accord

Un accord russo-turc pour la Syrie, les cartes au Moyen-Orient rebattues

Tous droits réservés.

A l’issue d’un accord avec la Russie le mardi 22 octobre 2019 à Sotchi, la Turquie a annoncé la fin de son offensive militaire contre les forces kurdes dans le nord de la Syrie. Lancée le 9 octobre sous le nom de « Source de paix », l’opération menée par Ankara visait la milice kurde syrienne de l’YPG (Unités de protection du peuple) qu’elle considère comme une branche terroriste reliée au mouvement indépendantiste kurde de Turquie, le PKK. Cette milice avait pourtant activement contribué à la lutte contre l’organisation Etat islamique dans le cadre de la coalition internationale menée par les Etats-Unis. Le retrait annoncé des forces américaines de la région a permis à la Turquie de mener cette action unilatérale répondant à un double intérêt : limiter la marge d’action du PKK et créer une zone d’accueil pour les réfugiés syriens qui suscitent un rejet croissant en Turquie. De facto, la milice de l’YPG s’est retrouvée isolée face à une offensive turque soulevant l’inquiétude de la communauté internationale.L’Organisation des Nations unies est ainsi préoccupée par l’impact humanitaire de cette action turque dans la région, les « hostilités dans le nord-est de la Syrie » ayant provoqué « d’importants mouvements de populations ». C’est finalement l’implication russe qui aboutira à un accord avec les Turcs. A Sotchi, Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan se sont rencontrés afin de mettre fin à cette offensive qui affaiblit davantage une Syrie déjà exsangue.

Les deux présidents se sont accordés sur un contrôle commun de la majeure partie de cette zone, disputée par Ankara et les combattants kurdes. Des patrouilles militaires russes et turques seront déployées dans les secteurs de la frontière turco-syrienne. Si la Turquie n’obtient pas le contrôle des 440 km de frontière qu’elle souhaitait, elle a la main sur une zone de 120 km de longueur et 32 km de largeur dont elle a pris le contrôle durant son offensive qui complète les territoires déjà contrôlés depuis l’opération « Rameau d’olivier » de janvier 2018. Selon les termes de l’accord conclu, les forces kurdes devaient se retirer de la zone avant le mardi 29 octobre à 16 heures. Le mercredi 30 octobre, la Russie a annoncé l’achèvement du retrait kurde du nord de la Syrie. Il revient dorénavant aux patrouilles russo-turques de vérifier si les combattants kurdes se sont véritablement retirés. Le ministre turc de la Défense a prévenu que son pays n’hésiterait pas à reprendre ses opérations militaires si la milice kurde y est toujours présente.

Le président américain a fait part de sa satisfaction sur Twitter. Washington suspendra les sanctions imposées à Ankara dès le retrait constaté des forces de l’YPG. Du côté syrien, le président Bachar al-Assad a déclaré s’être entretenu par téléphone avec son homologue russe. Quant à la France, la prolongation de la trêve en vigueur actuellement est une de ses priorités afin de permettre une « sortie de crise par les moyens diplomatiques ». Le média radio-télévision de Turquie, TRT, fait état d’une conversation téléphonique des présidents français et russe où le chef de l’Etat français Emmanuel Macron aurait « évalué positivement » le récent accord

Derrière cette satisfaction générale de façade, à l’exception bien entendu des Kurdes, cette évolution illustre la reconfiguration des forces en présence en Syrie.

Grâce à cet accord, la Russie réaffirme toute sa place dans le traitement des dossiers au Moyen-Orient. Elle manifeste son influence et sa capacité à peser sur les rapports de force. Le désengagement progressif américain clairement énoncé par le Président Trump renforce cette bascule de puissance. Le Président Poutine est devenu l’acteur clé qui, par son soutien au régime syrien de Bachar al-Assad, se positionne en « faiseur de rois ».  Pour la Syrie, l’accord russo-turc s’avère donc plutôt positif. S’il entérine un droit de regard turc sur la zone nord du pays, le régime de Bachar al-Assad peut désormais se déployer dans cette région dont le contrôle lui échappait depuis 2012.

