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Conférence : « Accords internationaux et souveraineté des Etats » par le colonel Nicolas COUSSIERE

Colonel Nicolas COUSSIERE – Ancien conseiller militaire à la commission du désarmement de l’ONU à Genève

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N.B. : La conférence est gratuite pour les adhérents à jour de leur cotisation et pour les étudiants (sur présentation d’une carte d’étudiant en cours de validité)

Pour les non-adhérents : 10 € pour une personne – 15 € pour un couple

 

Conférence : « La sécurité au Sahel » par Alain ANTIL

Alain ANTIL – Chercheur à l’IFRI et directeur du Centre Afrique subsaharienne 

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La situation sécuritaire au Sahel s’est dégradée en 2018, avec une nette extension des zones touchées par la violence au Mali, au Niger et au Burkina Faso. Les dynamiques locales de conflit prennent très largement le pas sur le djihadisme international, ce qui interroge les modalités d’intervention de la communauté internationale, et en premier lieu l’opération française Barkhane. Certaines armées nationales sont aujourd’hui en difficulté et essayent de mutualiser leurs efforts, notamment dans la construction de la Force Conjointe du G5 Sahel.

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Bulletin d’adhésion 2019

Conférence : « L’intelligence : de l’infodictat d’hier à l’infodetox de demain » par Pascal FRION

Pascal FRION – Chercheur Institut Jules Verne Locarn – Dirigeant ACRIE Intelligence

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L’intelligence économique d’hier était centrée sur l’information. Il fallait l’acquérir et la traiter. Or, aujourd’hui, nous souffrons d’une surinformation généralisée. L’intelligence dominante est tombée dans le piège de l’information. L’intelligence de demain doit être plus ouverte et passer de l’infodictat à l’infodetox.

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Bulletin d’adhésion 2019

 

Les nouveaux défis de l’action humanitaire dans les zones à risques

Compte rendu de la conférence éponyme prononcée par Pascal Daudin, le 15 février 2019. Les analyses décrites ci-dessous représentent les seules opinions du conférencier et n’engagent pas l’institut FMES.

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L’institut FMES a eu le plaisir de recevoir Pascal Daudin. De nationalité suisse, il est conseiller politique principal au sein de la Division de politique et de diplomatie humanitaire au Comité international de la Croix-Rouge (CICR), qu’il a rejoint en 1987.

Devant les adhérents de l’institut FMES, Pascal Daudin a décrit les missions du CICR, ses actions et ses méthodes d’opérations.

  • Brève histoire du CICR

Le Comité international de la Croix-Rouge est né à l’issue de la bataille de Solferino qui a opposé la France de Napoléon III à l’armée d’Autriche de François-Joseph. Cette bataille a engendré des milliers de blessés et de morts. A cette époque, Henry Dunant essaie de rencontrer Napoléon III pour améliorer ses affaires en Algérie. En visite à Solferino, il est dévasté devant l’ampleur du drame humanitaire qu’il découvre et les rassemble les blessés dans une église pour tenter de de les soigner avec l’aide des villageois. Il est considéré comme le fondateur du CICR, né en 1863. En 1864 est adoptée la première convention de Genève sur les blessés de guerre.  Son geste humanitaire débouche sur un geste normatif avec l’idée que les belligérants vont commencer à respecter un certain nombre de règles. Le CICR codifie en effet les comportements des armées au combat. Ces méthodes ne cessent d’évoluer jusqu’en 1977 avec l’adoption des Protocoles additionnels. L’un porte sur les conflits armés internes (de type guerres civiles) tandis que l’autre concerne les conflits armés internationaux.

  • Le CICR : sa mission et ses modes opératoires

Les missions du CICR :

  • Agir de manière impartiale, neutre et indépendante à la protection de la vie et de la dignité des victimes de conflits armés et d’autres situations de violence interne et leur porter assistance. Il s’agit d’avoir une justice distributive puisque toutes les personnes doivent bénéficier d’une assistance.
  • Promouvoir et renforcer le droit international et les principes humanitaires.
  • Diriger et coordonner les activités internationales conduites par le Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge en situations de conflit armé et d’autres situations de violence. Dans chaque Etat, existe un organe de la Croix-Rouge ou du Croissant-Rouge, le CICR étant l’organisation qui a la direction des opérations.

A travers ses quatre programmes principaux – protection, assistance, prévention et coopération au sein du mouvement – le CICR use des modes d’action suivants :  persuasion, substitution, soutien, mobilisation et dénonciation.

