de leurs prises de décision.

Forts des orientations et des directives, à la fois du Premier ministre et de leur directeur, les auditeurs ont consacré toute l’après-midi à leurs travaux de comité dont les premiers axes de réflexion devront être présentés à la direction de l’IHEDN le 16 novembre à Toulon lors de leur prochain séminaire.

 

Le Premier ministre s’adressant aux auditeurs

Les auditeurs dans la forme de montage des Chantiers de l’Atlantique

Les auditeurs devant le hall d’accueil du MSC Grandiosa

Les auditeurs à la passerelle du MSC Grandiosa

Hubert Lécuyer, co-directeur du Technocampus Océans, présente son écosystème

Didier Besnard, directeur adjoint du CEA Tech, en débat avec les auditeurs

Pierre Serre-Combe, directeur du Laboratoire d’Innovation pour les Technologies des Energies Nouvelles et les nanomatériaux au CEA, en pleine démonstration sur l’hydrogène

Les auditeurs attentifs à l’écoute des directives de leur directeur, le général de corps d’armée Patrick Destremau 

La 5e session nationale « Enjeux et stratégies maritimes » de l’IHEDN largue les amarres

Ouverture de la 5e session « Enjeux et stratégies maritimes » par Monsieur le Préfet Denis Robin, Secrétaire général de la mer.

Les 27 et 28 septembre 2019 ont été particulièrement riches pour les 35 auditeurs de la 5e session nationale « enjeux et stratégies maritimes » qui ont participé à l’Ecole militaire au séminaire d’ouverture de leur session présidée par Monsieur le Préfet Denis Robin, Secrétaire général de la mer. Pour l’occasion, les auditeurs des deux autres session nationales « Politique de défense » et Armement et économie de défense » ont assisté à son intervention et pu échanger avec lui. En effet, les enjeux maritimes se retrouvent au premier plan de la réflexion stratégique de l’ensemble des auditeurs de l’IHEDN, en particulier cette année où les thèmes confiés à leur réflexion portent sur l’autonomie stratégique de la France et l’incidence de l’évolution du climat sur la défense et la sécurité.

Les auditeurs ont par ailleurs pu réfléchir sur la stratégie au XXIe siècle avec le Professeur Jean-Vincent Holeindre, de l’Université Paris 2 et de l’Institut de recherche stratégique de l’Ecole militaire (IRSEM). Ils ont également bénéficié d’une rétrospective historique de la puissance maritime par Martin Motte, directeur d’études à l’Ecole pratique des hautes études. Enfin, ils ont pu débattre sur les enjeux de défense, de sécurité et économiques liés au monde maritime avec le vice-amiral d’escadre Stanislas Gourlez de La Motte, major général de la Marine, et avec Frédéric Moncany de Saint-Aignan, président du Cluster maritime français.

Mais ce premier séminaire leur a surtout permis de faire connaissance et de mesurer la diversité de leurs origines géographiques, de leurs formations universitaires, de leurs parcours professionnels et de leurs personnalités. Cette diversité, voulue par l’IHEDN et facteur déterminant de leur recrutement, fait se côtoyer des auditeurs parisiens ou de province, appartenant aux différents ministères et à de nombreux secteurs de la société civile. Chaque auditeur apprendra ainsi beaucoup de l’expérience des autres grâce à la « fertilisation croisée » chère à l’IHEDN. Tous disposent d’un point commun : un tropisme maritime qui les a convaincus de rejoindre la session et qui constitue le ciment de la cohésion et de la solidarité propres aux gens de mer.

Facilitée par « l’esprit IHEDN », cette cohésion s’est manifestée dès les premiers instants, suscitant déjà parmi les auditeurs des débats animés et sans tabou lors de leurs premières réflexions en comité sur trois thèmes du monde maritime qui leur ont été confiés : l’Arctique, les énergies offshores et la connaissance des océans nécessaire à la prévention des conséquences de la montée des eaux.

La 3e session maritime a donc largué les amarres pour une circumnavigation passionnante du monde maritime avec des escales dans de grands ports français (Boulogne sur mer, Brest, Calais, Dunkerque, Lorient, Marseille, Nantes, Saint-Nazaire, Toulon) mais aussi à Bruxelles et dans des ports internationaux majeurs lors de leurs missions Djibouti, « Europe » et « Monde ».

Le vice-amiral d’escadre Stanislas Gourlez de La Motte, major général de la Marine et le VAE (2S) Gérard Valin, responsable de la session.

Frédéric Moncany de Saint-Aignan, président du Cluster maritime français et le VAE (2S) Gérard Valin pendant le débat avec les auditeurs.

« Terminé barre et machines » pour la 4e Session nationale « Enjeux et stratégies maritimes »

Les auditeurs de la 4e Session nationale « Enjeux et stratégies maritimes » autour du général de corps d’armée Patrick Destremau, directeur de l’IHEDN.

Que le temps est passé vite pour les 36 auditeurs de la 4e Session nationale « Enjeux et stratégies maritimes » depuis leur première escale parisienne et leur colloque d’ouverture fin septembre 2019. Leurs navigations les auront conduit le long du littoral français à Boulogne, Brest, Calais, Dunkerque, Lorient, Marseille, Nantes, Saint-Nazaire, Toulon, mais également en Europe à Bruxelles, La Haye et Rotterdam et enfin en Corée à Séoul, Inchon, Busan et Ulsan. Et c’est un peu groggy par « le mal de terre » et avec une nostalgie non feinte qu’ils se sont retrouvés le 14 juin à l’École militaire pour leur dernier séminaire.