De son côté, Erdogan est conforté dans sa politique régionale. Enfin, les Etats-Unis, comme l’évoque le média américain CNN semblent être « les plus grands perdants géopolitiques » de cette affaire en dépit de la démonstration opérationnelle démontrée lors de l’élimination du chef de l’Etat islamique Abu Bakr al-Baghdadi. Quant à l’Iran, elle a semblé en retrait de ces négociations.

Ce dossier syrien, par sa complexité et l’importance de ses enjeux, reste un point clé de la sécurité du Moyen-Orient, du bassin méditerranéen et donc de l’Europe et de la France. Il impose toute notre vigilance pour comprendre les nouveaux rapports de force qui s’installent.

Nucléaire iranien – Union européenne : un partenariat menacé

Hassan Rohani.
Tous droits réservés.

Pour la troisième fois depuis le mois de mai 2019, l’Iran a décidé de s’affranchir de certains des engagements inscrits dans l’accord de Vienne de 2015 (Joint Comprehensive Plan of Action, JCPoA) concernant son programme nucléaire. Les autorités iraniennes ont annoncé la mise en route de centrifugeuses avancées dans l’optique d’augmenter le stock d’uranium. Annoncé lors d’un discours télévisé d’Hassan Rohani, ce choix a été confirmé par le ministère des Affaires étrangères, Mohammed Javad Zarif dans une lettre en date  du 5 septembre à la cheffe de la diplomatie européenne, Federica Mogherini : « en raison des conséquences du retrait américain du plan global d’action commun sur le nucléaire iranien et de la réimposition des sanctions à l’Iran, ainsi que de l’incapacité des trois pays européens à remplir leurs obligations réciproques envers Téhéran relatifs à l’accord et aux déclarations publiées par la Commission mixte (à l’issue du retrait américain), la République islamique d’Iran suspendra, à partir d’aujourd’hui tous ses engagements vis-à-vis du JCPoA dans le domaine de la recherche et du développement nucléaires ».

 

Voir aussi : Dépassement de la limite prévue d’uranium enrichi : l’accord sur le nucléaire iranien en péril

Cette décision, confirmée le lundi 9 septembre par l’agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), n’est pas permise par l’accord sur le nucléaire iranien de 2015. Ce dernier autorise en effet Téhéran à ne produire de l’uranium enrichi qu’avec des centrifugeuses de première génération.

A l’issue du retrait unilatéral de Washington de l’accord international sur le nucléaire iranien, les tensions entre les Etats-Unis et la République islamique se sont accrues. Face au retrait américain et à l’impossibilité pour les Européens signataires de l’accord (Allemagne, France, Royaume-Uni) d’aider le régime des mollahs à contourner les sanctions, Téhéran a commencé à s’affranchir de certains engagements. Asphyxié économiquement, le pays est entré dans une violente récession du fait des pressions américaines. En réaction, l’Iran dénonce les « promesses non tenues » de l’UE et espère faire pression sur les Etats encore parties à l’accord – Allemagne, Chine, France, Royaume-Uni et Russie – de manière à contourner les sanctions américaines. Le président iranien a donné aux Etats européens « un nouveau délai de soixante jours » pour répondre à ses exigences : « À tout moment, si les Européens reviennent à leurs engagements, nous aussi reviendrons aux nôtres ». Affaibli sur la scène internationale et à l’intérieur de son pays, Hassan Rohani joue la montre et la provocation pour inciter les pays européens et pousser les Etats-Unis à revenir à la table des négociations. A ce titre, le président américain Donald Trump s’est dit prêt, le mardi 10 septembre, à rencontrer son homologue iranien en dépit d’un maintien de la « campagne de pression maximale ».