Le modèle opérationnel du CICR est basé sur le droit international humanitaire (DIH) qui donne un certain nombre de mandats et de missions. Le Comité international, dont l’action est impérativement neutre, indépendante et impartiale, doit dialoguer avec toutes les parties prenantes au conflit : Etats, armées, milices, etc. Il s’agit en l’occurrence de tous les acteurs qui sont la clé de l’accès à la population civile. Par exemple, le CICR est tenu de discuter avec les Shebabs en Somalie ou avec le Hamas à Gaza. Toutefois, l’aide humanitaire n’est pas imposée, elle doit être acceptée par les parties au conflit. A ce titre, le dialogue et le réseautage sont primordiaux tant les mouvements sont transnationaux. L’évacuation d’Alep doit son succès à des mois de dialogue du CICR avec toutes les parties dont les forces russes ayant elles aussi leur propre réseau.

Aussi, il s’agit de comprendre les dynamiques du conflit. Aucune action ne peut être menée sans comprendre quels sont les acteurs et les forces en présence. En somme, le CICR est efficace dans la durée, une fois la connaissance profonde du terrain acquise. La multidisciplinarité de la réponse apportée par le CICR conditionnera par la même son efficacité : chaque réponse est contextualisée selon les besoins et les vulnérabilités des terrains d’actions. Par exemple, une même réponse ne peut pas être apportée en Ukraine, où la majorité de la population vivant dans les villes n’a pas les mêmes capacités de résilience que la population somalienne.

  • Conflits contemporains et leurs effets

Les conflits contemporains sont divers. Ils mélangent à la fois les conflits dits de haute technologie qui effectue les guerres à distances avec une utilisation importante de drone ou bien ils sont qualifiés de très basse technologie avec l’utilisation de kalachnikovs datant des années 1940.

  • Environnement politique de l’action humanitaire

Le CICR est actuellement déployé dans 80 pays. Si tous ces pays ne sont pas en guerre, la présence du CICR s’explique pour différentes raisons. En Amérique latine par exemple, les gangs armés mènent des combats similaires à ceux menés durant un conflit armé.  Le Salvador est en l’illustration parfaite puisqu’il représente le pays dont le taux de mortalité par arme est le plus élevé au monde. Pourtant, personne ne parle de conflit au Salvador.

Il apparait difficile de faire un portrait global des crises actuelles. Le CICR agit dans l’urgence mais également dans la durée, d’autant plus lorsqu’il s’agit d’Etats fragiles à la gouvernance faible. En Somalie, le Comité est présent depuis 25 ans et est obligé de traiter les urgences tout en travaillant sur le long terme pour maintenir un semblant de service.

Aussi, la distinction entre combattants et non combattants de plus en plus difficile à établir.

La caractérisation du champ de bataille est aujourd’hui obsolète s’agissant des conflits contemporains. En effet, la guerre se fait dans n’importe quel environnement et peut être continue ou par intermittence. La concentration de la population dans les villes engendre l’augmentation des affrontements en milieux urbains: à l’avenir, 80% des conflits se dérouleront en ville. Le Niger et le Mali sont paradoxalement des exceptions.

Les conflits contemporains connaissent également un fort taux d’interventions étrangères, sous l’égide de l’ONU ou de manière autonome. Ainsi, la France est présente au Sahel tandis que l’ONU est déployée en Irak ou en Afghanistan.

Actuellement, les conflits sont complexes tant ils sont transnationaux – et pas forcément internationaux. Ils sont connectés entre eux et ces mouvements traversent les frontières. A titre d’exemple, le conflit au Sahel renvoie à une nébuleuse entre le Cameroun, le Nord du Nigéria, le Mali, le Niger, la Mauritanie le Sud de la Tunisie et de l’Algérie.

Les interventions étrangères mènent des opérations dites contre le terrorisme. Pour Pascal Daudin, il s’agit d’une façon de faire la guerre sans la nommer avec, en l’occurrence, une utilisation massive de drones. Il prévient que toutes les opérations dites anti terroristes peuvent également créer des abus de droits avec des actions se situant en dehors du cadre légal. Toutefois, à l’ONU, le terme terrorisme n’a jamais été désigné à l’échelle internationale étant donné qu’il n’a jamais fait l’objet d’un consensus.

Pendant très longtemps on a pensé que les conflits étaient d’ordres économiques et stratégiques. Dorénavant, leurs motifs sont idéologiques, ethniques ou religieux. Les multiples mouvements étant très différents, ils sont parfois indéchiffrables.