Ils y ont tenu le traditionnel « colloque des auditeurs », présidé par le préfet Denis Robin, Secrétaire général de la mer, pour lui présenter ainsi qu’à l’amiral Christophe Prazuck, chef d’état-major de la Marine et à Frédéric Moncany de Saint-Aignan, président du Cluster maritime français, le résultat de leurs réflexions sur les sujets qui les ont animé toute l’année. Il s’agissait des politiques et des stratégies de la France en Indo-Pacifique, vis-à-vis de ses territoires ultramarins et dans le domaine portuaire.

A l’image de l’investissement des auditeurs et de leur cohésion forgée au cours de l’année, les présentations et les débats furent particulièrement riches et intéressants entre les auditeurs et leurs invités. Parmi ces derniers étaient présents les auditeurs des anciennes sessions, qui n’étaient pas les derniers à pousser leurs successeurs dans leur retranchement.

Après les interventions du général de corps d’armée Patrick Destremau, directeur de l’IHEDN, de Frédéric Moncany et de l’amiral Christophe Prazuck, le préfet Denis Robin a clôturé le séminaire en félicitant les auditeurs pour leurs travaux puis en leur livrant ses réflexions sur les enjeux maritimes actuels et futurs de la France. Que les pistes ainsi ouvertes rassurent les futurs auditeurs : il reste du pain sur la planche pour les prochaines sessions !

C’est avec la satisfaction du devoir accompli, beaucoup de nostalgie mais la certitude de se revoir bientôt – les futures escales sont déjà programmées – que les auditeurs ont reçu leur diplôme bien mérité. Le banquet s’est terminé tard dans la nuit, rythmé par les rires et les chants de marin.

Le préfet Denis Robin, Secrétaire général de la mer, prononçant son intervention de clôture de la session.

La Corée accueille les auditeurs de la 4e session nationale de l’IHEDN « Enjeux et stratégies maritimes » pour leur mission de fin d’étude

Isolée du continent asiatique par une frontière extrêmement hermétique, la Corée du Sud est devenue un « Etat quasi insulaire » et a construit son développement exceptionnel sur son économie maritime constituant pour les auditeurs une destination idéale. Un programme de 6 jours particulièrement dense leur a offert l’opportunité de nombreuses visites et rencontres permettant de riches débats animés par des personnalités de très haut niveau sur des sujets maritimes variés.

Dès l’après-midi de leur arrivée, ils ont été accueillis à l’ambassade où S.E.M. Fabien Penone, ambassadeur de France en Corée du Sud, assisté de ses grands conseillers, leur a donné les principales clés de lecture pour appréhender ce pays qui connait un essor économique exceptionnel. En effet, de 3ème pays le plus pauvre du monde à l’issue de la Seconde Guerre mondiale, la Corée du Sud est devenue la 11ème puissance économique mondiale. Mais quelle ne fut pas leur surprise en arrivant à l’ambassade de découvrir les photos de Cédric de Pierrepont et d’Alain Bertoncello entourées de fleurs déposées par des Coréens anonymes reconnaissants envers les deux commandos marines français qui avaient donné leur vie pour la libération d’otages parmi lesquels une Sud-Coréenne.

Le général de corps d’armée Patrick Destremau, directeur de l’IHEDN, le vice-amiral d’escadre (2s) Gérard Valin, responsable des sessions nationales “Enjeux et stratégies maritimes” de l’IHEDN, et le général de brigade Guillaume Grimaux, commandant de la Gendarmerie maritime, devant l’ambassade de France en Corée du Sud, où des fleurs ont été déposées à la mémoire de Cédric de Pierrepont et d’Alain Bertoncello.

Intervention de S.E.M. Fabien Penone devant les auditeurs et des personnalités sud-coréennes.

Le lendemain, les auditeurs ont eu d’abord l’occasion d’aborder les grands enjeux de sécurité maritime auxquels sont confrontés la Corée du Sud avec Patrick Defranoux, président de Thales Korea, et avec le président et des chercheurs du Korea Institute for Maritime Strategy (KIMS), partenaire de l’institut FMES qui apporte son expertise maritime à l’IHEDN pour la session nationale « Enjeux et stratégies maritimes ».

L’après-midi fut consacrée à des rencontres plus institutionnelles, au ministère de la Défense nationale d’abord, puis à l’Assemblée nationale, où M. Song Yong-Gil, député sud-coréen, leur a présenté les grands enjeux de la réunification entre les deux Corées.

À l’Assemblée nationale avec le député SONG Yong-Gil

Le mercredi, un dernier passage à l’ambassade de France a permis aux auditeurs d’échanger avec S.E. M. Park Heung-Kyeong, ambassadeur pour les Affaires arctiques de la République de Corée et avec des représentants du ministère des Océans et des Pêches coréen. Ils purent ainsi poser de nombreuses questions sur les ambitions de la Corée du Sud en Arctique – qui a obtenu le statut d’observateur du Conseil de l’Arctique en 2013 – et sur la politique qu’elle conduit pour rendre ses ports plus attractifs face à la forte concurrence de ses voisins.

S.E. M. Park Heung-Kyeong, ambassadeur pour les Affaires arctiques de la République de Corée

Les auditeurs sont ensuite partis à la découverte du port d’Incheon où ils ont visité le KGC Tae Pung Yang VIII 3008, frégate de 3000 tonnes, l’un des fleurons des garde-côtes sud-coréens qui jouent un rôle majeur dans cette Nation maritime par excellence.

