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Boko Haram : la crainte d’une recrudescence des violences


Otages de Boko Haram en 2015. Tous droits réservés.

Ces dernières semaines, l’armée nigériane et les civils ont fait face à une multiplication d’attaques de la part des combattants de la faction de Boko Haram de l’Etat islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP), ce qui accrédite la thèse selon laquelle le groupe a accru ses capacités de nuisance. Depuis août 2016, le groupe s’est scindé en deux. Abubakar SHEKAU, jugé trop extrémiste, est écarté par l’Etat islamique et prend la tête d’une faction reprenant le nom originel de « Groupe sunnite pour la prédication et le djihad ». Abou Mosab AL-BARNOUI est préféré par l’EI et devient le leader de l’ISWAP dont le but est de ne viser que les cibles dites « dures », en l’occurrence militaires et gouvernementales.

Parmi les attaques proférées, l’exécution de Saifura KHORSA, une sage-femme employée du Comité international de la Croix Rouge (CICR) après plus de six mois de détention et une demande de rançon au montant exorbitant ignorée. La semaine dernière, les combattants de Boko Haram ont ouvert le feu sur des villageois.

Les raisons de cette escalade de violences peuvent s’expliquer par la mort supposée de Mamman NUR, d’origine camerounaise et numéro 2 de l’organisation, abattu selon le quotidien nigérian Daily Trust par des combattants d’ISWAP. NUR, engagé dans l’organisation depuis ses débuts et proche de son fondateur Mohamed YUSUF, revendiquait depuis plusieurs années une approche plus modérée du conflit. Son élimination présupposée laisse entendre que les éléments les plus radicaux de l’ISWAP ont pris la tête du groupe et partageraient le même point de vue de SHEKAU en termes de violence et d’affrontements selon l’AFP. A l’heure actuelle, la faction de l’EI domine les rives du lac Tchad dans l’Etat du Borno alors que le groupe dominé par SHEKAU se concentre autour de la forêt de Sambisa.

S’il n’est pas certain d’affirmer la mort de NUR, ses prises de position le tiennent à l’écart et menacent sa fonction et sa vie. Abou Mosab AL BARNAWI, numéro 1, serait lui aussi en danger.

Alors qu’en février 2019 doivent se tenir des élections générales, le conflit des insurgés islamistes envers la population civile et le pouvoir en place qui a fait plus de 27 000 morts et 2,6 millions de déplacés depuis 2009, laisse craindre des violences grandissantes.

Egypte – 2015 07 08 – Coup de force planifié de l’étranger – Al Ahram hebdo

Al-Ahram Hebdo : Comment évaluez-vous les dernières violences dans le Sinaï entre l’armée et les groupes terroristes ?

Hisham Halabi : Les derniers événements du Sinaï ont révélé que la guerre de quatrième génération ou « guerre asymétrique entre armées et organisations extrémistes transfrontalières » bat son plein. Les forces égyptiennes ont réussi à déjouer le plus grand plan tissé par ces groupes contre l’Egypte, et avec lequel ils ont voulu s’imposer et contrôler des points stratégiques du Sinaï pour déclarer un émirat islamique. Les forces armées ont prouvé, lors de la bataille, leur compétence à faire face à ces groupes, bien que ceux-ci aient utilisé pour la première fois des nouvelles tactiques opérationnelles…

Egypte – 2014 09 23 – L’EI appelle les islamistes du Sinaï à la violence en Egypte – D. Minoui – Le Figaro

Les autorités du Caire s’inquiètent de plus en plus d’une possible affiliation entre Daech et les combattants d’Ansar Beit al-Maqdis, une organisation terroriste locale qui ébranle la péninsule du Sinaï.
Le message adressé aux djihadistes du Sinaï est glaçant. « Placez des explosifs sur les routes. Attaquez leurs bases, faites irruption à leurs domiciles. Tranchez-leur la tête. Qu’ils ne se sentent nulle part en sécurité », déclare, en référence aux forces de sécurité égyptiennes, Abou Mohammed al-Adnadi, un porte-parole de l’État islamique, dans un communiqué diffusé lundi sur Internet…