  • Méthode d’intervention sur un théâtre d’opération et capacités du CICR

Il est relativement rare d’arriver avant le début d’un conflit sans contacts ni sans détenir des connaissances sur le pays. La connaissance du tissu politique et social est essentielle.

Quand il s’agit d’un conflit armé interne, le CICR est obligé de faire une note de service aux Etats d’intervention. Les Etats sont tenus de l’accepter mais ils peuvent refuser. En définitive, le CICR est garant du droit international humanitaire. Il ne fait donc pas d’activités clandestines comme traverser des frontières sans en informer le gouvernement. Pascal Daudin confie que cette raison est la source de désaccord du CICR avec Médecins sans Frontières (MSF), adeptes du cross borders en Syrie notamment.

De plus, le CICR est tenu à la confidentialité et ne récolte pas du renseignement au profit des militaires, pour des raisons éthiques mais également pour protéger ses intervenants. Le comité est soucieux de sa perception vis-à-vis des populations et opère un monitoring important sur les réseaux sociaux pour savoir ce qu’il est dit sur lui.

Le CICR travaille cependant en étroite collaboration avec les armées et participe à la formation de nombreux responsables militaires. D’ailleurs, une partie des normes promues ont été imaginées et conçues avec des militaires. Ces 15 dernières années, le dialogue entre les deux entités – armées et CICR – a connu une amélioration. Si la coopération se poursuit sur le terrain avec les différentes armées, les deux entités ont des missions très distinctes.

S’agissant des divers acteurs humanitaires et des ONG, Pascal Daudin précise que le CICR n’est pas le gendarme de l’aide humanitaire. D’ailleurs, le milieu humanitaire connait une prolifération des acteurs avec l’apparition d’ONG inconnues du grand public créées pour des besoins spécifiques. Le conférencier regrette cette approche clientéliste et distinguer l’efficacité et la pertinence. En effet, des ONG dites clientélistes remettent en cause le modèle global et la philosophie défendue par le CICR. le Comité international interprète de manière très stricte les principes humanitaires et travaille en étroite collaboration avec l’ONU mais il n’est pas garant du respect par tous les acteurs agissant dans le domaine humanitaire.

  • Financement du CICR

Le CICR est principalement financé par les Etats parties à la Convention de Genève. Environ une soixantaine d’Etat participe au financement en fonction de leurs capacités. Parmi eux, les Etats-Unis, la Suisse et l’Union européenne dont majoritairement la France, l’Allemagne, la Suède et les Pays-Bas.

Les règles de financement strictes. L’argent attribué pour un pays ou une région implique que le CICR rende des comptes sur l’utilisation de ces fonds. Toutefois, la somme n’est pas attachée à des directives politiques.

Ces dernières années, le CICR fait face à un problème émergent : les régimes restrictifs et la criminalisation de l’aide : La lutte contre le terrorisme a tendance à pousser les Etats à considérer que l’aide humanitaire est synonyme de soutien au terrorisme . Ce phénomène est un réel problème qui attaque le cœur même de l’humanitaire, certaines populations civiles étant privées d’aides humanitaires.

  • Le CICR et les migrations

La migration pas le cœur de métier du CICR. Toutefois, l’organisation essaie de protéger les migrants dans les situations de conflits, notamment dans les régions du Sahel actuellement. Elle effectue également un travail de tracing avec l’enregistrement des migrants afin qu’ils puissent se retrouver. Aussi, ses missions concernent le foreign seek qui renvoie à identifier les migrants décédés en mer ou sur la route. S’agissant des migrants, les Croix-Rouges nationales qui décident ou non d’agir dans ce domaine dans les pays d’accueil. De fait, la Croix-Rouge française y travaille sans obligation mais sur une base humanitaire. Pascal Daudin confie que la Croix-Rouge hongroise ne le ferait peut-être pas.

En somme, les migrants sont une préoccupation pour le CICR mais elle n’est pas une organisation dédiée à leur protection à l’instar du Haut-Commissariat pour les Réfugiés (HCR).

 

Retrouvez l’intégralité de la conférence sur notre chaîne Youtube.

 

Conférence : « Les nouveaux défis de l’action humanitaire dans les zones à risques » par Pascal DAUDIN

Pascal DAUDIN – Conseiller principal des politiques humanitaires du CICR

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La conférence portera sur les nouveaux environnements politico-militaires dans lesquels des organisations humanitaires doivent évoluer et les conséquences que ces contextes font peser sur leurs capacités d’agir selon leurs principes et standards professionnels. Elle explorera ensuite les différentes solutions ou les stratégies qui sont développées par les acteurs humanitaires pour faire face à ces défis. L’exposé évoquera enfin les évolutions possibles auxquelles nous pouvons nous attendre et les questions éthiques qui vont se poser dans le futur.