La 4e Session nationale “Enjeux et stratégies maritimes” à bord du KGC Tae Pung Yang VIII 3008

Le jeudi, après une soirée passée à découvrir les spécialités culinaires de Séoul, capitale réputée pour sa cuisine de rue (street food), la session s’est rendue à l’état-major de la seconde flotte, stationné à Pyeongtaek. Les auditeurs furent d’abord accueillis par le directeur du musée des Incidents des îles du Nord-Ouest, où leur furent ensuite présentés les enjeux de mémoire liés à l’incident de Baengnyeong, autrement dit le naufrage en 2010 d’une corvette de la Marine coréenne, le Cheonan, torpillée par la Corée du Nord, causant la mort de 46 marins. Ensuite, rejoints par le commandant de la seconde flotte, Coréens et Français réunis par une même émotion, ont respecté une minute de silence à la mémoire de ces marins, au pied de l’épave du Cheonan, renflouée, rénovée et exposée au public au sein de la base navale.

Les auditeurs devant l’épave du Cheonan

Ensuite, les auditeurs ont été reçus de façon particulièrement chaleureuse et professionnelle par la Korea National Defense University (KNDU) dont la fanfare a accueilli les auditeurs à leur arrivée. Cette université de grande renommée est un partenaire de choix pour l’IHEDN qui a signé avec elle un accord de coopération en 2017. L’après-midi, consacrée à un séminaire conjoint entre les deux instituts, a permis des échanges et des débats très riches sur des sujets stratégiques aussi variés que l’influence croissante de la Chine sur la scène internationale – notamment à travers la “Belt Road Initiative” (BRI) – ou les enjeux de sécurité maritime contemporains au premier rang desquels le climat et la protection de la biodiversité marine.

Accueil en fanfare à la Korea National Defense University (KNDU)

Échange de cadeaux avec le général de corps d’armée LEE Seok Gu, président de la KNDU

Les auditeurs à la Korean National Defense University (KNDU)

Cap ensuite au sud-est vers le cœur de l’industrie maritime coréenne pour atteindre Ulsan, ville côtière profondément marquée par l’industrie navale, et profiter d’une nuit bien méritée après un long trajet en bus à travers la campagne coréenne.

Le programme du vendredi fut aussi dense que celui des jours précédents. Dès potron-minet, les auditeurs furent accueillis par le général Ha dans les superbes locaux des garde-côtes du port de la ville équipés de système de contrôle particulièrement modernes, performants et – petite satisfaction – de fabrication française.  Quatrième port au monde pour le transport de liquide, avec 200 millions de tonnes de transits annuels, Ulsan abrite également une construction navale florissante. Le trafic maritime y croît donc sans trêve d’année en année comme le rôle des Garde-Côtes.

La 4e Session nationale “Enjeux et stratégies maritimes” chez les Garde-Côtes d’Ulsan

Toujours à Ulsan, les auditeurs se sont ensuite rendus chez Hyundai Heavy Industries, plus grand constructeur naval au monde, chantiers duquel sont lancés près de 50 navires par an. Cette fulgurante réussite industrielle qui a transformé un village de pêcheur en épicentre du monde maritime depuis 1972, est due à la puissance du groupe Hyundai, l’un des “Chaebol” (grand conglomérat industriel familial) sud-coréens, qui a su intégrer les différentes filiales de son groupe pour maximiser l’efficience de son chantier naval, tout en offrant des solutions globales aux clients du groupe. Hyundai Heavy Industries espère ainsi conserver sa position de chef de file international de la construction navale, en se concentrant notamment sur le lancement de navires et plates-formes à haute valeur technologique. Au cours de cette visite, les auditeurs ont pu apprécier la démesure de ce chantier avec ses quatre kilomètres de quais, ses dizaines de portiques monumentaux capables de soulever les blocs qui, une fois soudés par les 10 000 ouvriers du site, permettent l’assemblage des navires.

Les auditeurs chez Hyundai Heavy Industries, premier chantier naval du monde

La session s’est ensuite dirigée vers Busan, deuxième ville du pays, impressionnante par son étendue, et le contraste flagrant entre la verticalité de ses nombreuses tours et son riche front de mer, où se mêlent plages, ports de pêche, de plaisance et port industriel.

Les auditeurs se sont d’abord rendus au commandement de la Marine de la République Sud-coréenne (“ROK Fleet”), où le vice-amiral Hwang, directeur du centre des opérations maritimes a donné une dimension toute particulière à cette rencontre par sa présentation des enjeux de cette Marine, régulièrement confrontée à des offensives de la part de son voisin du Nord, qui dispose d’un spectre capacitaire étendu, et participe à de nombreux exercices internationaux. Avec ses 70 aéronefs, 140 bâtiments de surface et 10 sous-marins, elle représente d’ailleurs un allié de poids pour la France en Asie. Au point que nos marines ont effectué onze exercices conjoints d’interaction (“Passex”) depuis 2002.

 Avec le vice-amiral Hwang devant le “ROK Fleet” Command

Toujours à Busan, les auditeurs se sont rendus au cimetière du mémorial des Nations unies en Corée, seul cimetière de l’ONU au monde. Ils y ont déposé une gerbe devant le monument dédié aux soldats français du Bataillon de Corée morts lors de la guerre de Corée (1950-1953), en leur hommage, mais aussi en mémoire de Cédric de Pierrepont et d’Alain Bertoncello. Ils eurent ensuite le grand honneur de participer à la cérémonie des couleurs.