 

Voir aussi : Nouvelles mesures américaines sanctionnant l’Iran

Le plan iranien inquiète la communauté internationale. Le dépassement des limites encadrant les activités de recherche et développement est perçu par le Foreign Office de Londres comme un cas « profondément inquiétant ». Pour le ministre français des affaires étrangères Jean-Yves le Drian, si les autorités iraniennes font un mauvais choix, celui de l’escalade, « les voies du dialogue restent ouvertes », les objectifs essentiels du processus étant « l’absence de nouvelle violation du JCPoA et le retour à une pleine conformité à l’accord ». Engagée dans un effort de médiation avec l’Iran, la France semble pour l’heure avoir perdu son pari pris au G7 En effet, A Biarritz, le Président français avait fait du dossier iranien une priorité, faisant renaître l’espoir d’un possible apaisement dans la région. Toutefois, Washington et Téhéran n’en apparaissent pour autant être les moteurs.

Au Moyen-Orient, l’isolement de l’Iran par les Etats-Unis et le conflit latent qui oppose la République islamique à l’axe dirigé par l’Arabie saoudite accroissent les tensions et pourraient conduire à un conflit régional majeur. Or, alors que la paix et la sécurité au Moyen-Orient s’imposent comme une nécessité, un processus de négociation complet ne saurait exclure le régime des mollahs. En effet, la coopération de l’Iran est une condition sine qua non à la stabilité de la région.

 

Pour en savoir plus :

 L’outil de troc de l’UE pour commercer avec l’Iran

Sanctions contre l’Iran : la décision unilatérale des Etats-Unis

Brexit : après un troisième rejet, le scénario d’un « no deal » probable

 

Theresa May. Tous droits réservés.

Vendredi 29 mars 2019, date à laquelle le Royaume-Uni devait initialement sortir de l’Union européenne, les députés britanniques étaient de nouveau appelés à voter sur l’accord de divorce entre le Royaume-Uni et l’UE. L’accord négocié par Theresa May, après les refus du 15 janvier et du 12 mars, a été finalement rejeté par 58 voix d’écart (344 voix contre 286).

La solution prônée par la cheffe du gouvernement prévoyait l’acceptation du texte et une sortie actée au 22 mai 2019, permettant toutefois une période de transition jusqu’au 31 décembre 2020. Cette option aurait ainsi empêché une sortie brutale de l’Union européenne après plus de quarante ans de liens tout en évitant la participation aux élections européennes.

Après des longs mois de négociations avec Bruxelles, Theresa May avait présenté cet accord comme le seul possible. La Première ministre avait même promis de démissionner à l’issue de ce vote s’il était accepté afin de rallier les plus ardents Brexiters. Cet argument a convaincu certains députés, à l’image de son principal rival Boris Johnson, ancien ministre des Affaires étrangères et fervent défenseurs du Brexit. Néanmoins, seuls 43 des 75 députés conservateurs ont modifié leur position. Quant aux unionistes nord-irlandais, alliés aux conservateurs, ils ont à nouveau refusé de soutenir le texte, craignant que le « filet de sécurité », évitant le retour d’une frontière avec la République d’Irlande, n’éloigne progressivement l’Irlande du Nord du reste du Royaume-Uni.

Ce vote représente un grave échec pour Theresa May. A l’issue du vote, la Première ministre a déclaré : « Les conséquences de la décision de la Chambre sont graves (…). Je crains que nous n’atteignions les limites de ce processus dans cette chambre ». En effet, ce vote est un sérieux désaveu pour la ministre conservatrice. La Chambre ayant rejeté le texte, le Brexit aura lieu le 12 avril prochain, sans accord sauf si Londres présente une alternative ou réclame un nouveau report. Cette dernière option paraissant irréalisable, la perspective d’un « no deal » et d’un Brexit dur se dessine davantage. Par un communiqué, la Commission européenne regrette le résultat du vote et juge qu’une sortie sans accord le 12 avril est « désormais un scénario probable » et qu’il « appartiendra au Royaume-Uni d’indiquer la voie à suivre avant cette date ».

