IHEDN

Escale en Pays de Loire pour la 4e session nationale ESM

Les auditeurs autour d’Hervé GASTINEL devant l’usine Bénéteau de Poiré-sur-Vie.

La session nationale « Enjeux et stratégies maritimes » (ESM) de l’IHEDN a mis le cap vers les Pays-de-la-Loire pour son deuxième séminaire en région. Le séminaire est axé sur la construction navale civile, les énergies marines renouvelables et les technologies marines innovantes.

Les auditeurs ont d’abord été reçus chez Bénéteau par Hervé GASTINEL, président du directoire de ce groupe leader mondial sur le marché du nautisme. Ils y ont découvert l’impressionnant site du Poiré-sur-Vie, l’un des vaisseaux amiraux du groupe vendéen, qui lui permet d’honorer un carnet de commandes en forte croissance. Sa chaîne de production délivre en effet, à partir de matériaux bruts et de la confection des coques, ces magnifiques navires de plaisance qui naviguent sur toutes les mers du monde. Cette visite a été complétée par une très riche table ronde sur les « Grands enjeux de la construction navale civile« , au cours de laquelle Hervé GASTINEL, Véronique COUZINOU, journaliste chez Le Marin et Fabrice WEINBACH, directeur sécurité et sûreté maritimes d’OCEA ont présenté aux auditeurs les atouts et les défis des entreprises françaises sur un marché qui rassemble de nombreux acteurs en Pays-de-la-Loire.

Puis ce fut un accueil tout aussi chaleureux à Montoir-de-Bretagne sur le site de General Electric (GE) par Erick PELERIN, son directeur commercial. Une nouvelle table ronde à laquelle se sont joints Paul de La GUERIVIERE, président d’Idéol et Vincent BALES, directeur général de WPD Offshores, auditeurs des précédentes sessions ESM. Les auditeurs ont ainsi plongé dans la filière des Énergies Marines Renouvelables (EMR). À travers des débats animés, ils ont pu approfondir les volets politique, économique, technique et administratif de ce secteur d’activité novateur. Ils ont découvert les principaux freins à leur développement en France et, qu’à l’encontre des idées reçues, les EMR étaient désormais capables de produire de l’électricité à un prix compétitif. Ce fut ensuite la visite de l’impressionnant site de montage de l’usine, où sont assemblés des rotors d’éoliennes offshores flottantes de plus de 400 tonnes.

Après cette première journée riche en visites et débats, les auditeurs ont été accueillis, le samedi, au sein du Technocampus Océan de Nantes par Hubert LECUYER, co-directeur du site et Didier BESNARD, directeur du CEA Tech en régions. En coopération avec l’École centrale de Nantes, acteur majeur de ce technocampus, la matinée a été axée sur la recherche et l’innovation dans le domaine naval.

Les interventions de Didier BESNARD, Philippe BACLET, directeur de WeAMEC et Erwan JACQUIN, responsable de département du bureau Veritas et PDG de Nextflow Software, ont montré l’extraordinaire dynamisme de la recherche dans le domaine maritime. Elles ont également mis en valeur la coopération insoupçonnée entre l’État, le monde universitaire et les entreprises avec un rôle peu connu du CEA, très impliqué dans le soutien aux entreprises, et aux PME notamment. Enfin, ils ont pu constater l’implication de la région des Pays-de-la-Loire et combien la mise en synergie des intelligences et cette fertilisation croisée sur un même site, entre des acteurs issus de la recherche, du secteur public, des industries et du monde universitaire, pouvait être créatrice de valeur et constituer un atout majeur pour les entreprises françaises face à la concurrence internationale.

Riches de ces enseignements, les auditeurs ont repris leurs travaux en comités, dont ils ont présenté les premières étapes au professeur Jean-Jacques ROCHE, doyen de l’IHEDN.

Hervé GASTINEL présente les enjeux de la construction navale civile

Explications d’Erick PELERIN aux auditeurs pendant la table ronde sur les EMR

 Dans l’usine de General Electric à Montoir

Appareillage pour la 4e Session nationale « Enjeux et stratégies maritimes » de l’IHEDN

Le séminaire d’ouverture de la 4ème Session nationale « Enjeux et stratégies maritimes » de l’IHEDN s’est déroulé les 28 et 29 septembre 2018 à l’École militaire à Paris. Ce fut un prélude dense pour les 36 auditeurs de cette année qui sera riche en formations et partage.
La première matinée a été consacrée aux conférences académiques introductives données par les professeurs Philippe VIAL sur les relations politico-militaires dans la France contemporaine et Martin MOTTE sur les grandes puissances maritimes dans l’histoire.
Puis le général de corps d’armée Patrick DESTREMAU, directeur de l’Institut des hautes études de défense nationale, a officiellement ouvert la session, en présence du vice-amiral Benoit le MASNE de CHERMONT, président de l’Institut FMES, avec lequel, depuis de longues années, l’IHEDN entretient un partenariat riche et fructueux qui a pris un nouvel essor dans le domaine maritime.