Dépôt de gerbe et Marseillaise a capella au monument dédié aux soldats français

 Cérémonie des couleurs au cimetière de la guerre de Corée avec les soldats de l’ONU

Enfin, avant de rentrer à Séoul par le KTX, dérivé du TGV français, les auditeurs ont eu le temps de découvrir le marché aux poissons de Busan, le plus grand de Corée du Sud, pour y faire des découvertes surprenantes et des dégustations pour le moins exotiques…

Plus culturel, le samedi n’en a pas été moins riche et émouvant. En effet, les auditeurs se sont d’abord rendus au Mémorial de la guerre de Corée pour un dépôt de gerbe et un ultime hommage à nos soldats morts pour la France. A 10 000 km des Invalides ont été lues par l’un des leurs les paroles du chant entonné par le commando Hubert lors de la cérémonie en mémoire de Cédric de Pierrepont et d’Alain Bertoncello avant que la Marseillaise ne retentisse à nouveau en plein centre de Séoul sous le regard admiratif de Coréens chez qui le devoir de mémoire est profondément ancré.

Dépôt de gerbe et Marseillaise a capella devant la stèle des soldats du Bataillon de Corée français mort pour la France  

Après la visite de ce mémorial impressionnant puis de celle du palais royal de Gyeongbokgung cœur de l’âme coréenne, et du quartier d’Insadong particulièrement animé, cette mission s’est conclue par un dîner traditionnel coréen. Ce fut l’occasion pour les auditeurs de remercier l’attaché de défense, le colonel David Johan, et son adjoint, le premier-maître Brenier, pour leur investissement dans la réussite de cette mission en Corée qui fut à la fois dense, riche et passionnante.

Cap au Nord pour la 4e Session nationale « Enjeux et stratégies maritimes » de l’IHEDN

Dans le magnifique slipway en bois de Boulogne sur Mer datant des années 1960 mais toujours opérationnel.

Sous un vent soufflant en rafales, ce 7ème et dernier séminaire en métropole a fait naviguer les auditeurs de la 4e Session nationale « Enjeux et stratégies maritimes » dans les Hauts de France les 15 et 16 mars 2019. Ils ont successivement fait escale à Dunkerque, Calais et Boulogne-sur-Mer pour concentrer leurs travaux sur les ports et la pêche. Le très grand nombre d’acteurs qui se côtoient, voire se confrontent, dans les espaces maritimes particulièrement exigus de la Manche et de la mer du Nord engendrent des difficultés de sécurité et de planification spatiotemporelle de leurs activités d’autant plus cruciales que les enjeux liés à l’immigration illégale et au Brexit accroissent les inquiétudes et les tensions.

Stéphane Raison, président du directoire du Grand Port Maritime de Dunkerque (GPMD) et auditeur de l’IHEDN, a lancé la journée en présentant aux auditeurs sa vision et sa stratégie pour faire face aux grands enjeux que rencontre Dunkerque – comme les autres ports français – pour répondre à la concurrence internationale et dynamiser sur le sol français l’activité et les emplois associés. C’est ainsi que Norlink Ports, association des ports de la région, met en œuvre une stratégie commune de développement de cette façade maritime majeure. La visite des impressionnantes installations du GPMD – capables d’accueillir les plus gros navires du monde – a parfaitement illustré cette stratégie de long terme où le développement d’une économie circulaire et la préservation de la biodiversité sont les deux principaux piliers d’une politique déterminée de développement durable.

L’administrateur général Dusart, adjoint pour l’action de l’État en mer du préfet maritime Manche et mer du Nord, a complété cette matinée en présentant aux auditeurs les grandes problématiques de défense et de sécurité rencontrées par le préfet maritime, en particulier face à l’immigration illégale et à la perspective du Brexit.

Les audi teurs ont ensuite mis le cap sur Calais où le sous-préfet, Michel Tournaire, accompagné de Jean-Michel Roussel, directeur de la sûreté du port de Calais, de Philippe Mignonet, adjoint au maire et d’un représentant de la PAF[1] a évoqué les grands enjeux de la ville, notamment liés à la proximité avec le Royaume-Uni et les problématiques induites de l’immigration illégale, du Brexit et de la densité du trafic dans le détroit du Pas-de-Calais, le plus fréquenté au monde après celui de Malacca. La visite du port par Jean-Michel Roussel – en particulier celle des impressionnantes installations pour dissuader et détecter toute tentative d’intrusion illégale – a parfaitement illustré la volonté de coopération des gouvernements français et britanniques pour endiguer ce flux de migrants, mais aussi la détermination de ces derniers, prêt à risquer leur propre vie pour traverser la Manche.

Un branle-bas à 4 heures du matin le samedi suivi d’un rapide petit déjeuner ont permis aux auditeurs de visiter la criée de Boulogne, plus grand port de France en volume, sous la conduite d’Alain Cailler, directeur du port. Après une première halte au milieu de poissons fraichement pêchés et débarqués dans la nuit malgré une mer agitée, les auditeurs ont pu assister à une criée totalement informatisée où les technologies les plus modernes ont succédé aux hurlements pittoresques qui régissent encore de nombreuses criées. A l’issue, ragaillardis par le traditionnel petit-déjeuner boulonnais et sa dégustation des produits de la pêche du matin, les auditeurs ont été guidés par Alain Cailler à travers la Capécure. Cette visite du premier centre européen de transformation des produits de la mer riche de 140 entreprises a définitivement convaincu les auditeurs de l’importance stratégique du secteur de la pêche pour la France.