Défense – 2016 07 06 – Les défis stratégiques de l’OTAN avant Varsovie – Sciences Po

Pendant la Guerre froide, le mandat opérationnel de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) était limité à la mission de défense collective de l’Article 5. La disparition de la menace soviétique a engendré une profonde réorientation stratégique et doctrinale de l’Alliance, alors que les guerres civiles dans les Balkans, suivies par les attentats du 11 septembre 2001, ont imposé un changement fondamental dans le caractère opérationnel de l’OTAN et sa compétence géographique. L’OTAN est graduellement passé d’une posture défensive à une organisation expéditionnaire avec un élargissement géographique important de ses missions (Sperling, Webber 2016)…

Daech – 2015 06 12 – La coalition perce les secrets de Daech par G. Malbrunot – Le Figaro

Ce n’est pas le moindre des paradoxes. Alors que Daech accroît son emprise territoriale sur la Syrie et l’Irak, l’organisation djihadiste a de plus en plus de mal à dissimuler ses secrets de fonctionnement. Plusieurs de ses récents revers soulignent une capacité croissante de la coalition internationale d’infiltrer sa « boîte noire », grâce à de précieux renseignements glanés sur la mouvance djihadiste qui se découvre en grandissant. Il y eut d’abord le 16 mai, près de Deir ez-Zor en Syrie, l’élimination d’Abou Sayyaf, le financier tunisien en charge de la contrebande de pétrole et impliqué dans le commerce des otages, deux des principales sources de revenus de l’État islamique (EI)…

Algérie – 2016 03 03 – Terrorisme et Libye, l’Algérie en première ligne – Le Point Afrique

L’Algérie fait face à plusieurs défis sécuritaires intenses. D’abord, sur son flanc est, empêcher la Libye de devenir un « Libyenistan », selon l’expression du Premier ministre Abdelmalek Sellal, tout en surveillant d’un œil attentif les turbulences du voisin tunisien dont la révolution dite de Jasmin n’en finit pas de faner. Sur le plan interne se profile désormais une crise économique et sociale alors que le prix du baril est tombé à un niveau si bas qu’il ne permet plus à l’État de continuer à acheter, à grands coups de subventions, la déjà très relative paix sociale. Akram Kharief, journaliste spécialisé dans les questions de sécurité et animateur du très bien renseigné site Secretdifa3.net, analyse pour Le Point Afrique les enjeux sécuritaires que connaît l’Algérie.

Turquie – 2016 11 01 – Une très violente stratégie d’empire, par H. Bozarslan – Revue Défense

Revue Défense – Selon vous, qui est derrière le coup d’État manqué en Turquie du 15 juillet dernier ? Le président turc Recep Tayyip Erdogan accuse le mouvement islamiste Gülen. Qu’en est-il en réalité ?

Hamit Bozarslan – Trois mois après, cette question n’a toujours pas de réponse. Le pouvoir turc accuse la communauté de Fethullah Gülen, mais il s’agit là d’une solution de facilité. Il n’est pas exclu qu’une fraction des officiers qui ont tenté le coup d’État fasse partie de cette communauté. Mais depuis le 15 juillet, nous ne disposons toujours pas d’organigramme, ni de preuve tangible. […]

Algérie – 2016 06 22 – L’armée algérienne multiplie les opérations antiterroristes, par Ch. Bozonet – Le Monde

Plusieurs dizaines de morts et des saisies d’armes record. L’armée algérienne multiplie, depuis le début de l’année, les opérations antiterroristes. Si le ministère de la défense ne précise pas à quel groupe appartiennent les individus ciblés (Al-Qaida au Maghreb islamique – AQMI – ou organisation État islamique – EI), l’objectif des autorités est d’empêcher toute installation de cellules de l’EI dans un pays où persistent des foyers de terrorisme au nord. Aux frontières sud et est, ce sont …