Un Brexit sans accord représente un cas de figure inquiétant pour les milieux économiques. Le président du Conseil européen Donald Tusk a, dans la foulée, convoqué un sommet européen le 10 avril prochain, soit deux jours avant la sortie du Royaume-Uni de l’Union. Les chefs d’Etats des pays membres de l’Union européenne, dont le président de la République française Emmanuel Macron et le chancelier autrichien Sebastian Kurz présagent également l’hypothèse d’un Brexit dur.

En sus de diviser le Royaume-Uni, la question du Brexit fragilise davantage la Première ministre et pose la question de sa survie à la tête du gouvernement britannique. Jeremy Corbyn, le chef du parti travailliste a appelé Theresa May à se retirer et à déclencher des élections générales face à cette situation qui semble sans issue.

Lundi 1er avril, les parlementaires britanniques devront cependant se prononcer sur des scenarii alternatifs, qu’ils avaient déjà rejeté le 27 mars dernier. Parmi eux se trouvaient la perspective d’une sortie sans accord ou encore la mise en place d’une union douanière avec l’UE.

Accord sur la « Macédoine du Nord » : nouvelle étape décisive

Zoran ZAEV et Alexis TSIPRAS, le 17 juin 2018 lors de la signature de l’accord de Prespa.
Tous droits réservés.

Le 25 janvier 2019, le Parlement grec a voté la loi ratifiant l’accord de Prespa. Conclu le 17 juin 2018 entre les chefs des gouvernements grec et macédonien, il concerne la dénomination de l’Ancienne République yougoslave de Macédoine, désormais baptisée « Macédoine du Nord ».

Depuis 1991, Athènes s’oppose à l’utilisation du nom de « Macédoine », retenu par le premier gouvernement issu de la partition de l’ex-Yougoslavie. Le pays y voit une usurpation de son héritage historique, une de ses régions portant le même nom. Le changement d’appellation était nécessaire afin d’éviter à Skopje le véto grec en vue d’une intégration à l’OTAN et une potentielle adhésion à l’Union européenne. Après plusieurs jours de débats, le parlement hellénique a entériné le changement de nom par 153 voix sur 300.

Négocié sous les auspices des Nations unies avec l’appui de l’Union européenne et de Washington, cet accord a reçu un bon accueil en Occident. De fait, les Nations unies saluent la ratification grecque et le secrétaire général de l’ONU, Antonio GUTERRES a félicité les dirigeants des deux pays à l’instar de Matthew NIMETZ, son Envoyé personnel qui a déclaré : « Cet accord historique entre deux voisins ouvre la voie à une nouvelle relation entre eux et inaugure une nouvelle ère de consolidation de la paix et de la sécurité dans les Balkans ». Dans une déclaration commune, Jean-Claude JUNCKER, Federica MOGHERINI et Johannes HAHN « se félicitent chaleureusement de la prochaine étape cruciale dans la ratification de l’accord de Prespa ». Le président de la Commission européenne, la Haute représentante de l’UE et le Commissaire européen à l’élargissement et à la politique européenne de voisinage relèvent le « courage politique, le leadership et la responsabilité de la part de toutes les parties pour résoudre l’un des conflits les plus enracinés de la région », et affirment qu’ « Athènes et Skopje ont écrit ensemble une nouvelle page de notre avenir européen commun ». Par le biais de Mike POMPEO, Secrétaire d’Etat à la Défense, Washington félicite également le Parlement grec et souligne « la vision, le courage et la persévérance pour trouver une solution face à cette querelle autour d’un nom » des dirigeants grecs. Cet accord permettra à la Macédoine du Nord de prendre « sa place légitime dans l’OTAN et dans l’UE ». A son tour, la France approuve « cette étape politique essentielle » et salue « le courage et la détermination dont ont fait preuve les responsables grecs et macédoniens, en particulier les ministres TSIPRAS et ZAEV ». Paris assure son soutien à la Macédoine du Nord dans son rapprochement européen et en vue de son adhésion à l’Alliance atlantique.