La deuxième partie de la matinée s’est déroulée dans les magnifiques locaux de la communauté d’agglomération du Boulonnais (CAB) où les auditeurs ont été accueilli par Jean-Philippe Vennin, sous-préfet de Boulogne. Après avoir pu participer à deux tables-rondes portant sur les grands enjeux du Boulonnais, notamment le Brexit et la planification spatiale des espaces maritimes, les auditeurs ont terminé leur matinée avec une admiration non contenue pour tous ces marins qui opèrent en mer avec passion dans des conditions difficiles, que ce soit pour y extraire des granulats, pêcher, en préserver la diversité ou y maintenir la sécurité.

Enfin, les auditeurs ont profité de l’après-midi pour poursuivre leurs travaux de comité dans les superbes locaux mis à leur disposition par la Communauté d’agglomération du Boulonnais qui, une fois de plus, les aura superbement reçus.

[1] Police de l’air et des frontières.

Stéphane Raison, président du directoire du GPMD, débattant avec les auditeurs.

L’administrateur général Thierry Dusart répondant aux questions des auditeurs

A la sous-préfecture de Calais avec Monsieur le Sous-préfet Michel Tournaire

Les auditeurs dans l’un des hangars de contrôle des camions à destination du Royaume-Uni

Sur le port de Boulogne dès potron minet autour de son directeur Alain Caillet

Les auditeurs appréciant la qualité des encornets fraîchement pêchés

Sous le vent et les embruns au pied des éoliennes de la jetée du port de Boulogne-sur-Mer

Table ronde avec Jean-Philippe Vennin, sous-préfet de Boulogne, dans les superbes locaux de la Communauté d’agglomération du Boulonnais.

Escales en région Sud pour les auditeurs de la 4e session nationale “Enjeux et stratégies maritimes” de l’IHEDN

 

 

Autour de Julien Talagrand sur le nouveau site de Monaco Marine à la Seyne-sur-Mer

Transports et routes maritimes, marine marchande, technologies et industries navales, câbles sous-marins, grande plaisance, tels sont les grands thèmes de l’économie bleue qui ont conduit les auditeurs de la 4e session nationale “Enjeux et stratégies maritimes” (ESM) de l’IHEDN à se rendre à Marseille et à Toulon pour un séminaire de deux jours.

Accueillis, dès potron minet, le vendredi 1er février matin chez Naval Group à Ollioules par Didier Gilavert, directeur du site, accompagné de Pierrick Etiemble, directeur “Systèmes” du groupe, les auditeurs furent immédiatement plongés dans la haute technologie et les enjeux stratégiques auxquels fait face ce leader mondial du naval de défense dans un contexte international de plus en plus concurrentiel.

Au cours d’une passionnante table ronde sur l’innovation dans l’industrie navale, Jean Gauthier, directeur de la R&D[1] Innovation de Naval Group et Jean-Charles Nahon, président du comité technique du GICAN[2], ont présenté les grandes ruptures technologiques du secteur : navires propres et intelligents, cybersécurité, drones… Les démonstrations et visites d’ateliers qui suivirent en furent une parfaite illustration.

Un court transit vers la prestigieuse tour CMA-CGM, qui surplombe Marseille, puis ce fut une après-midi en immersion dans le monde du transport maritime. Damien Denizot, responsable des grands projets de Marseille, Guillaume Lathelize, vice-président des lignes est-ouest et intra-européennes du groupe, puis Simon Delfau, responsable de la sûreté, ont présenté aux auditeurs les clés de l’extraordinaire épopée du groupe familial fondé par Jacques Saadé, ainsi que les grands enjeux stratégiques de ce secteur essentiel de l’économie bleue. Philippe Garo, directeur de McLeans les a ensuite initiés aux spécificités et aux complexités de l’assurance maritime, qui trouvent leurs origines dans les tavernes londoniennes du XVIIe siècle. Enfin, la visite du Fleet Center et sa capacité de contrôle en temps réel de centaines de navires ont été l’illustration de l’expertise et de la capacité d’innovation de notre fleuron français, qui lui permettent de figurer dans le peloton de tête des armateurs mondiaux.

À l’invitation de Renaud Muselier, président de la région Sud, Provence Alpes Côte-d’Azur, cette première journée particulièrement dense s’est conclue par une soirée conviviale d’échanges à l’Hôtel de Région de Marseille, où Philippe Vitel, vice-président, accompagné de Jean-Claude Richard, directeur de l’institut FMES, centre de ressources de la région et partenaire de l’IHEDN, a présenté les atouts majeurs qui feront que le “XXIe siècle sera maritime dans le Sud”.

 

Pour commencer la seconde journée, les auditeurs ont d’abord été accueillis à la mairie de Toulon par Yannick Chenevard, maire adjoint et vice-président de la Métropole Toulon-Provence-Méditerranée. Ils y ont découvert les potentialités offertes par l’une des plus belles rades d’Europe en matière de développement économique dans des domaines parfois insoupçonnés, la croisière et la grande plaisance, pourtant sources importantes d’emplois pour le territoire.

 

La théorie s’est rapidement concrétisée par une navigation sur la rade – sous un soleil voilé mais par mer calme – marquée d’une escale chez Monaco Marine. Julien Talagrand, directeur du tout nouveau site de l’entreprise à la Seyne-sur-Mer, a ainsi pu exposer les importants investissements qui y ont été portés en partenariat avec la Métropole, ainsi que les premiers yachts accueillis en carénage. Cette traversée de la rade a également permis aux auditeurs   d’admirer la flotte française, notamment le porte-avions Charles de Gaulle, paré à appareiller avec, fait rare au port, de nombreux Rafale en pontée.

