Erdogan

L’Union européenne et les négociations interchypriotes

Rapport d’information de M. Didier MARIE, fait au nom de la commission des affaires européennes

n° 663 (2015-2016) – 2 juin 2016

Plus de dix ans après l’échec du plan des Nations unies, dit « plan Annan », les négociations pour la réunification de Chypre (kipriako), divisée depuis 1974, ont été relancées en mai 2015. Les dirigeants des deux communautés espèrent désormais aboutir à un règlement dans les prochains mois. Des questions cruciales ne sont pour autant pas encore tranchées, qu’il s’agisse des ajustements territoriaux, des modalités de restitution des propriétés des personnes déplacées ou des garanties de sécurité visant l’île, définies par un traité de 1960 dont la Grèce, le Royaume-Uni et la Turquie sont signataires. L’armée de cette dernière occupe aujourd’hui, au nord de l’île, 36 pour cent du territoire chypriote. Le gouvernement turc ne reconnaît pas, par ailleurs, la République de Chypre depuis 1963, date du retrait des représentants de la communauté turque de ses institutions.

L’ambition affichée par le plan Annan en 2004 était de permettre une adhésion à l’Union européenne d’une île réunifiée. Les incertitudes entourant la gouvernance du nouvel État et la question du retour des populations déplacées avaient néanmoins conduit les habitants de la République de Chypre à rejeter le dispositif par référendum. La réappropriation chypriote du processus par les dirigeants des deux entités comme l’absence de calendrier peuvent aujourd’hui dissiper l’impression d’une solution dans l’urgence, imposée par des acteurs extérieurs. Les négociations restent suivies de près par les Nations unies mais aussi par l’Union européenne, qui n’entend pas toutefois être partie prenante compte tenu du statut d’État membre de la République de Chypre.

Il n’en demeure pas moins que l’Union européenne dispose d’un rôle particulier à jouer dans ce processus. D’une part, parce que la réunification supposera l’intégration du nord de l’île – région dans laquelle elle mène déjà des actions de financement – en son sein et, d’autre part, parce que ces discussions interviennent au moment où, dans le contexte de la crise des migrants, une relance des négociations d’adhésion avec la Turquie est observée. Au-delà, la réunification aurait valeur de symbole au sein d’une Union européenne traversée ces dernières années par les séparatismes.

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Turquie – 2016 11 01 – Une très violente stratégie d’empire, par H. Bozarslan – Revue Défense

Revue Défense – Selon vous, qui est derrière le coup d’État manqué en Turquie du 15 juillet dernier ? Le président turc Recep Tayyip Erdogan accuse le mouvement islamiste Gülen. Qu’en est-il en réalité ?

Hamit Bozarslan – Trois mois après, cette question n’a toujours pas de réponse. Le pouvoir turc accuse la communauté de Fethullah Gülen, mais il s’agit là d’une solution de facilité. Il n’est pas exclu qu’une fraction des officiers qui ont tenté le coup d’État fasse partie de cette communauté. Mais depuis le 15 juillet, nous ne disposons toujours pas d’organigramme, ni de preuve tangible. […]

Turquie – 2017 01 24 – Les relations turco-américaines à la croisée des chemins, par J. Marcou – OVIPOT

Alors que l’investiture de Donald Trump vient de s’achever, et que s’ouvre la conférence d’Astana, qui ignore les Occidentaux dans la recherche d’une solution négociée au conflit syrien, beaucoup s’interrogent sur l’avenir des relations turco-américaines. « Boostés » par l’élection de Barack Obama qui, en avril 2009, avait réservé à la Turquie l’un de ses premiers déplacements officiels et un discours à la grande assemblée nationale, avant même celui délivré, deux mois plus tard, à l’Université du Caire, les rapports entre Ankara et Washington …

Turquie – 2016 08 13 – Je demande une enquête internationale sur le putsch raté de la Turquie, par F. Gülen – Le Monde

Accusé par le président turc Erdogan d’être l’instigateur de la tentative de coup d’Etat du 15 juillet, le fondateur du mouvement Hizmet annonce qu’il se pliera aux conclusions d’une commission internationale indépendante et dénonce une dérive autoritaire du pouvoir ;

Le soir du 15 juillet, la Turquie a connu la plus grande catastrophe de son histoire récente : le pire acte terroriste perpétré sur son sol. Le peuple, qui pensait que l’ère des interventions militaires était définitivement close, a pris son courage à deux mains …

Irak – 2016 11 04 – Ankara face aux ambitions iraniennes, par F. Alani – Orient XXI

Dans un avertissement à Téhéran et à Washington, un homme politique turc avait revendiqué la ville de Mossoul. Ce n’était pas Recep Tayyip Erdogan. Nous n’étions pas en 2016. C’était en 1983, en pleine guerre entre l’Iran et l’Irak et le premier ministre Turgut Ozal était alors l’homme fort du pays. Pourtant d’origine kurde, il avait une vision nationaliste, voire expansionniste. Des revendications du même ordre ont été émises en 1995 et en 2003, cette fois par l’ancien président Suleyman Demirel. En ce sens, Erdogan s’aligne…