Toutes les Réflexions

Vers un regain des tensions israélo-iraniennes au Moyen-Orient ? - par Arnaud Peyronnet

Entre fin juin et mi-juillet, plusieurs séries d’incidents ont frappé des infrastructures iraniennes liées de près ou de loin à son programme nucléaire. Selon plusieurs médias, une implication israélienne dans ces incidents serait «hautement probable », ce que les autorités israéliennes n’ont évidemment ni démenti ni confirmé, conformément à leurs habitudes. Le jour de « l’incident » de Natanz, l’agence officielle iranienne Irna avait d’ailleurs publié une dépêche mettant en garde Israël et les Etats-Unis contre toute atteinte à la « sécurité » et aux « intérêts » de l’Iran…. Ces actions potentiellement israéliennes, liées à des actes de sabotage, des attaques cyber ou des frappes extrêmement ciblées, illustrent  toutefois avec acuité la nouvelle « guerre secrète » que se mènent les deux pays au plan régional et autour du programme nucléaire iranien. Une stratégie de « pression maximale » voulue par Israël et les Etats-Unis s’oppose, de façon désormais accélérée, à la « patience stratégique » iranienne.
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Sainte-Sophie otage des ambitions historiographiques d’Erdogan - par Béatrice Veyrat-Masson

Joyau stambouliote à la croisée des cultures et des religions, la reconversion de Sainte-Sophie en mosquée suscite de vives émotions. Universalistes convaincus, défenseurs kémalistes de la laïcité, orthodoxes viscéralement attachés à leur berceau, chrétiens et Occidentaux inquiets face à la montée de l’islam politique : nombreux sont ceux qui regrettent cette décision. Face à eux, le grand gagnant semble être le président Erdogan, lequel renforce son projet historiographique néo-ottoman et rallie à lui les milieux conservateurs et nationalistes.
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Missions martiennes – la conquête de l’espace, un enjeu géopolitique - par Sarah Sriri et Florian Putaud

Programme chargé pour la planète rouge. En l’espace de 15 jours, trois sondes ont été lancées en direction de Mars. Le 20 juillet, les Emirats arabes unis ont lancé Al-Amal (Espoir) tandis que trois jours plus tard, c’est la Chine qui a envoyé Tianwen-1 (Questions au ciel-1). Le 30 juillet, les Etats-Unis ont lancé Perseverance.
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Vers le durcissement accéléré des relations turco-égyptiennes en Méditerranée ? - par Arnaud Peyronnet

Le Président égyptien a officiellement déclaré en juin 2020 que toute nouvelle offensive des forces libyennes pro-turques du Gouvernement d’Accord National (GAN) constituerait une « ligne rouge », pouvant déclencher l’intervention armée des forces égyptiennes en Libye, par simple « légitime défense ». Cette escalade verbale représente dès lors une nouvelle phase dans des relations turco-égyptiennes déjà passablement compliquées.
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Des bases navales communes pour les marines européennes - par Édouard Jonnet

Les marines océaniques de l’Union européenne (UE) sont confrontées à trois dilemmes : elles doivent défendre simultanément les flancs nord et sud du continent, contrôler les approches maritimes tout en se déployant hors d’Europe et enfin maîtriser le haut comme le bas du spectre des opérations navales.
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Turquie et Qatar : une alliance durable ? - par Ana Pouvreau

Les deux alliés tentent de modeler l’avenir de la région en soutenant la confrérie des Frères musulmans[2], ce qui les a conduits à partager de nombreux objectifs communs en matière de politique étrangère et à développer une active coopération militaire. Le président Recep Tayyip Erdoǧan a rejoint dès les années 1970 la mouvance islamiste de Necmettin Erbakan[3], fondateur du Milli Görüş (« Vision nationale »), proche des Frères musulmans. Le Qatar, pour sa part, a tout d’abord apporté sa protection, dès 1961, au théologien d'origine égyptienne Yusuf al-Qaradawi, guide spirituel des Frères musulmans. Selon Pierre Razoux, spécialiste du Moyen-Orient, le soutien du Qatar aux Frères musulmans s’explique avant tout par les conditions dans lesquelles l’émir du Qatar, le Cheikh Hamad Ben Khalifa Al Thani a détrôné son père, le Cheikh Khalifa Ben Hamad Al Thani. Ce faisant, l’émir fut marginalisé par l’Arabie saoudite et les EAU, choqués par cette succession brutale, à l’encontre des règles de succession tribale selon lesquelles le trône passe en priorité aux frères et non au fils[4]. Dès 2015, le nouvel émir, le Cheikh Tamim Ben Hamad Al Thani, a poursuivi ce soutien aux Frères musulmans, dans une approche diamétralement opposée à celle de ses voisins et rivaux saoudiens et émiriens.
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Que peut-on encore apprendre de la guerre de 1870 ? – par le CBA Jean-Baptiste Blandenet

Le Chef de Bataillon Jean-Baptiste Blandenet est un officier de l’armée de Terre, issu de l’arme des Transmissions. Saint-Cyrien, il a servi sur plusieurs théâtres d’opérations extérieures, en Afrique et au Moyen-Orient. Il est actuellement stagiaire à la 27e promotion (P27) de l’École de Guerre. Cet article a été publié dans la revue Conflits. Véritable fracture […]
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