 

La dernière escale de cette navigation les a finalement conduits chez Orange Marine à la Seyne. Ils y furent accueillis par Jean-Luc Vuillemin, vice-président sénior d’Orange International networks, infrastructures et services, et auditeur de la 2e session nationale “Enjeux et stratégies maritimes”, accompagné de Fréderic Exertier, VP exécutif d’Orange Marine et d’Emmanuel Decugis, directeur du site. Grâce à la visite du navire-câblier Raymond Croze et à l’exposé de Jean-Luc Vuillemin, les auditeurs n’ignorent plus rien des enjeux stratégiques, ni du haut niveau d’expertise et de technicité de l’industrie des câbles sous-marins, autoroutes méconnues mais essentielles concentrant plus de 99 % des communications Internet mondiales. Le samedi après-midi a été consacré aux travaux en comités des auditeurs, dans les salles de travail mises à disposition par Orange Marine.

[1] Recherche & Développement

[2] Groupement des Industries de Constructions et Activités Navales

Intervention de Didier Gilavert chez Naval Group à Ollioules  

Découverte du Fleet Center à la tour CMA-CGM

A l’hôtel de Région Sud Provence Alpes Côte-d’Azur avec le vice-président Philippe Vitel

Avec Yannick Chenevard, adjoint au maire et vice-président de la Métropole Toulon-Provence-Méditerranée


A la coupée du Raymond Croze, navire-câblier d’Orange Marine

En présence d’Emmanuel Decugis, retrouvailles avec Jean-Luc Vuillemin, sénior vice-président d’Orange  et auditeur de la deuxième session nationale « Enjeux et stratégies maritimes »

Escale parisienne pour la 4e session nationale “Enjeux et stratégies maritimes”

La 4e Session nationale « Enjeux et stratégies maritimes » de l’IHEDN rassemblée autour de son directeur, le général de corps d’armée Patrick Destremau.

Après un premier semestre riche en déplacements, les ayant conduits en Bretagne, en Provence et dans les Pays-de-Loire, les 36 auditeurs de la 4e session nationale “Enjeux et stratégies maritimes” se sont retrouvés à Paris les 18 et 19 janvier derniers pour réfléchir avec les grands acteurs de la gouvernance de la politique et des stratégies maritimes françaises.

 

Le contre-amiral Patrick Augier, secrétaire général de la Mer (SGMer) adjoint et acteur majeur de la gouvernance maritime de la France, a exposé aux auditeurs sa vision des enjeux de l’Action de l’État en mer (AEM). Il a rappelé les principes de l’action interministérielle du SGMer, directement subordonné au Premier ministre et a expliqué comment il parvenait à apporter des réponses aux grands défis maritimes que doivent relever la France et ses acteurs économiques.

 

Les enjeux de l’apport des énergies offshores à la grande équation du mix énergétique ont été également largement débattus lors d’une table ronde animée et réunissant Olivier Appert, ancien président de l’IFPEN, Jérôme Ferrier, ancien directeur de la sureté chez Total et président d’honneur des associations française et internationale du gaz, Jean-Georges Malcor, ancien président de CGG et Jean-Luc Longeroche, PDG de Geps Techno.

 

Ensuite, les auditeurs ont été amenés à réfléchir aux grands enjeux des territoires ultramarins de la France, qui lui apportent la majeure partie de sa dimension maritime et constituent un apport considérable à son influence dans le monde, en la positionnant comme nation riveraine de tous les océans.  Grâce à Ericka Bareigts, députée de la Réunion et ancienne ministre des outre-mer, du vice-amiral d’escadre Hervé de Bonnaventure, directeur adjoint de la DGRIS (Direction générale des relations internationales et de la stratégie du ministère des Armées), et d’Alexis Bévillard, directeur de cabinet du directeur des Outre-mer, la table ronde qu’ils ont animée fut particulièrement riche d’enseignements sur “l’Archipel France”.

 

Après la traditionnelle photo de session autour de la direction de l’IHEDN, la première journée de ce séminaire s’est terminée par une intervention du général d’armée François Lecointre, chef d’état-major des Armées. Il s’est adressé à l’ensemble des auditeurs des sessions nationales de l’IHEDN avec une hauteur de vue, une profondeur d’analyse de l’action militaire et surtout avec une liberté de ton qui les a enchantés.

La seconde journée du séminaire a permis d’aborder deux défis majeurs que doivent relever notre pays, l’Europe et l’ensemble des pays du monde de façon plus générale : l’immigration et le développement durable au cœur desquels, une fois de plus, les enjeux maritimes sont premiers.

 

Une table ronde sur l’immigration illégale par voie de mer a réuni le préfet Hugues Besancenot, directeur de l’immigration, le contrôleur général Bernard Siffert, sous-directeur de la Direction centrale de la police aux frontières, Christophe Goussot, du Service européen d’action extérieure et Francis Vallat, président de SOS Méditerranée. Loin du prisme déformant des médias, la richesse et la sérénité des débats a permis aux auditeurs d’appréhender dans leur dimension stratégique tous les aspects de cette problématique majeure où, bien au-delà des seuls aspects sécuritaires, les enjeux de développement et de solidarité entre les peuples sont au cœur de la solution.

 

Enfin, le cycle de conférences du séminaire s’est conclu par une dernière table ronde sur les enjeux de développement durable en mer. Serge Ségura, ambassadeur de France chargé des océans et Patricia Ricard, présidente de l’Institut océanographique Paul Ricard, ont apporté aux auditeurs leur vision sur la façon de conduire différemment le développement des populations de la terre et la nécessité de faire évoluer le corpus juridique pour protéger la biodiversité des mers et des océans qui la recouvrent à 70%.  En effet, ces espaces maritimes, qui constituent à la fois le poumon et le premier réservoir de richesse et de nourriture de l’humanité, doivent absolument être protégés et s’inscrire dans une approche de développement durable.

