Egypte

Rapport de groupe interparlementaire d’amitié – L’Égypte, un marché aux atouts multiples

Avec un potentiel de 100 millions d’habitants à l’horizon de 2020 et un positionnement stratégique exceptionnel au carrefour de trois continents et de deux mers, sur la route des flux commerciaux de la région avec le canal de Suez, l’Égypte dispose d’atouts exceptionnels.

Organisé le 20 février 2017, au Palais du Luxembourg, en partenariat avec Business France et placé sous le haut patronage du Président Gérard Larcher, un grand colloque économique a permis de mettre en lumière les multiples potentialités de ce pays, berceau d’une des plus anciennes et des plus riches civilisations du monde, doté « d’une profondeur et d’une richesse historique, culturelle et touristique inouïes » selon les termes de M. André Parant, ambassadeur de France au Caire.

En ouverture, Mme Catherine Morin-Desailly, présidente du groupe interparlementaire d’amitié France Egypte et M. Tarek Kabil, ministre du Commerce et de l’Industrie de la République arabe d’Égypte, ont rappelé l’ampleur des réformes économiques engagées par ce pays, soulignant en particulier le développement des infrastructures, l’apurement de la situation financière, l’évolution positive de la législation et les améliorations de la gouvernance. Influente dans le monde arabe et en Afrique, l’Égypte se trouve désormais au coeur d’une zone de libre échange élargie, suite à la fusion, en juin 2015, du marché commun pour l’Afrique de l’Est et du Sud (COMESA), de la communauté de l’Afrique de l’Est (CAE) et de la communauté de développement de l’Afrique australe (SADC).

Les différentes tables rondes, auxquelles ont participé une vingtaine d’intervenants, ont permis d’aborder les opportunités sectorielles et la place des entreprises françaises sur ce marché d’avenir.

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Rapport d’information sur le volet méditerranéen de la politique de voisinage de l’Union européenne

La Commission européenne a présenté, le 18 novembre dernier, une communication proposant une révision de la politique de voisinage. Cette nouvelle approche, plus réaliste, permet de repenser le cadre des relations euro-méditerranéennes. L’Union européenne n’avait en effet pas véritablement réévalué ses relations avec la rive Sud de la Méditerranée à la lumière des conséquences politiques, économiques et migratoires des printemps arabes. L’afflux de réfugiés à ses frontières dans un premier temps et la multiplication des attentats revendiqués par Daech ensuite ont contribué à réviser sa position initiale, fondée sur un soutien aux réformes démocratiques, à la promotion d’une vaste zone de libre-échange pan-euro-méditerranéenne et à la signature de partenariats pour la mobilité avec plusieurs pays. Ces solutions se sont révélées en décalage avec la réalité de la crise migratoire mais aussi avec les aspirations de ses partenaires, en attente de solutions différenciées, pas uniquement économiques.

Le Conseil a validé le 14 décembre 2015 cette réorientation de la politique de voisinage, destinée désormais à diffuser les valeurs européennes mais aussi à défendre les intérêts de l’Union européenne. Il s’agit aujourd’hui d’assurer la stabilité à ses frontières par un soutien précis et efficace, destiné à favoriser la sécurité de la région, le développement de véritables coopérations économiques dépassant le seul libre-échange et la poursuite des réformes démocratiques. Cette ambition doit être soutenue. Elle passe aussi par une rationalisation des instruments dont dispose l’Union européenne et en particulier par la promotion de l’Union pour la Méditerranée.

Cette révision de la stratégie globale incite également à une nouvelle approche des relations bilatérales entre l’Union européenne et chacun de ses partenaires méditerranéens. L’association avec l’Égypte, distendue ces dernières années, pourrait ainsi être repensée dans les mois à venir pour incarner au mieux la nouvelle politique de voisinage.

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Offshore – 2016 02 – Espoir d’un indépendance énergétique retrouvée en Egypte – IFRI

Le destin pétrolier et gazier de l’Égypte semblait encore scellé en juillet 2015. Cet État, producteur de pétrole depuis près de cent ans1 et de gaz depuis 19752 devait composer avec une dépendance énergétique de plus en plus importante vis-à-vis des marchés extérieurs. En 2010, le pays a pour la première fois, et ce depuis fort longtemps, consommé davantage de produits pétroliers (765 000 barils par jour (b/j)3) qu’il n’a produit de brut (725 000 b/j) et cette tendance s’est ensuite poursuivie…

Egypte – 2015 07 08 – Coup de force planifié de l’étranger – Al Ahram hebdo

Al-Ahram Hebdo : Comment évaluez-vous les dernières violences dans le Sinaï entre l’armée et les groupes terroristes ?

Hisham Halabi : Les derniers événements du Sinaï ont révélé que la guerre de quatrième génération ou « guerre asymétrique entre armées et organisations extrémistes transfrontalières » bat son plein. Les forces égyptiennes ont réussi à déjouer le plus grand plan tissé par ces groupes contre l’Egypte, et avec lequel ils ont voulu s’imposer et contrôler des points stratégiques du Sinaï pour déclarer un émirat islamique. Les forces armées ont prouvé, lors de la bataille, leur compétence à faire face à ces groupes, bien que ceux-ci aient utilisé pour la première fois des nouvelles tactiques opérationnelles…

Egypte – 2014 09 23 – L’EI appelle les islamistes du Sinaï à la violence en Egypte – D. Minoui – Le Figaro

Les autorités du Caire s’inquiètent de plus en plus d’une possible affiliation entre Daech et les combattants d’Ansar Beit al-Maqdis, une organisation terroriste locale qui ébranle la péninsule du Sinaï.
Le message adressé aux djihadistes du Sinaï est glaçant. « Placez des explosifs sur les routes. Attaquez leurs bases, faites irruption à leurs domiciles. Tranchez-leur la tête. Qu’ils ne se sentent nulle part en sécurité », déclare, en référence aux forces de sécurité égyptiennes, Abou Mohammed al-Adnadi, un porte-parole de l’État islamique, dans un communiqué diffusé lundi sur Internet…

Egypte – 2014 02 05 – Ansar Beit al-Maqdis ébranle l’Egypte par D. Minoui – Le Figaro

Ce groupe, sans doute lié à l’État islamique en Irak et au Levant, est derrière la récente vague d’attentats.
C’est «la» véritable menace qui pèse aujourd’hui sur l’Égypte. D’abord cantonnée au Sinaï, l’organisation djihadiste Ansar Beit al-Maqdis, derrière la vague d’attentats qui déteint sur le pays, porte la marque d’une sophistication croissante et d’une probable affiliation avec l’État islamique en Irak et au Levant (EIIL). «Il existe un vrai risque de déstabilisation du pays», observe David Barnett, chercheur auprès de la Fondation pour la défense des démocraties, même si, ajoute-t-il, «on en sait encore peu sur l’organigramme et les capacités réelles d’Ansar Beit al-Maqdis»…