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La conférence de Varsovie divise

 

Photo officielle de la rencontre de Varsovie. Le 13 février 2019.
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Inaugurée dans la capitale polonaise mercredi 13 février 2019, la « conférence ministérielle pour la promotion de la paix et de la sécurité au Moyen-Orient » a réuni plus de 60 délégations. Annoncée au Caire par le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo, cette rencontre est co-organisée par la Pologne et les Etats-Unis.

Selon certains observateurs, ce sommet « anti-Iran » a pour objectif de créer les prémices d’une coalition internationale qui représenterait les intérêts de Washington au Moyen-Orient, après l’annonce du président américain Donald Trump de se retirer progressivement de la région. Washington a en effet fait de la lutte contre Téhéran l’un de ses trois piliers de politique étrangère au Moyen-Orient (avec la stabilité au Moyen-Orient et l’achèvement de l’Etat islamique).

L’Iran n’a, sans surprise, pas été convié à la conférence. La Russie et la Turquie, alliés de la République islamique, ont décliné l’invitation. Le ministre libanais des Affaires étrangères, Gebran Bassil, a annoncé qu’il ne participerait pas au sommet, à l’instar des responsables palestiniens. La cheffe de la diplomatie de l’Union européenne, Federica Mogherini a également fait part qu’elle n’y participerait pas, officiellement « pour des raisons d’emploi du temps ». En effet, depuis le retrait unilatéral américain de l’accord sur le nucléaire iranien, l’Union européenne avait œuvré en faveur d’un maintien de l’accord et du commerce avec Téhéran. La France, l’Allemagne et le Royaume-Uni ont réaffirmé leur détermination à préserver l’accord. Malgré leurs méfiances envers la République islamique, les principaux pays de l’UE n’envisagent pas l’isolement de l’Iran sur la scène internationale comme une solution pérenne. De fait, la plupart des Etats de l’UE, dont Paris et Berlin, n’ont envoyé que des diplomates de second rang – à l’exception du Royaume-Uni, représenté par son ministre des Affaires étrangères, présent notamment afin d’évoquer la crise humanitaire qui sévit au Yémen.

La décision de Varsovie d’organiser cette rencontre illustre les clivages des pays de l’Union européenne. Le pays s’est aligné à la position américaine contrairement au groupe E3.

Mike Pompeo a tenté de minimiser ces absences : « Nous ferons de réels progrès. Il y aura des dizaines de pays disposés à œuvrer à un Moyen-Orient plus stable, et j’espère qu’au moment de nous quitter jeudi nous aurons atteint ce but ».

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a été le seul chef de gouvernement présent à cette réunion. La lutte Iran-Israël, qui connait actuellement un pic de tensions, profite à l’Etat hébreu dans le cadre de son rapprochement avec les pays arabes de la région, concurrents stratégiques de l’Iran.

L’ouverture du sommet de Varsovie intervient alors que l’armée iranienne a fait l’objet d’un attentat suicide en pleine période de célébration du quarantième anniversaire de la République islamique. Mercredi 13 février, 27 membres des gardiens de la révolution ont péri dans une attaque meurtrière. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif considère que cet événement n’était pas « une coïncidence » et dénonce le « cirque de Varsovie ». Ce dernier a qualifié la rencontre de « nouvelle tentative des Etats-Unis de poursuivre leur obsession de l’Iran ».

Conférence : « Le terrorisme de basse intensité, une nouvelle menace » par Louis CAPRIOLI

Louis CAPRIOLI – Inspecteur général honoraire de police, en charge de la lutte contre le terrorisme international, et ancien membre du directoire du groupe GEOS

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Bien avant l’effondrement de l’Etat Islamique en 2017, l’organisation s’était engagée dans un terrorisme de basse intensité en s’adressant via les réseaux sociaux à une frange de ses sympathisants installés dans les pays occidentaux mais incapables de rejoindre les terres de Jihad. Ce terrorisme low-cost est un mode opératoire qui survit à l’organisation incapable de mettre en place des frappes du types du 13 novembre 2015. Daech apparaît défait mais se trouve dans un état de veille sur les terres de Jihad du monde entier attendant une opportunité due à la lassitude des Occidentaux pour relancer suivant d’autres modalités ses frappes meurtrières dès lors que son idéologie le salafisme jihadiste continue à envoûter des extrémistes.