Le samedi après-midi, traditionnellement consacré aux travaux en comités, a permis aux auditeurs de présenter l’état de leurs réflexions à l’encadrement pédagogique de l’IHEDN sous la direction de son doyen, le professeur des universités Jean-Jacques Roche.

Intervention du secrétaire général de la Mer adjoint, le contre-amiral Patrick Augier.

Serge Ségura et Patrica Ricard évoquent les enjeux de développement durable en mer.

Table ronde sur les grands enjeux de l’outre-mer.

Escale en Pays de Loire pour la 4e session nationale ESM

Les auditeurs autour d’Hervé GASTINEL devant l’usine Bénéteau de Poiré-sur-Vie.

La session nationale “Enjeux et stratégies maritimes” (ESM) de l’IHEDN a mis le cap vers les Pays-de-la-Loire pour son deuxième séminaire en région. Le séminaire est axé sur la construction navale civile, les énergies marines renouvelables et les technologies marines innovantes.

Les auditeurs ont d’abord été reçus chez Bénéteau par Hervé GASTINEL, président du directoire de ce groupe leader mondial sur le marché du nautisme. Ils y ont découvert l’impressionnant site du Poiré-sur-Vie, l’un des vaisseaux amiraux du groupe vendéen, qui lui permet d’honorer un carnet de commandes en forte croissance. Sa chaîne de production délivre en effet, à partir de matériaux bruts et de la confection des coques, ces magnifiques navires de plaisance qui naviguent sur toutes les mers du monde. Cette visite a été complétée par une très riche table ronde sur les “Grands enjeux de la construction navale civile“, au cours de laquelle Hervé GASTINEL, Véronique COUZINOU, journaliste chez Le Marin et Fabrice WEINBACH, directeur sécurité et sûreté maritimes d’OCEA ont présenté aux auditeurs les atouts et les défis des entreprises françaises sur un marché qui rassemble de nombreux acteurs en Pays-de-la-Loire.

Puis ce fut un accueil tout aussi chaleureux à Montoir-de-Bretagne sur le site de General Electric (GE) par Erick PELERIN, son directeur commercial. Une nouvelle table ronde à laquelle se sont joints Paul de La GUERIVIERE, président d’Idéol et Vincent BALES, directeur général de WPD Offshores, auditeurs des précédentes sessions ESM. Les auditeurs ont ainsi plongé dans la filière des Énergies Marines Renouvelables (EMR). À travers des débats animés, ils ont pu approfondir les volets politique, économique, technique et administratif de ce secteur d’activité novateur. Ils ont découvert les principaux freins à leur développement en France et, qu’à l’encontre des idées reçues, les EMR étaient désormais capables de produire de l’électricité à un prix compétitif. Ce fut ensuite la visite de l’impressionnant site de montage de l’usine, où sont assemblés des rotors d’éoliennes offshores flottantes de plus de 400 tonnes.

Après cette première journée riche en visites et débats, les auditeurs ont été accueillis, le samedi, au sein du Technocampus Océan de Nantes par Hubert LECUYER, co-directeur du site et Didier BESNARD, directeur du CEA Tech en régions. En coopération avec l’École centrale de Nantes, acteur majeur de ce technocampus, la matinée a été axée sur la recherche et l’innovation dans le domaine naval.

Les interventions de Didier BESNARD, Philippe BACLET, directeur de WeAMEC et Erwan JACQUIN, responsable de département du bureau Veritas et PDG de Nextflow Software, ont montré l’extraordinaire dynamisme de la recherche dans le domaine maritime. Elles ont également mis en valeur la coopération insoupçonnée entre l’État, le monde universitaire et les entreprises avec un rôle peu connu du CEA, très impliqué dans le soutien aux entreprises, et aux PME notamment. Enfin, ils ont pu constater l’implication de la région des Pays-de-la-Loire et combien la mise en synergie des intelligences et cette fertilisation croisée sur un même site, entre des acteurs issus de la recherche, du secteur public, des industries et du monde universitaire, pouvait être créatrice de valeur et constituer un atout majeur pour les entreprises françaises face à la concurrence internationale.

Riches de ces enseignements, les auditeurs ont repris leurs travaux en comités, dont ils ont présenté les premières étapes au professeur Jean-Jacques ROCHE, doyen de l’IHEDN.

Hervé GASTINEL présente les enjeux de la construction navale civile

Explications d’Erick PELERIN aux auditeurs pendant la table ronde sur les EMR

 Dans l’usine de General Electric à Montoir

Appareillage pour la 4e Session nationale “Enjeux et stratégies maritimes” de l’IHEDN

Le séminaire d’ouverture de la 4ème Session nationale “Enjeux et stratégies maritimes” de l’IHEDN s’est déroulé les 28 et 29 septembre 2018 à l’École militaire à Paris. Ce fut un prélude dense pour les 36 auditeurs de cette année qui sera riche en formations et partage.
La première matinée a été consacrée aux conférences académiques introductives données par les professeurs Philippe VIAL sur les relations politico-militaires dans la France contemporaine et Martin MOTTE sur les grandes puissances maritimes dans l’histoire.
Puis le général de corps d’armée Patrick DESTREMAU, directeur de l’Institut des hautes études de défense nationale, a officiellement ouvert la session, en présence du vice-amiral Benoit le MASNE de CHERMONT, président de l’Institut FMES, avec lequel, depuis de longues années, l’IHEDN entretient un partenariat riche et fructueux qui a pris un nouvel essor dans le domaine maritime.