Les principaux artisans de cet accord, les Premiers ministres grec et macédonien se montrent satisfaits du résultat. Alexis TSIPRAS a déclaré : « La Macédoine du Nord est née aujourd’hui et sera une amie et une alliée de la Grèce ». De son côté, Zoran ZAEV souligne « la victoire historique » de la Grèce : « Que l’accord de Prespa soit éternel, que la paix et le progrès dans les Balkans et en Europe soient éternels ». Les deux, accusés de traitrise par leurs oppositions respectives, ont été confrontés à une forte résistance. Si le camp du oui a reçu 91% des suffrages, seulement 37% des Macédoniens s’étaient rendus aux urnes le 30 septembre. En Grèce, l’opinion publique reste divisée et l’opposition politique a refusé de voter en faveur de l’accord de Prespa. A la veille du vote, un sondage de Pulse SKAI TV estime que 62% des personnes interrogées étaient opposées au texte. Au lendemain du vote, la presse est elle aussi partagée. Pour Angelos CHRISSOGELOS, spécialiste grec en relations internationales, le processus de Prespa illustre la pression de Bruxelles sur deux gouvernements « particulièrement faibles et dépendants de l’UE ».

Après près de 30 ans de querelles, le vote grec entend normaliser les relations entre les deux Etats. En acceptant le nouveau nom, la Grèce devrait lever son véto à l’entrée de son voisin dans l’OTAN et par la même permettre l’examen de sa candidature à l’UE, exprimée en décembre 2005.

Un Brexit sans accord ? Un scénario possible

Tous droits réservés.

Deux jours avant un sommet qui s’annonce décisif à Bruxelles, le président du Conseil européen Donald TUSK a déclaré : « L’hypothèse d’un Brexit sans accord est plus probable que jamais ».

Les négociations entre le Royaume-Uni et l’Union européenne butent, notamment sur la question irlandaise. L’Irlande du Nord faisant partie du Royaume-Uni et la République d’Irlande étant membre de l’Union européenne, la démarcation entre les deux pose un sérieux problème. Les unionistes nord-irlandais du parti du DUP tiennent à la promesse faite par leur alliée Theresa MAY de ne jamais entraver la circulation des biens entre Dublin et Belfast. Pour régler ce véritable casse-tête, l’UE a proposé à l’Irlande du Nord de rester dans sa sphère commerciale afin de ne pas créer de barrière douanière avec l’Irlande du Sud. Or, pour le DUP, porté par la voix de la ministre Arlene FOSTER, cette solution est inenvisageable puisqu’elle va créer une barrière avec le reste du Royaume-Uni, faisant des Irlandais du nord des citoyens de second rang. Une issue favorable pour les deux camps dans le cas du Brexit semble s’éloigner. Toutefois, Donald TUSK écrit que « nous devons rester optimistes et déterminés, car il y a de la bonne volonté à poursuivre ces discussions des deux côtés ».

Quant à la France, Nathalie LOISEAU, ministre chargée des Affaires européennes, affirme que Paris espère encore trouver un accord avec Londres, le pays s’étant tout de même préparé à l’échec des négociations. Et d’affirmer : « Nous demandons à Theresa MAY d’examiner l’offre faite par les 27. Nous pouvons avoir un Brexit en douceur ou un Brexit dur ».

Londres et Bruxelles tentent de ne pas réinstaurer une frontière entre les deux Irlande. Michel BARNIER, négociateur en chef chargé de la préparation et de la conduite des négociations avec le Royaume-Uni a déclaré : « le conflit entre les protestants et les catholiques n’est pas si lointain (…). Je ne ferai rien qui fragiliserait le processus de paix. » Il a annoncé mardi 16 octobre vouloir « prendre le temps » concernant les négociations.

Si le délai des 15 jours n’est pas respecté, les négociations devront attendre le mois de février ou mars lors d’autres sommets européens programmés. Si aucun accord n’est trouvé au 29 mars 2019, il semblerait que les dizaines de milliards d’euros d’échanges entre le Royaume-Uni et l’UE seraient suspendus, provoquant une situation sans précédent à Londres comme à Bruxelles.