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Conférence : « Les enjeux énergétiques dans l’émergence des conflits » par Jacques PERCEBOIS

Jacques PERCEBOIS  – Directeur du CREDEN

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Les enjeux énergétiques sont au cœur de frictions autour de la Méditerranée. L’accès au pétrole et au gaz demeure un facteur de tension au Proche-Orient même si le pétrole saoudien n’a plus la même importance pour les Etats-Unis. Les infrastructures gazières destinées à l’Europe sont un facteur de dissentiment entre les Etats-Unis et la Russie. Le nucléaire est source de discorde entre Européens et de tension avec l’Iran. Les investissements chinois dans les infrastructures énergétiques autour de la Méditerranée et en Afrique sont un risque à ne pas sous-estimer.

 

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Conférence à Genève sur l’Afghanistan

La secrétaire générale adjointe de l’ONU Rosemary DICARLO, le président de l’Afghanistan Ashraf GHANI et Rula GHANI, première dame d’Afghanistan, à Genève.
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Mercredi 27 novembre s’est achevée la 13ème conférence ministérielle concernant l’Afghanistan à Genève, organisée par la Mission d’assistance des Nations Unies en Afghanistan (MANUA). Le pays, 17 ans après la chute du régime des Talibans, est toujours en proie à de multiples attentats et à une pauvreté touchant plus de la moitié de la population. Cette conférence, qui se tient tous les deux ans, permet de faire le bilan sur les avancées du pays en matière de développement et de récolter des fonds.

Pour le président afghan Ashraf GHANI, le conflit et la pauvreté sont aggravés par une sécheresse importante qui a provoqué une véritable « crise ». L’enjeu de cette conférence pour le chef de l’Etat est de convaincre que l’aide internationale – 70% du budget national afghan en dépend – est utilisée à bon escient.

A Genève se sont donc réunis la Secrétaire générale adjointe aux affaires politiques de l’ONU, Rosemary DICARLO, le président Ashraf GHANI, le chef du gouvernement Abdullah ABDULLAH ainsi que de nombreux ministres des affaires étrangères, y compris de l’Union européenne, de la Russie et de la Turquie. Le président afghan souligne la volonté de changement du pays et a déclaré qu’ « une feuille de route pour les négociations de paix » avait été établie : « Nous voulons un accord de paix dans lequel les Talibans afghans seront inclus dans une société démocratique et inclusive » mais précise qu’ « aucun groupe armé lié aux groupes terroristes transnationaux ne pourra participer au processus politique ». Une équipe chargée de négocier la paix avec les Talibans a été établie.

Par la voix de Rosemary DICARLO, le Secrétaire général de l’ONU Antonio GUTERRES a félicité les « récents efforts de paix, y compris l’offre du gouvernement de tenir des pourparlers sans conditions préalables ». Afin que cette paix soit durable, elle devra reposer sur un consensus impliquant l’ensemble de la société. Pour la secrétaire générale adjointe « les femmes doivent participer pleinement au processus de paix et les droits humains de tous doivent être garantis ». Toby LANZER, Représentant de la MANUA a déclaré qu’il y a « une immense soif de paix » de la part des Afghans qui souhaitent mettre un terme à la violence.

La Haute représentante de l’UE, Federica MOGHERINI a souligné les efforts entrepris depuis la précédente conférence à Bruxelles et réitèré les engagements de l’UE en matières politique et financière dans le dessein de parvenir à une paix. En saluant « l’offre de paix courageuse » du président GHANI, la cheffe de la diplomatie de l’Union a déclaré : quelque chose de nouveau se passe en Afghanistan et nous nous en félicitons ».

Pourtant, depuis le début de l’année 2018, un record de victimes civiles a été enregistré. Les négociations directes annoncées portent ainsi l’espoir d’une paix en Afghanistan. Dans ce pays en crise ouverte depuis plusieurs dizaines d’années, 2019 marquant le 40ème anniversaire de l’invasion soviétique, la menace des Talibans, qui ne reconnaissent toujours pas la légitimité du gouvernement, se superpose à l’émergence de l’Etat islamique (province du Khorassan), renforcée par de nombreux combattants ayant fui la Syrie et l’Irak. Si l’élection présidentielle au printemps prochain promet d’être « la clé du succès des négociations de paix » pour le président afghan, la mise en œuvre des projets énoncés prendra au mininum cinq ans pour réintégrer les millions de personnes réfugiées et déplacées.