Ouverture de la session par le général de corps d’armée Patrick DESTREMAU, directeur de l’IHEDN, en présence du vice-amiral (2s) le MASNE de CHERMONT, président de l’institut FMES, partenaire de l’IHEDN

Plusieurs personnalités du monde maritime français se sont ensuite succédées : le préfet Vincent BOUVIER, secrétaire général de la Mer, l’amiral Christophe PRAZUCK, chef d’état-major de la Marine, et Frédéric MONCANY de SAINT-AIGNAN, président du Cluster maritime français. Elles ont naturellement abordé les grands enjeux de la politique maritime de la France, de la défense et de la sécurité en mer, et de “l’économie bleue”.

Monsieur le préfet Vincent BOUVIER, secrétaire général de la Mer répond aux questions des auditeurs

L’amiral Christophe PRAZUCK, chef d’état-major de la Marine, présente le rôle de la Marine nationale face aux grands enjeux de défense et de sécurité en mer

Les auditeurs n’ont pas ménagé les différentes autorités avec leurs nombreuses questions. Ils ont ainsi pu mieux cerner l’importance des enjeux maritimes, l’efficacité de l’organisation française en matière d’action de l’État en mer et les extraordinaires opportunités économiques offertes par les mers et les océans sous réserve d’en préserver la biodiversité.

Frédéric MONCANY de SAINT-AIGNAN, président du Cluster maritime français, explique les grands enjeux de “l’économie bleue”.

Ce séminaire fut aussi l’occasion pour les auditeurs de faire connaissance et mesurer la diversité de leurs origines géographiques et professionnelles, source de “fertilisation croisée” et facteur déterminant de leur recrutement. Ils ont également pu constater combien ils sont unis par leur attrait pour la mer. Une facette supplémentaire de cette fameuse solidarité des gens de mer que découvrent les auditeurs qui ne bénéficient pas d’une culture maritime particulière.

Une parfaite cohésion s’est donc sans surprise immédiatement installée, d’où des débats animés par comités, sur les trois thèmes qui leur avaient été proposés : « Quelle politique et quelles stratégies de la France en Indopacifique ? », « Quelle politique et quelles stratégies de la France vis-à-vis de ses Drom-COM ? », et « Quelle politique et quelles stratégies portuaires pour la France ? ».

Les amarres de la 4e session maritime sont donc larguées, pour une navigation aux escales qui promettent d’être passionnantes, dans de grands ports français (Boulogne-sur-Mer, Brest, Calais, Dunkerque, Lorient, Marseille, Nantes, Saint-Nazaire, Toulon) et des ports internationaux majeurs au cours des missions “Europe” et “Monde”, sans compter le centre de l’Europe, Bruxelles.

 

Escales à Dunkerque, Calais et Boulogne pour la 3e session nationale « Enjeux et stratégies maritimes »

C’est dans les Hauts-de-France que les auditeurs de la 3e session nationale « Enjeux et stratégies maritimes » ont jeté l’ancre les 4 et 5 mai avec un séminaire consacré à la gestion des ports, à la sécurité et la planification des espaces maritimes et à la pêche.
Le vendredi 4 mai, l’accueil et les explications de Stéphane Raison, président du directoire du Grand Port Maritime de Dunkerque (GPMD), suivis de la visite concrète de ses installations, ont immédiatement plongé les auditeurs dans les défis industriels et de compétitivité auxquels sont confrontés les grands ports français face à la concurrence internationale. Il s’agit d’anticiper et d’innover avec une véritable préoccupation de développement durable.

Les auditeurs de la 3e SN ESM sur le chantier de construction du nouveau terminal conteneur du Grand Port Maritime de Dunkerque

Appareillage ensuite vers Calais où le sous-préfet, Michel Tournaire, a dressé un panorama des problématiques de sûreté auxquelles est confronté le 2e port de passagers d’Europe. Guidé par Jean-Michel Roussel, directeur de la sûreté du port, les auditeurs ont pu visiter les installations et mesurer concrètement l’importance des mesures prises et le haut niveau de coopération avec les autorités britanniques.

A la sous-préfecture de Calais avec monsieur le sous-préfet Michel Tournaire

 

 

Après cette vision de la sûreté à terre, la journée s’est terminée au CROSS Griz-Nez où l’administrateur en chef des affaires maritimes Philippe Bricquer a montré l’importance du dispositif mis en place pour assurer la sécurité dans le Pas-de-Calais, détroit le plus fréquenté au monde avec celui de Malacca.
Branle-bas aux aurores le samedi pour une visite de la criée de Boulogne en pleine activité où, à 5 heures du matin, les attendait Alain Caillier, directeur du port. Après avoir expliqué aux auditeurs les subtilité de la vente complètement informatisée, il les a accompagné au milieu des poissons et crustacés avant de leur faire visiter le port en soulignant les difficultés rencontrées par les pêcheurs français mais aussi leur passion pour la mer et leur métier.

Explications d’Alain Caillier, directeur du port de Boulogne, lors de la visite de la criée

Revigorés par le traditionnel petit-déjeuner boulonnais, les auditeurs avaient repris suffisamment de forces pour participer à deux tables-rondes portant sur les grands enjeux de la pêche face au Brexit et le ressenti des usagers face aux travaux en cours de planification des espaces maritimes, travaux auxquels a notamment participé Jean-Philippe Vennin, sous-préfet de Boulogne.
Enfin, les auditeurs ont profité de l’après-midi pour poursuivre leurs travaux de comité dans les superbes locaux mis à leur disposition par la Communauté d’agglomération du Boulonnais qui, une fois de plus, les aura superbement reçus.