Ouverture de la session par le général de corps d’armée Patrick DESTREMAU, directeur de l’IHEDN, en présence du vice-amiral (2s) le MASNE de CHERMONT, président de l’institut FMES, partenaire de l’IHEDN

Plusieurs personnalités du monde maritime français se sont ensuite succédées : le préfet Vincent BOUVIER, secrétaire général de la Mer, l’amiral Christophe PRAZUCK, chef d’état-major de la Marine, et Frédéric MONCANY de SAINT-AIGNAN, président du Cluster maritime français. Elles ont naturellement abordé les grands enjeux de la politique maritime de la France, de la défense et de la sécurité en mer, et de « l’économie bleue ».

Monsieur le préfet Vincent BOUVIER, secrétaire général de la Mer répond aux questions des auditeurs

L’amiral Christophe PRAZUCK, chef d’état-major de la Marine, présente le rôle de la Marine nationale face aux grands enjeux de défense et de sécurité en mer

Les auditeurs n’ont pas ménagé les différentes autorités avec leurs nombreuses questions. Ils ont ainsi pu mieux cerner l’importance des enjeux maritimes, l’efficacité de l’organisation française en matière d’action de l’État en mer et les extraordinaires opportunités économiques offertes par les mers et les océans sous réserve d’en préserver la biodiversité.

Frédéric MONCANY de SAINT-AIGNAN, président du Cluster maritime français, explique les grands enjeux de « l’économie bleue ».

Ce séminaire fut aussi l’occasion pour les auditeurs de faire connaissance et mesurer la diversité de leurs origines géographiques et professionnelles, source de « fertilisation croisée » et facteur déterminant de leur recrutement. Ils ont également pu constater combien ils sont unis par leur attrait pour la mer. Une facette supplémentaire de cette fameuse solidarité des gens de mer que découvrent les auditeurs qui ne bénéficient pas d’une culture maritime particulière.

Une parfaite cohésion s’est donc sans surprise immédiatement installée, d’où des débats animés par comités, sur les trois thèmes qui leur avaient été proposés : « Quelle politique et quelles stratégies de la France en Indopacifique ? », « Quelle politique et quelles stratégies de la France vis-à-vis de ses Drom-COM ? », et « Quelle politique et quelles stratégies portuaires pour la France ? ».

Les amarres de la 4e session maritime sont donc larguées, pour une navigation aux escales qui promettent d’être passionnantes, dans de grands ports français (Boulogne-sur-Mer, Brest, Calais, Dunkerque, Lorient, Marseille, Nantes, Saint-Nazaire, Toulon) et des ports internationaux majeurs au cours des missions « Europe » et « Monde », sans compter le centre de l’Europe, Bruxelles.

 

Escales à Dunkerque, Calais et Boulogne pour la 3e session nationale « Enjeux et stratégies maritimes »

C’est dans les Hauts-de-France que les auditeurs de la 3e session nationale « Enjeux et stratégies maritimes » ont jeté l’ancre les 4 et 5 mai avec un séminaire consacré à la gestion des ports, à la sécurité et la planification des espaces maritimes et à la pêche.
Le vendredi 4 mai, l’accueil et les explications de Stéphane Raison, président du directoire du Grand Port Maritime de Dunkerque (GPMD), suivis de la visite concrète de ses installations, ont immédiatement plongé les auditeurs dans les défis industriels et de compétitivité auxquels sont confrontés les grands ports français face à la concurrence internationale. Il s’agit d’anticiper et d’innover avec une véritable préoccupation de développement durable.

Les auditeurs de la 3e SN ESM sur le chantier de construction du nouveau terminal conteneur du Grand Port Maritime de Dunkerque

Appareillage ensuite vers Calais où le sous-préfet, Michel Tournaire, a dressé un panorama des problématiques de sûreté auxquelles est confronté le 2e port de passagers d’Europe. Guidé par Jean-Michel Roussel, directeur de la sûreté du port, les auditeurs ont pu visiter les installations et mesurer concrètement l’importance des mesures prises et le haut niveau de coopération avec les autorités britanniques.

A la sous-préfecture de Calais avec monsieur le sous-préfet Michel Tournaire

 

 

Après cette vision de la sûreté à terre, la journée s’est terminée au CROSS Griz-Nez où l’administrateur en chef des affaires maritimes Philippe Bricquer a montré l’importance du dispositif mis en place pour assurer la sécurité dans le Pas-de-Calais, détroit le plus fréquenté au monde avec celui de Malacca.
Branle-bas aux aurores le samedi pour une visite de la criée de Boulogne en pleine activité où, à 5 heures du matin, les attendait Alain Caillier, directeur du port. Après avoir expliqué aux auditeurs les subtilité de la vente complètement informatisée, il les a accompagné au milieu des poissons et crustacés avant de leur faire visiter le port en soulignant les difficultés rencontrées par les pêcheurs français mais aussi leur passion pour la mer et leur métier.

Explications d’Alain Caillier, directeur du port de Boulogne, lors de la visite de la criée

Revigorés par le traditionnel petit-déjeuner boulonnais, les auditeurs avaient repris suffisamment de forces pour participer à deux tables-rondes portant sur les grands enjeux de la pêche face au Brexit et le ressenti des usagers face aux travaux en cours de planification des espaces maritimes, travaux auxquels a notamment participé Jean-Philippe Vennin, sous-préfet de Boulogne.
Enfin, les auditeurs ont profité de l’après-midi pour poursuivre leurs travaux de comité dans les superbes locaux mis à leur disposition par la Communauté d’agglomération du Boulonnais qui, une fois de plus, les aura superbement reçus.